twelve monkeys et deux jupes

Il parait qu’il y a eu un mois de mai.

Mais comme dans un vieux film de science-fiction, il a dû tomber dans une faille spatio temporelle, je ne me souviens pas de l’avoir vécu.

Juste quelques émotions récurrentes et visions itératives: manifestations, pneus cramés, trains bloqués, attente, violences, « prise d’otages des usagers », « démocratie bafouée », uniformes, casseurs. … propagandes de tous côtés…

Je ne me reconnais pas dans ce mois de mai politique, quasi pré-apocalyptique d’un vieux film de science-fiction, je ne suis ni dans un camp ni dans l’autre. Et compter les points aurait une vague tendance à me désespérer…

Je suis ailleurs, à essayer de faire du lien plutôt que des barrières.

Je couds quand il me reste quelques minutes, dans ma petite bulle solitaire et silencieuse; avec l’espoir du partage, du collectif qui émergera bientôt.

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Patron Fatale Sister de Vanessa Pouzet, tissu Etoffes des héros et doublure Coupons Saint Pierre.

Modifications pour adapter à la croupe charolaise :-): taille remontée de 2cm en 38, hanches en 40, bassin et cuisses en 42, moins 5 cm en longueur.

Je n’ai pas l’habitude de jouer à la dame, et il faut bien avouer que ce genre de jupe n’est pas bien adaptée pour courir après le bus, enfourcher son fidèle destrier (j’ai pas essayé mais je pense qu’il est totalement impossible de pédaler avec!).

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4e version de jupe Brume de Deer and Doe (tissu du placard…. je pense que c’est un vieux coupon Toto).

Tunique Burda HS Couture facile n°8, automne hiver 2005, coupée  en 40 mais beaucoup reprise dans sur les côtés…

Tissu : mousseline de soie Nina Ricci, étoffes des héros.

 

Il parait qu’il va y avoir un mois de juin. Je compte bien ne pas l’oublier, ne pas le laisser sombrer, le vivre et le coudre ensemble, enfin….

 

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Robe Toulouse pour défi Normand

Ce week end, je suis allée à Toulouse.

J’aurai pu te mettre la chanson dédiée mais non, c’est celle ci qui me vient à l’esprit quand je pense à ce que j’y ai pris/appris…

J’y ai mis ma robe du défi Normand…

Le défi Normand, c’est le meilleur du web, qui fait naitre des communautés, se rencontrer des personnes complètement différentes dans le respect et la bienveillance.

Mélanie explique tout ça très bien, allez donc cliquer sur son blog (et regardez un peu son immense talent et sa créativité incroyable!), et en même temps chez toutes les copines en lien!

Ce que j’adore dans ce défi, c’est la façon dont la créativité de chacune s’exprime totalement différemment et révèle nos personnalités.

So sexy pour la mienne on a dit. Ah ouais?

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Cette robe est une grosse bidouille comme d’habitude, à partir d’un patron Mc Calls fort retouché (M7241).

J’ai creusé l’encolure, rajouté un col Claudine, tout doublé, cintré….

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En vrai, avec un petit peu de repassage, le col ne remonte pas , mais j’étais pressée de faire les photos!

Tissu Défi Normand Toto (version à pois rose) et coupon de popeline de la cave qui pue  de Toto Rouen (j’adore l’imprimé)

 

 

 

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le temps des chemises…

Petite, et même ado, j’ai abusé de la chemise à fleurs.

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Et puis un jour, j’ai arrêté. Pas les fleurs, mais les chemises. Je ne savais plus les porter, ou bien c’est elles qui ne savaient pas me flatter (trop grandes aux épaules, serrées au buste, rentrée dans le pantalon, sortie, moulante ou loose?… trop de questions existentielles alors qu’une robe c’est si facile…).

Quand j’ai commencé à coudre, je me suis toujours dit que quand je serais grande, je ferais des  chemises…. et puis j’ai cousu des robes, des robes et encore des robes.

La chemise, qu’elle soit pour homme ou femme, c’est un peu l’everest de la couture, tu sais. 12 000 pièces difficiles à couper, qui doivent tomber au millimètre, et je ne te parle pas du serrage de fesses quand tu piques tes fentes de poignet et les coutures anglaises arrondies… C’est long, ça sent les larmes et la sueur, et ça se voit à peine quand tu la portes, sauf si c’est raté!

