Very bad Mother

Il est de notoriété publique que je suis une très mauvaise mère.

Je travaille (beaucoup) je ne vais pas les chercher à l’école tous les soirs, je les défends quand j’estime que les sanctions  scolaires sont injustes, et je leur fais bouffer des légumes cuisinés à la va vite parce que j’ai po le temps. Des fois même, c’est pizza (mais là ils m’aiment).

Du coup, comme ils sont très mal élevés, ils me le rendent bien. Ils choisissent les activités extra-scolaires les plus incongrues, les plus inadaptées et douloureuses pour leur mère honnie.

Le p’tit dernier par exemple. On lui donnerait le bon dieu sans confession, mais non. Il a décidé de faire mourir sa mère à petit feu. Ou plutôt à coup de gros glaçons.

Il a choisi le pire sport du monde. Celui où tu restes un week end entier transie de froid au bord de la glace à attendre désespérément les deux minutes où ton incroyable rejeton va apparaitre sous le feu des projecteurs.

Bon. A dire vrai, ç’aurait pu être pire. Il aurait pu faire hockey, je l’aurais encore plus regretté. Là au moins c’est joli à regarder, et je peux m’éclater égoïstement dans mes activités personnelles d’auto-congratulation de mon immense talent.

Ouais, du coup, je lui fais ses costumes de patinage artistique et je peux crâner en toute légitimité.

1/ Costume de patinage synchronisé (en équipe)

Le challenge était de les assortir aux costumes des filles. (c’est pas moa qui les ai fait. Juste ceux des garçons)B75W4257 B75W4286

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Le costume est une grosse bidouille de 3 pièces:

  • une veste type queue de pie, sur la base d’un déguisement Burda, totalement modifiée pour s’adapter au strech indispensable à l’élégance de la glisse.
  • un top sans manche monté sur culotte pour l’élégance de la glisse.
  • un leggings issu d’un vieil Ottobre dont j’ai oublié la date.

Tissu en velours strech de Toto.

2/ Costume de danse sur glace en couple.

Un mois avant la compet, la directive est « la musique c’est les Temps Modernes ».

La maman de la partenaire en panique … te permet de frimer et de dire « laisse, je m’occupe de tout »… et de faire un peu moins la fière quand il faut se mettre à l’ouvrage.

L’idée était de faire la scène du restaurant, costume qui brille pour Paulette Goddard, et costume Charlot classique.

Pour le costume de fille, j’ai cru gagner du temps en prenant un justaucorps du club sur lequel j’ai rajouté un top à bretelle (tissu toto et biais élastique doré de mon placard) et une jupe cercle en lamé doré: en fait les ajustements ont été fort prise de tête et j’aurais gagné du temps à tout faire moi même!

Pour celui de Gabriel, je suis repartie de la même base de veste à basque, en raccourcissant les basques. Une chemise blanche fabriquée par des petits chinois pas chère (mère indigne un jour….) sur laquelle j’ai enlevé les manches, que j’ai raccourcie et cousue sur caleçon (toujours pour l’élégance de la glisse :-)), et un pantalon Citronille large, avec des élastiques cousus sur les côtés dans le bas pour l’effet « trop grand ». Le tissu est un truc en pétrole pas cher de chez toto, mais qui a une très belle tenue malgré son prix dérisoire.

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Tu veux voir comment ça donne en vrai?…..

 

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Et comme je suis un mauvaise mère très orgueilleuse, j’ai cru entendre « merci Maman de m’avoir accompagné et encouragé ».

Et le soir j’ai fait des endives. Faut pas déconner.

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Les dessous dessus

Je vous avoue. Ce message a été l’objet d’un houleux dialogue avec moi-même.

A côté le débat Marine/Manu, c’était une conversation mondaine.

Il a commencé en février, quand j’ai pris mon premier cours de couture. Avec Marie. et Marie aussi.

On s’est inscrites ensemble à l’atelier lingerie, pour plein de raisons, mais sans doute parce qu’au fond, c’était un peu magique de se retrouver métro Oberkampf pour remplir nos bouts de tissus de nos georges adultes, quand 35 ans avant on s’amusait à s’en faire avec les serviettes de table….

Marie a dit: « emmener un bout de tissu pour faire une toile. » J’ai pris ma doublure de manteau, je me suis dit que ça serait joli.

Je craignais un peu le cours, c’était mon premier en couture. Et en fait j’ai adoré.

Évidemment, mon choix de tissu a fait jaser: « et tu vas poser en sous-vêtement sous ton manteau? »

Ahem.

