Ouvrir les fenêtres et donner un petit coup de propre…

Juste pour éviter que ça sente le moisi par ici.
C’est que je suis un animal à sang froid. Ssssssss Ssssss. De la vipère, je n’ai pas que la langue. L’hiver, j’hiberne.
D’ailleurs, ne comptez pas sur moi pour prendre  la défense de ce grossier malpoli. En avance, on n’a pas idée.

Je peux vous en coller plein des raisons, je suis la reine de la justification, de l’argument, de la bonne excuse.
Je n’avais rien à dire, sans doute. Hin hin. J’ai dû écrire 50 fois dans ma tête l’article sur la comparaison de la MAF (mère au foyer) et de la FA (femme active), sujet qui me turlupine en ce moment tellement ça m’agace de voir des dogmes affichés partout….
Tellement ça m’exaspère que, quel que soit le choix qu’on ait fait, la certitude d’avoir fait le bon est si grande qu’elle se transforme en mépris de l’autre. La FA regarde cette pauvre inactive comme une femme soumise, qui s’écroule au moindre petit caillou qui bouscule son petit train-train. La MAF justifie son choix (enfin, il faut quand même préciser que tout le monde ne l’a pas, le choix… En dehors du congé parental, il est quand même évident que le « choix » de ne pas travailler ne s’offre qu’à une certaine catégorie de la population…) par la stabilité et l’amour qu’elle apporte à ses enfants, et stigmatise ainsi cette pauvre folle échevelée qui court après le temps.
J’ai lu des choses troublantes. Des phrases affirmatives, qui remplacées par l’inverse, prenaient une tournure très accablante contre l’Autre, celle qui n’a pas fait le même choix.
Comme s’il n’y avait aucun doute. Comme si jamais, la MAF ne se laissait envahir par la pesanteur du quotidien. Comme si les enfants étaient forcément les plus heureux et les plus épanouis dans ce quotidien immuable et rassurant.
Comme si jamais la FA ne pleurait du tourbillon de la vie, comme si dire « non, je n’ai pas eu le temps de faire tes crèmes au chocolat blanc », n’était pas une souffrance.

Des excuses, donc, pour avoir laissé un peu la poussière se déposer ici, j’en ai des milliers.
Rien à montrer, car rien cousu, rien tricoté. C’est que j’ai encore des ambitions de semi-MAF (j’étais à mi-temps l’année dernière…). Le pull, je le fais en 12 ans et en 2 1/2, soyons fun. Le pantalon qui va avec, je l’ai choisi avec des kilos de poches, avec doublure et rabat. 1h minimum par poche.  Une heure d’affilée, ça m’arrive heu…. le samedi entre 14h & 15h. Et parfois itou le Dimanche. J’ai donc fait deux poches. Mais très jolies….
Cadeaux de Noël? C’est quoi ça?
Calendrier de l’Avent? Je suis passée à Monop prendre leurs derniers, je me suis fait incendier par Hela, parce qu’il ne restait que Barbapapa. C’te honte quand elle va dire ça aux copines…

Ne parlons pas des factures oubliées, des rendez vous chez le dentiste repoussés aux calendes grecques, du contrôle technique de ma bétaillère en retard de presque 6 mois, des vaccins pas faits… ce sont des sujets qui fâchent…

Ensuite, j’ai fait ma femme d’affaires: prendre le teugeuveu en première classe (avec la carte 30%, je fais attention aux deniers publics), dormir à l’hôtel, assister à une réunion.
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De la ville, je n’ai vu que cela.
J’en suis repartie aussitôt, j’ai pesté dans le train du retour en regardant ma montre. J’ai monté tous les escaliers de Magenta en courant pour avoir ma correspondance. Il serait judicieux de faire du sport, ma grosse, ça t’évitera de regarder ton train partir en pleurant.
Je suis arrivée en retard au concert.
J’ai retrouvé mes enfants ce matin.
Et ce soir. Simon 40°C, alerte orange pour la neige. Et demain un truc important au boulot.

C’est sûr, des doutes, des fois, j’en ai….