Alors évidement j’ai attendu. D’avoir envie, de trouver le bon patron, le bon tissu.

J’ai commencé par moi.

J’ai la tentation d’en faire d’autres, j’ai eu des appels du pied, il y a quelques amies que j’ai bien envie de couvrir de tissu façonné de mes petites mains… Mais j’ai tellement peur de rater, du machin informe à peine valable pour aller sortir les poubelles, de t’aurais mieux fait d’aller acheter un truc potable plutôt que de passer 10h sur ton bout de tissu… que je suis un peu paralysée … Peut être un jour je n’aurais plus la trouille de ne pas y arriver?…

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Chemise Mélilot de Deer and Doe en 40

Tissu soie Les coupons Saint Pierre (trempée dans la maïzena avant la coupe, technique vraiment efficace pour éviter le tissu qui glisse).

J’adore ma chemise, mais je n’ai pas encore réglé deux trois questions existentielles (rentrée? sortie? avec un pull, un jean, une jupe?)…

Je m’en vas me coudre une robe, tiens, c’est moins compliqué pour mon petit cerveau !

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poupoupidou

Couturistiquement parlant, je crois que je suis de plus en plus barge. (et peut être dans la vie aussi)

Je suis à l’âge où le regard des autres m’indiffère ou bien me fait sourire, à l’âge où je sais ce qui me va, ce que j’ai envie de montrer ou pas.

Alors quand je vois un très beau coupon de dentelle très 50’s, ni une ni deux, j’achète et je lui rajoute de la soie pour la doublure…

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(inspirations)

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Sur le site qui vendait le tissu, il y avait « robe Hepburn » dans les utilisations potentielles.

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C’est pas que j’aime pas la belle Audrey, mais je suis un peu jalouse de ses petits bras tout maigres et de sa taille de brindille… La fronce au kilomètre sur mon fessier, c’est pas flatteur (et je n’avais pas assez de tissu de surcroît )

Et le rouge, c’est plutôt la couleur de Marilyn….

Alors je me suis tournée vers la robe poupoupidou.

Marylin

Portable, quand même, parce que je ne fais pas que chanter des chansons lascives en tortillant les fesses dans ma vie, j’ai aussi un travail :-)

Quasiment une journée entière à éplucher internet pour trouver un patron…  (des idées en pagaille pour les fils conducteurs ...)

Je me suis rabattue sur un Simplicity amazing Fit (7797) qui a l’énorme avantage de tenir compte du bonnet (dis, tu t’en souviens de ma taille de bonnet, hein?). Coupé en taille 12 et bonnet D, qui correspond à la lettre à mes mensurations. Après la toile (ouais, je suis super raisonnable, j’ai pas coupé ma dentelle à l’arrache), j’ai diminué la taille de 4 cm (1cm sur chaque couture). La robe est ajustée mais avec pas mal d’aisance, et du coup très agréable à porter. Je pense que j’aurais pu diminuer d’un centimètre le bonnet…

J’ai trempé ma soie dans la maïzena pour coudre, c’est génial ce truc!

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Patron Simplicity Amazing Fit 7797, tissu dentelle (2m) Etoffe des héros, soie (1m50) mode et travaux Paris. Taille 12/40, bonnet D, moins 4 cm à la taille).

Une petite bourde, je n’ai pas surjeté ma soie puisque la robe est doublée, sauf que les petits fils de soie passent (un peu, rien de grave!) dans les trous de la dentelle… Je le saurais pour la prochaine!

 

 

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La petite voix…

Souvent je brode des histoires sur des robes, tu as remarqué? En général elles sont inventées, fortuites, inspirées par un événement… Rarement mes robes ont une vraie histoire. Alors quand ça arrive, c’est timidement que je l’écris, parce que c’est toujours difficile à exprimer, le trouble et le sentiment du hasard conducteur….

Celle ci commence tristement.

Je l’ai vue un soir de novembre à Paris, je crois que c’était le 16. Un soir où je dormais à Paris dans le 11e, à deux pas de la place de la République.

Les fleurs et les bougies, les mots devant les cafés martyrs.

J’ai marché jusqu’à l’hôtel sous la petite pluie fine.

A côté il y avait une boutique fermée. Une petite boutique de créateurs typique du 11e, jolie et simple.