Premier élément du dialogue: tu postes tes dessous sur ton blog?

…. heu….

C’est pas un peu…. impudique?

Est ce que ça l’est plus que de crâner avec mon manteau en cachemire ou ma jupe qui moule les fesses? Qu’est ce qui s’expose, se publi -qu-e , se dévoile?

Tu fais genre « j’ai rien à cacher j’m’en fous », et tu clames ton gros bonnet à tout va, mais quand on te demande ta taille de buste, tu fais la vierge effarouchée, mmm?

Ouais.

J’en étais là de mes réflexions sur la pudeur des mots et images qui s’envolent sur la toile quand est arrivée une élection présidentielle à la con.

Et son flot de hargne et d’irrespect. Moi qui n’ai jamais caché ma gauchitude, j’ai eu la nausée de tous les bords, à force de voir les opinions  de chacun érigées en analyses politiques irréfutables, les idéaux transformés en communautarismes sectaires et les tranchées creusées autour de chaque camp.

Et balancer son émotion politique sur les réseaux sociaux, c’est pas un peu impudique? Vouloir à tout crin convaincre… qu’il faut voter, qu’il ne faut pas voter, que bonnet blanc et gros blanc bonnet…

Et mon impudeur peut être utile,  j’espère: le sous-tif home made, c’est faisable, ça soutient le gros bonnet, c’est économique, et ça embrasse tes Roberts à la perfection.

Lance toi!

Tu ne me crois pas sur parole?….

Alors…. le voilà mon gros bonnet.

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Modèle Harriet de Cloth Habit. Taillé en 80 F , ce qui semble être définitivement ma taille… même si j’ai rallongé un tout petit peu la bande de dos. Tissu en reste de doublure de ce manteau

Pour un premier, il est quasi parfait, seul un petit défaut au niveau du dessous de bras, qui est un tout petit peu trop lâche.

Je lui ai fait une petite copine (Panties Ohhhlulu)

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Et porté?….

sur Mauricette…

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Juste un détail…

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Peut être que je suis trop prude, qui sait?  A moins que ce ne soit du respect… Je resterai pudique sur ce point. :-)

J’ai longtemps cherché la bande son de l’article… « Les dessous chics », oui, mais c’est convenu…

Alors j’ai trouvé pire, bien pire: clique et maudis moi toute la journée :-)

PS: Je précise au mec qui me demande mon tour de poitrine:

1/ il est écrit plus haut dans les considérations techniques

2/ la chanson n’est pas une ouverture.

 

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team Camembert et jupe d’enfer

Depuis l’année dernière, on a créé une sorte de team Camembert (terminologie non validée par la bande) de serial couturières normandes qui se fixent des défis: acheter ensemble un bon de tissu et se faire une fringue avec. Avec une date butoir: today.

Cette année je n’étais pas là pour le choix, ouverture d’AFC oblige, mais Marine s’est dévouée pour me prendre un bout.

1m 20 de jersey monostretch vraiment très coloré.

A peine j’ai vu la version de cette jupe par la noueuse d’aiguillette, et zou, c’était choisi. Il a juste fallu trouver un peu de temps, la denrée rare du moment.

Jupe Jade de paprika patterns, taille 10 raccourcie en 8 à la taille (un peu trop grand).

Les plis sont un petit casse-tête, mais sinon elle est facile et bien foutue, et tombe très bien. J’ai juste loupé le premier pli mais ça ne se voit pas trop sous le pull. Je n’ai pas mis la fermeture éclair. Le modèle est parfait pour le monostretch car cela évite les remontées de jupe intempestives.

Elle est ultra-confortable et je pense qu’elle aura des copines bientôt. Par contre elle est entièrement doublée et parfaite avec un pull chaud… pas du tout de saison quoi (enfin si on considère qu’on a encore des saisons dignes de ce nom!)

 

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Crédit photo: Simon L (« maman, arrête tes conneries »)

Urgence photo portée, même si je la mets régulièrement depuis 15 jours…

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Allez, je vais reviendre un jour…. te raconter les déboires de la quête du soutien-gorge parfait, de la veste trop petite et de la robe que je ne mets jamais …

 

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Aux fils conducteurs : tranche de vie

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Crédit photo: Christophe Hubard, Paris Normandie.