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22 réflexions sur “Ouvrir les fenêtres et donner un petit coup de propre…

  1. e pense surtout que la société dans laquelle nous vivons nous culpabilise quelque soit le choix que nous faisons, et qu’il est plus facile de prendre les devants en s’attaquant à ceux qui ont « choisis » l’autre camps. Il est malheureux de ne pouvoir véritablement faire un choix en son âme et conscience …

    et sinon, oui, t’as raison, mets toi au sport (dis celle qui a horreur de ça …)

    et sinon bis, zut pour les crobes et la neige !

  2. ne cesse pas d’en avoir, c’est tellement gaussant de les lire ) (chais pas si c’est bien français ça tiens…)

    moi mon AT me fait découvrir que c’est pas si mal d’être FAF, tiens

  3. Ma hantise: que mes enfants tombent mamalades le jour où il y aplein de neige partout…

    Bref, j’espère que ça va mieux pour Simon.

    Moi, je me sens super privilégiée dans cet insoluble casse-tête de femme au travail: avec mon 80% de prof des écoles (payé 85.75%, attention, je vais m’attirer beaucoup de persiflages) je suis 4 jours à la maison et 3 jours au travail. Et c’est pile le juste équilibre!

    Bises!

    PS: et moi quand je cours, je mets 3 plombes à reprendre mon souffle

  4. Ah me parles pas de dentiste, je me vengerais bien du mien tiens !! Tu vois si j’étais FA, j’aurais pas pris ce rdv jeudi dernier à 10h30 et il m’aurait pas soigné une carrie qui ne me faisait pas mal et aujourd’hui je n’aurais pas entamé mon 6ème jour d’arthrite dentaire !!!!! J’ai mal mais qu’est ce que j’ai mal !!!!!!
  5. Tu en lis des trucs dis donc… Moi qui navigue entre les deux statuts, il y a des semaines où je n’y vois que du bon et d’autres où j’arrive juste à ne pas laisser le tourbillon m’entraîner vers le bas… Accepter d’avoir des doutes et des contradictions… Bon rétablissement à Simon, le pauvre.
  6. je dis souvent « deux fois coupé, deux fois trop court », c’est un peu ça le choix cornélien (quand on a en effet le luxe de choisir) entre FA et MAF … y a pas une solution radicalement meilleure que l’autre … ou alors peut-être ce nouveau genre qu’on pourrait appeler FAF (femme active au foyer, bosser de chez soi) … tu sais quoi ? j’sais po MAIS on assume hein ;o)
  7. Ben alors, petite mère ? Période de doutes et de remise en question ?

    Quel que soit notre choix (ou pas…), il y en aura toujours un ou plus pour trouver à y redire, comme si nous n’avions pas nous-mêmes des incertitudes (je bosse, donc je délaisse mes enfants VS je reste à la maison et suis considérée comme une inactive sociale, improductive et oisive).

    Bref, au final, l’important est de trouver ce frêle équilibre qui nous permet de nous sentir bien dans nos bottes – fourrées, les bottes, vu la météo.

    Bisou ma caille.

  8. pfiuuuuuuu moi ca m’epuise ces debats sur le MAF ou pas, l’allaitement ou pas, la nounou ou pas, le pouce ou la tetine, un amant ou pas etc…
    on s’ennuie en France ?

    moi j’ai une activite a plein temps a la maison, alors je suis Maf ou Fa
    c’est du n’importe quoi ces debats …..

    courage a ton loulou
    je lui mets des trucs dans le colis rien que pour lui, au pire il sera gueri mais obese !

  9. courage ma belle, tu sais, moi, de l' »autre côté », des doutes, j’en ai aussi… tous les jours… je crois que la femme, enfin, celle qui peut avoir le choix, celle qui a cette grande chance, et bien malgré tout, elle a toujours ce doute qui plane « ai-je fait le bon choix ? pour moi, pour eux ??? » je crois que cette question est indissociable de notre rôle de mère…
    bisous guérisseurs à Simon.
  10. Dis, tu ne fais pas de concours comme sur les autres blogs du style « devinez la ville prise en photo et je tricote un truc super mignon en laine de chez la Droguerie pour la plus rapide » ?! Dommage !!!