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Une petite voix m’a dit: « tu pourrais la faire, cette robe. »

Le moment aurait été moins tragique, peut être que je n’aurais pas vu la robe.  Ecouter la petite voix c’était aussi exister après l’horreur, se promettre de vivre et d’essayer de changer le monde.

C’était un premier petit défi tout simple, une sorte d’encouragement à faire, à être, à agir…

J’ai cherché le tissu, le patron, il m’a fallu quelques semaines. DSC_0251

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J’ai trouvé un patron de tee-shirt dans un Burda… J’aurais dû descendre  un peu le buste pour mon bonnet… (Interrogation écrite, vous avez deux minutes: c’est quoi mon bonnet?) J’ai fait plein de bidouilles pour ajuster les raglans trop grands, et ajouté une jupe de je ne sais plus où…. Le tissu est un très beau jersey de laine du marché Saint Pierre, ce qui fait qu’elle est bien chaude …

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Depuis, ma petite voix est ma muse, mon inspiration, mon allant. J’ai décidé, enfin, de l’écouter. Elle me dit que je peux tout entreprendre, même les rêves un peu fous. Qu’il y a des choses à faire, à ma mesure, à ma portée, pour rapprocher les gens.

C’est juste une petite robe toute simple, sans patron, bidouillée sans règles ni mesure. Mais c’est la robe de la petite voix que tu cesses de museler à 42 ans, qui te pousse, qui te porte et t’encourage.

Celle qui a remplacé le rêve par l’utopie en marche et la détermination.

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Sex bomb (or not)

En cette merveilleuse journée des droits des femmes, dont je me battrais fort les couilles si j’en avais, j’ai une petite histoire drôle à vous raconter.

Il y a peu, j’ai été contactée sur Facebook par un monsieur à l’allure totalement normale et polie, « ami » de deux de mes contacts, qui cherchait désespérément et pour une raison que j’ignore, une homonyme. Je l’ai aimablement détrompé sur la personne, et l’ai laissé dire qu’il me trouvait charmante. J’aurais pu lui répondre qu’en réalité je suis un gros thon malaimable et que je trafique toutes mes photos, mais ça n’avait pas beaucoup d’intérêt. A la question suivante qui était « tu fais quoi dans la vie », j’ai aussitôt dégainé mon « je suis mariée et j’ai trois enfants », qui en général calme direct le baveux dragueur.

Après quelques heures de répit, je pense le fâcheux échaudé par l’ampleur de ma progéniture. ‘las, il revient à la charge…

avec un « Et c’est quoi la taille de ton buste? », direct, là comme ça. Ouais. Comme au collège il y a 30 ans (enfin au lycée pour moi, parce qu’au collège, j’en avais point, des seins)

Un peu estomaquée, je commence par ne pas répondre. Puis insistant, il propose un 90 C.

Petit joueur.

Je dis alors que je ne répondrais pas à cette question. Poliment comme ça.

Je t’avoue avoir été bien tentée par un « Et toi, la taille de ton pénis, c’est quoi?« . Voire même de lui envoyer le lien de la boutique où j’achète mes sous-vêtements: « hé ouais, vieux, les grosses poitrines, c’est comme les grosses bagnoles, ça coûte une blinde à l’entretien ».

Mais j’ai pas osé. Il aurait pu prendre ça comme une ouverture, l’andouille.

Ce n’est qu’à la 3e tentative que je l’ai envoyé péter, précisant que je parlais suffisamment bien français pour estimer avoir été comprise et que par conséquent ses questions devenaient un peu lourdingues.

J’aurais pu expliquer que ma taille de sous-tif se trouvait partout sur le net, vu que c’est une problématique forte dans mon activité de couturière: faire rentrer la viande dans le torchon. Explore un peu les pages noircies de ce blog, tu le trouveras bien mon 85D.

Que c’est le simple fait de poser la question qui rend la conversation désagréable et intéressée, orientée vers mon corps uniquement sexué.

Que j’expose mon corps comme ma taille de sous-tif, parce que je n’ai rien à cacher, et pas parce que je veux coucher avec tous les frustrés de la terre. Parce que, comme tout un chacun, je préfère qu’on ne me trouve point trop laide. J’ai eu suffisamment du mal à l’accepter, ce corps que j’ai un peu malmené et planqué des regards concupiscents, alors maintenant qu’on est assez potes lui et moi, tu vas éviter de me faire culpabiliser d’en avoir été doté.