Ce matin, deux dames du quartier m’attendent devant la porte. C’était écrit 9h sur le papier, je ne suis venue qu’à 10h.
Elles portent un joli voile rose ourlé de dentelles. L’une est venue Samedi et a rencontré Clémence (« c’est elle qui a tout fait, elle est trop forte, et puis très gentille et très accueillante aussi »…)

Elle est revenue avec une amie pour lui présenter le lieu.
Je fais le café, on papote. Son amie veut faire une jupe plissée, je lui dis que c’est facile. Elle s’extasie devant les plis de mon manteau. On parle de dentelles, des enfants, et de la vie du local.

« Mais vous êtes tous gentils comme ça? »

Elle n’a pas son chéquier, elle reviendra cet après midi.
A 14h elle arrive avec sa mère.
Elle a changé de voile, il est bleu maintenant, tout aussi joli, mais j’ai mis 3 secondes à la reconnaitre.
Elle est pressée, me fait le chèque et repart en déclinant mon café. Sa maman reste.
Rencontre.
Elle parle plutôt bien français, mais je sens que je dois choisir mes mots. On laisse tomber les « tutoriels sur internet », la « patronthèque » et autre vocable sociocentré.
Elle regarde les horaires indiqués sur le tableau noir et je vois qu’elle déchiffre à peine. Elle me dit que mon O il est mal fait, on ne sait pas si c’est un A. « je sais lire un tout petit peu mais pas beaucoup. Alors les patrons, je ne sais pas ». Et internet je sais même pas ce que c’est.
Je lui fais un thé. Pour choisir, je lui lis ce qui est écrit, mais j’essaie de la laisser déchiffrer. Elle s’assoit dans le le fauteuil parce qu’elle a mal au dos.
Elle m’explique qu’elle n’a pas pu apprendre à lire à cause de la guerre. Dans mon village les soldats violaient toutes les filles… ». Je ne pose pas de questions….

Elle voit la plante au dessus de l’évier. Limite je me fais engueuler parce qu’elle n’est pas entretenue. Je l’enlève de l’étagère (elle ne peut pas l’atteindre, elle doit faire 30 cm de moins que moi :-)). Elle la soigne, la baigne, lui enlève les feuilles mortes en lui parlant gentiment. En français, en arabe. « mon amour, ma beauté : en arabe c’est Habibti. Pour une fille. Pour un homme c’est Habibi ».
Je lui montre les machines, elle me dit qu’elle coud à la main…. Elle ne sait pas lire le mode d’emploi. Et puis elle a une vieille Singer, comme celle là, « tu la veux, tu sais l’utiliser? Je vais  demander à mon fils de te la donner ».
Elle connait une styliste qui ne sait ni lire ni écrire. Et puis les femmes françaises elles s’habillaient mieux avant quand même.
« Et toi tu sais coudre? »
Je lui montre mon manteau. « Le tissu à l’intérieur il est très beau et tu travailles très bien »
« Je fais aussi toutes mes robes, aujourd’hui je suis en pantalon, mais c’est rare »…
Je me reprend…
« Enfin mes robes, elles sont très courtes, je ne sais pas si vous aimeriez »
« Oh mais tu fais comme tu veux, et puis tu es jolie. moi je ne pourrais pas mais toi tu t’habilles comme tu veux, on ne juge pas les gens sur leurs habits »….

Elle est restée une heure.

J’adore ce lieu.
Pas vraiment  un lieu, plutôt un monde, une utopie en marche….

Plus d’infos ici:

logo V2

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Enfer et hibernation

Je suis très probablement la fille la plus frileuse de l’univers.

Sans mentir.

C’est devenu un gimick, un sujet de blagounette, et un élément de mon identité.

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(au boulot le 4 octobre – y avait pas de chauffage :-)) Credit photo Cathy

J’attends désespérément le tissu chauffant et élégant, je vis en mitaines à partir de septembre, je collectionne les chaussettes et je n’use pas mes jolies chaussures à talons puisque je porte bottes et bottines 9 mois dans l’année….

L’hiver est une petite mort engoncée et inélégante.

Et  encore j’ai un toit, des pulls et des manteaux. J’essaie donc de ne pas trop la ramener (et de donner un peu de chaleur quand je peux)

Des manteaux, oui, j‘en ai. Mais pour affronter le vortex annoncé, j’ai pris les devants. Il fallait encore plus.

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Manteau le précieux la jolie Girafe en taille 40, pas modifié.

Je sais, j’aurais pu rajouter 5 cm, mais j’ai préféré ne pas le faire, pour la simple raison que l’agrandissement préconisé se fait sur le buste. Et moi j’ai un petit buste. Mon mètre 70 est uniquement dû à la taille démesurée de mon fémur…. Et j’aime bien la longueur, suffisante pour assurer de la chaleur à mon postérieur…

Le lainage méga épais vient de chez So couture à Rouen et je me suis un peu fait plaisir avec la doublure en Liberty Soie (Stragier)

J’avoue avoir béni ma machine quand il a fallu coudre 8 couches de lainage entoilé avec du molleton au niveau de la capuche…. Et j’ai pas tout compris sur le montage de la doublure dans le bas, j’ai donc fini à la main, et surpiqué les bordures pour maintenir les épaisseurs.

Je déteste toujours autant l’hiver mais je peux sortir un bout de museau bleu sans pleurer. Ou presque…

 

 

 

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les mots en grève….

Avant, tu te rappelles, je mettais des mots partout.

Sur une robe, un sourire, une émotion, un agacement…. Il fallait dire.

Moi qui planifie, ordonne, organise un peu tout, là je n’ai rien prévu, rien prémédité. Je pourrais me la jouer « je préfère vivre, j’ai pas le temps, trop de passions »… « et puis les blogs c’est mort »… « et puis internet c’est du vent en bouteille »....

Plus rien à dire?

Ou tellement?

Mais si je couds encore. Un peu moins mais je trouve parfois le temps.

Tiens regarde, ça c’était en novembre.

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(jupe brume de Deer and Doe bidouillée pour avoir une ceinture très haute et sweat ondée, toujours de Deer and Doe tissus du placard, c’est à dire que chsais plus où je l’ai acheté, vu que ça doit faire un bail…)

J’ai aussi trois robes et un manteau à montrer, mais je les mets tout le temps, alors je ne prends pas de photos.

Une expérience de maladie à raconter. (pas moi. Elle. Du coup je n’ai pas trop le droit d’en parler)

Un 3e chemin professionnel à expliquer.

Des adieux tout plein de respect à mon ancien boulot que j’ai tant aimé.

Et qui m’a permis de savoir, enfin, quoi faire pour me sentir utile.

Et de partir à l’aventure. Sans rien planifier. (avec un peu d’organisation et de méthode, quand même, il reste l’identité de l’Etre…)

Cette année, j’ai participé à ça…. de l’idée à la concrétisation.

Et c’était tellement bien, tellement fort, tellement riche et gai que, vois-tu, je n’ai pas trop de mots.

Quelques images seulement…

 

http://auxfilsconducteurs.fr/

Mercredi, on aura les clés, en mars, on va inaugurer…

Je crois que tous mes mots sont allés se nicher là bas, mais je reviendrai pour en parler, c’est promis :-)

 

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Simplement

Parfois on fait des trucs super compliqués, on se cherche des styles (punk, hippie) ou des justifications, des explications, des coupages de cheveux en 150. Et je ne te parle pas des pauvres mouches.

Et quand c’est trop emmêlé, on aime revenir au limpide, à l’évidence, à la constance rassurante.

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Robe bleuet Deer and Doe, cousue deux ou trois fois déjà…. Taille 40, sauf la taille en 38 rabaissée de 2 cm.

Tissu en double gaze d’une douceur infinie, Cacharel si je me souviens bien, Etoffes des héros, boutons pression KAM en résine.

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Punk you!

On m’a appelé Punky Fanny. Il parait que j’ai fait un truc hautement subversif.

N’y voyez aucun symbole…. J’ai  juste fait de la recup, du recyclage, de la valorisation de fripes.

Y a 17 ans, mon papy m’a acheté une robe, pour une journée spéciale. A l’époque elle coûtait 5000 francs, c’était beaucoup. Il l’a trouvé jolie. Il est mort l’année suivante. J’ai rangé la robe dans le grenier de mes parents. Et je l’ai oubliée. Enfin pas vraiment, je me souviens que j’avais choisi celle ci parce qu’elle était simple, sobre et mettable en d’autres circonstances.

Je l’ai retrouvée dans le grenier, je l’ai emmenée, lavée. Elle avait bien jauni, avec des auréoles disgracieuses au col et aux manches.

A l’origine, il y avait ça:

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(C’était au siècle dernier, c’est flou)

J’ai d’abord commencé par la couper. Mais le beige pisseux n’était pas mettable.

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Alors je l’ai fait bouillir.

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Teinture iDye Poly spécial polyester

Oui, j’ai fait bouillir ma robe de mariée. J’aurais pu prendre du rouge, du rose bonbon ou du jaune citron, mais non. Je la voulais noire, parce que je n’ai (quasiment) pas de robe noire. Peut être aussi parce que je trouvais ça fun, anarchiste et provocateur, va savoir.