C’est pas bien grave, cette question. C’est « moins pire » que le mec qui te suit dans le métro. Il répondra qu’il ne « pensait pas à mal ». Ben voyons. Et moi si je te demande la taille de ta bite, ça n’a rien à voir avec la choucroute, c’est juste pour mes statistiques personnelles.

Alors que les choses soient claires, l’ami. Tant mieux que ça te plaise. Tu peux même fantasmer tout seul dans ton coin sur une hypothétique sex bomb, mais tu le gardes pour toi. Moi je ne veux pas de ton regard, ni de ta question qui me ramène à l’objet et qui ne te choque même pas.

Si je veux !

Du coup ça tombe bien qu’on en parle, j’ai une robe de nonne à te montrer :-)

Une robe en laine, pas moulante, pas décolletée.

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Robe féministe du jour Arum Deer and Doe en taille 40 (sans doute en 38 à la taille, mais j’ai découpé le patron il y a fort longtemps, je ne sais plus)

Manches rallongées de 20 cm parce que c’est dommage ces manches trop courtes sur le patron. Le tissu est une magnifique flanelle de laine Etoffes des héros. 

 

Avant de retourner au couvent expier ma très grande faute de tentatrice,  et méditer sur les droits des femmes , je t’offre une magnifique citation de mon auguste soeurette, dont les protubérances mammaires, fort agréables à l’oeil, attirent néanmoins des regards cupides.

(le couillon dans la rue qui se croit spirituel): « C’est à vous tout ça? » 

(ma soeur, qui est très spirituelle ): « Nan, je les ai loués »…

 

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ailleurs

 

Noir desir – toujours être ailleurs par Rockinde

Depuis que l’idée a germé (et même peut être avant qu’elle ne germe, lorsqu’elle n’était qu’une petite graine prometteuse…), j’ai l’impression d’avoir 12 vies en une.

Quasiment deux boulots à plein temps. J’essaie de circonscrire celui qui paie mon crédit immobilier à ses horaires réglementaires et à ses lieux officiels. Mais il me fait encore vibrer, ce job. Achever les projets en cours et ralentir les idées. Avec un petit pincement au coeur.

L’autre, c’est pour le soir et les week ends. Savoir s’arrêter de chercher l’idée, l’image, l’extension wordpress qui va bien, les exemples à suivre et les cheminements créatifs, pour dormir un peu (pas beaucoup)

Il y a aussi eux. Mais oui ils sont grands, ils se gèrent tout seuls, hein. Hin hin. Dans une autre vie, tu penseras à éviter d’engendrer des enfants très précoces et rebelles à la règle, si tu veux avoir un peu de répit dans ta vie. Et éviter les SMS enamourés du lycée pour te rappeler comme tu es un mauvais parent…

Quelquefois j’ai le sentiment que le disque dur sature et que la mémoire vive mériterait 3 ou 4 barrettes de plus. Mais pas tant que ça finalement. Je crois que j’ai un secret pour l’entretien de la machine: de temps en temps je fais un formatage complet. J’efface tout, je fais le vide, je reprends à zéro.

Je vais ailleurs, loin dans ma tête.

D’ailleurs je faut que vous laisse.

J’ai une furieuse envie de coudre.DSC_0243

Safety place….

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Relier…

 

On pourrait croire que je ne fais pas grand chose… C’est vrai, je me suis un peu isolée des réseaux sociaux, je me contente d’un peu de couture accompagnée de quelques mots ciblés. J’ai déjà beaucoup de robes et je ne peux pas tout montrer, et  pas tout dire non plus…

Tu te souviens, ce blog était un peu anarchiste. J’y notais mes énervements, mes contradictions, mes paradoxes avec un zeste d’espièglerie et de mauvaise foi sans doute.

C’était avant l’année dernière.  Depuis le 7 janvier, je cherche. Quoi faire, comment s’investir, tisser du lien. Je refuse la peur dans le bus et le train. Je souris aux barbes, pantalons courts et voiles, je cherche l’humain derrière le dogme.

L’année 2016 m’a amené l’écrin; l’idée précieuse était dedans, comme un cadeau.

Toi qui me connais un peu, depuis 8 ans que je noircis ces pages, va voir un peu par : c’est un autre moi, plus professionnel mais toujours un peu anarchiste et engagé.

C’est un projet un peu fou, militant du partage et de l’altruisme.