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Après avoir bouilli pendant une heure, les broderies (sans doute en coton) étaient restées grises… J’ai donc refait une teinture spécial machine juste après….) (Idéal noir, deux sachets)

 

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En version sage, du genre j’ai rendez vous avec le DG ou je passe un entretien d’embauche…

(oui elle est un peu plus serrée qu’à l’origine … mais je crois qu’elle a un peu rétréci à la teinture… et je ne le l’ai pas repassée:-))

Et en version punky Fanny (faut que j’m’achète un perfecto :-))

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Et le joli dos pas repassé… (mais c’pod’ma fot, les copines étaient pressées de la voir :-))

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Alors….? Osé? Symbolique? Punk?…….. ou juste une chouette nouvelle vie?……

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70’s

Je suis née dans les années 70, je vous ai dit?

Quand j’étais petite, mes parents emmenaient les poules en vacances dans le camping car VW orange (oui je sais, papa je fais des raccourcis, à l’époque des poules il était gris et c’était un camion. ).

Dans la maison du Limousin, y avait pas d’eau courante et on lavait le linge dans une calorette avec l’eau du puit. Du coup on était tout le temps à poil.

Les copains barbus des parents venaient chanter « la sorcière » au coin du feu. Je la cherche désespérément, la chanson. Je sais que Marie a gardé un collector … Parce que Marie, elle venait aussi. On jouait aux danseuses et on allait se baigner dans les étangs, on disparaissait des jours entiers et on revenait seulement pour bouffer. De la ratatatatouille, on ne mangeait que ça l’été. Et de la confiture de mûres.

Je suis née dans les années 70.

On écoutait Angelo Branduardi à fond dans le camion, ça couvrait un peu les bruits du moteur et des taquineries des frère et soeur. On a eu une télé en 1981, pour les élections. Avant on regardait Chapi chapo chez tata. Et on appelait mamie de la cabine téléphonique.

Je suis née dans les années 70, j’en ai gardé quelques stigmates.

Dans la tête, dans le coeur… amour, tolérance, liberté, partage…

ainsi que quelques fleurs…

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Robe Ottobre Hippie 2/2014 en taille 40, buste rallongé de 5 cm et volant raccourci de 20 cm.

Magnifique viscose brodée des coupons Saint Pierre.

Un message spécial dédicace à ma famille <3

Et à Marie. Avec qui on jouait déjà avec des bouts de tissus il y a 35 ans dans la maison du Limousin.

 

 

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twelve monkeys et deux jupes

Il parait qu’il y a eu un mois de mai.

Mais comme dans un vieux film de science-fiction, il a dû tomber dans une faille spatio temporelle, je ne me souviens pas de l’avoir vécu.

Juste quelques émotions récurrentes et visions itératives: manifestations, pneus cramés, trains bloqués, attente, violences, « prise d’otages des usagers », « démocratie bafouée », uniformes, casseurs. … propagandes de tous côtés…

Je ne me reconnais pas dans ce mois de mai politique, quasi pré-apocalyptique d’un vieux film de science-fiction, je ne suis ni dans un camp ni dans l’autre. Et compter les points aurait une vague tendance à me désespérer…

Je suis ailleurs, à essayer de faire du lien plutôt que des barrières.

Je couds quand il me reste quelques minutes, dans ma petite bulle solitaire et silencieuse; avec l’espoir du partage, du collectif qui émergera bientôt.

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Patron Fatale Sister de Vanessa Pouzet, tissu Etoffes des héros et doublure Coupons Saint Pierre.

Modifications pour adapter à la croupe charolaise :-): taille remontée de 2cm en 38, hanches en 40, bassin et cuisses en 42, moins 5 cm en longueur.

Je n’ai pas l’habitude de jouer à la dame, et il faut bien avouer que ce genre de jupe n’est pas bien adaptée pour courir après le bus, enfourcher son fidèle destrier (j’ai pas essayé mais je pense qu’il est totalement impossible de pédaler avec!).

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4e version de jupe Brume de Deer and Doe (tissu du placard…. je pense que c’est un vieux coupon Toto).

Tunique Burda HS Couture facile n°8, automne hiver 2005, coupée  en 40 mais beaucoup reprise dans sur les côtés…

Tissu : mousseline de soie Nina Ricci, étoffes des héros.

 

Il parait qu’il va y avoir un mois de juin. Je compte bien ne pas l’oublier, ne pas le laisser sombrer, le vivre et le coudre ensemble, enfin….

 

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