Depuis 2 mois j’y consacre l’essentiel de mon temps libre: je lis, je veille, je wordpress, je gimp et j’inskape, je parcours tous les méandres du net: que cet espace est généreux!

Depuis 2 mois, j’ai bien envie de t’en parler, mais j’attendais que tout soit prêt, que le site soit en ligne, le projet défini, mon binôme disponible. Aujourd’hui c’est fait.  Il reste à le construire. Il a besoin de toutes les énergies, toutes les volontés, toutes les compétences.

Il a besoin de vous: du simple partage de l’information à l’engagement dans l’association, toutes les voies sont possibles et posent une petite pierre à la fondation de la Fabrique

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Duplicité


M « qui de nous deux »

 

J’ai toujours été un peu duale comme fille.

Raisonnable, sérieuse, prudente, calme et posée.

Quand la smala des gosses partait à l’aventure dans la campagne limousine (il y a avait mon frère et ma soeur, et les enfants des copains qui venaient squatter les quatre gros murs en granit qui servaient de maison), on  m’appelait « c’est daaaaangeuuuuureuuux », avec une petite voix nasillarde et une légère pointe de moquerie amicale. Je faisais Annie dans le club des 5, ce qui évitait le conflit avec les deux autres filles qui se battaient pour jouer Claude.

La plupart du temps je ne prends aucun risque.

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Robe plantain, comme celle ci, celle là et encore celle ci

Prise de risque minimale, robe parfaite et beaucoup portée…

Le tissu vient d’un petit magasin de Rouen au bout de la rue Eau de Robec (je crois qu’il s’appelle « dans l’air du temps »). Très joli jersey qui tient bien au lavage. Pour le bas de la robe, je n’ai pas fait de jupe cercle, mais des pans pour ne pas gâcher trop de tissu. La dentelle extensible vient de Mondial Tissu.

***

Et parfois je partais toute seule sur mon vélo, sans prévenir personne, le plus loin possible, sans réfléchir.

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Cette robe « opale » issue du livre d’Ivanne Soufflet n’était pas pour moi: taillée pour un bonnet B avec des pinces devant quasi droites… J’ai totalement hacké le patron du buste (et je suis très fière de ma prise de risque!) .

Allez, j’ai quand même convié la fille raisonnable, j’ai fait une toile du buste avant de me lancer et de couper ce magnifique chambray bio des trouvailles d’Amandine.

Je les mets les très souvent. L’une fait petite fille sage avec son col claudine sérieux,  et l’autre est plus espiègle, avec sa dentelle transparente, ses petites fleurs et l’élastique rouge façon lingerie….

Qui de nous deux serais-je demain?….

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Winter’s coming

On nous annonce l’invasion des morts vivants, le froid qui glace les coeurs, bleuit les mains, donne un teint  d’huitre oubliée depuis Noël.

L’hiver est une insulte à l’élégance et au plaisir.

Je ne laisse dépasser que le bout de mon nez rougi, que j’ai fort long, ce qui est pratique pour signaler ma présence quand je traverse le boulevard en courant au feu rouge (je suis joueuse et frileuse).

L’hiver est un dilemme permanent pour la fille qui veut rester élégante voire un peu sexy quand même, mais doit courir après le bus, trimbaler sacs et valise et garder son téléphone à proximité parce qu’elle est perdue sans sa connexion…

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Le short en cachemire remplit parfaitement sa fonction…

des poches,

un tissu très chaud qui maintient son auguste postérieur à une température tempérée,

il se porte avec des collants opaques  et une paire de chaussettes en laine planquées sous les bottes, un gros pull et un tee shirt pour l’effet oignon qui réchauffe…

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Le short en cachemire, c’est un pied de nez à l’hiver,

et l’occasion de te montrer mes fesses en plan rapproché, au prétexte de te faire remarquer comment j’ai bien pris mes mesures et que le cachemire c’est pas mal pour mouler.

Viendez les morts-vivants, je n’ai plus peur de vous :-)

Short modèle Pattern Runway, un peu simplifié (je n’ai pas fait les poches arrière, pour des raisons essentiellement de feignantise, mais je pense que la sur-épaisseur n’aurait pas été très heureuse sur le cachemire). En taille M, rétréci à la taille as usual. Le cachemire et la doublure des poches sont des restes de mon manteau. J’ai choisi ce modèle essentiellement pour son absence de pinces et le devant charmant.

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