    Pourquoi se dire que le choix que l’on fait aujourd’hui sera définitif. On peut choisir (lorsqu’on peut bien-sûr) de faire une pause maintenant et redevenir une femme très active un peu plus tard. Celles qui mettent des étiquettes sont elles trop frustrées dans leur monde manichéen pour comprendre ça ?

    Bon courage à Simon. Biz

  11. Tu veux que je te parle de ma vie de MAF qui a abîmé sa voiture ce matin en amenant sa fille et la copine de sa fille à l’école alors qu’il n’y avait pas d’instit’? Tu veux que je te parle de l’absence de calendrier de l’avent ici parce que ça me gonflait d’en faire 3 cette année? Tu veux que je te parle de mon interrogation face à la phase de préadolescence qui commence pour L. et qui lui fait perdre sa confiance en elle? Tu veux que je te parle de M. qui ne mange rien de rien quand il va à la cantine (alors que sa mère ne travaille même pas)?
    Ben oui, tout ça, ce sont des vilains grains de sable dans ma vie de MAF mais bon, si j’étais une FA, je pense que je les considérerais de la même manière… L’essentiel c’est d’être clair avec soi-même, le reste, on s’en fout!
  12. alors moi, je vote pour le concours  » devine dans quel ville j’étais » car il me semble avoir reconnu cette ville Pour ou contre les FAF , pour ou contre les FA, j’ai tranché pour la solution « un peu des deux »: trois jours au boulot et le reste avec les miens. Du coup, j’ai droit aux désavantages des deux situations, j’suis pas bien futée !!! Et puis, j’espère que ton fils va mieux.
  13. Mouais, je pense que je suis un peu comme toi en ce moment! J’ai eu la chance d’arrêter de bosser pendant un peu plus d’1 an et maintenant j’ai repris mais c’est dur de laisser le loulou à la garderie, de rentrer alors qu’il fait déjà noir et devoir faire la course pour tout sans trouver un tant soit peu de temps pour la couture… Mais quand j’étais à la maison, je ne suis pas sûre d’avoir été beaucoup plus épanouie, pas plus que mon fils… Je pense qu’il n’y a pas de solution miracle, ni de bon ou de mauvais choix. Chacun le sien selon ses possiblités, ses envies, son caractère…!
  14. ben je le trouve carrément touchant ce petit post-là… Oh oui des doutes et juste le moteur de faire simplement ce qu’on peut, le mieux possible… allez je file assurer encore un peu ma folie de FA parfois motivée par un orgueil mal placé ou une justification indépendantiste … rien à prouver, qu’à moi -et un peu à mon compte en banque-. et souvent le désir d’un congé de maternité sans bébé ou d’une entorse du petit orteil!
  15. si tu en as ça prouve que t’es pas un robot!
    dans le choix de bosser ou pas le plus important comme tu dis c’est le mot « choix »! qd tu as choisi (avec les + et les – que ça implique) ce que tu veux faire tu es déjà sur le bon chemin (avis qui n’engage que moi!)
  16. Ah, comme tu dis, chaque situation, FA ou MAF, a ses difficultés, ses contraintes… ses manques. Et il y a aussi une situation un peu batarde, la MAFA, qui reste au foyer mais tente de préparer son avenir en préparant sa reconversion professionnelle, à domicile si possible pour continuer à s’occuper des enfants.
    Et non, rien n’est rose, d’un côté comme de l’autre et celles qui prétendent le contraire n’ont rien compris (ou pas tenté de comprendre). Au fond, pourquoi vouloir comparer des situations aussi différentes. Non, il ne faut pas comparer, il faut juste essayer de vivre, du mieux que l’on peut, les choix qu’on a faits (quand on a effectivement pu choisir). Tant bien que mal, parfois.
  17. aie ouille arrête, aie aie aie…purée que ça fait mal quand tu touches là où ça fait mal!
    Ici le choix de ne pas travailler n’a pas été possible..je sais qu’on pourait me rétorquer le contraire…c’est vrai qu’on aurait pu faire le choix de vendre la maison, louer un petit appartement et dans ce cas je n’aurai pas travailler…
    bon, moi le seul choix que j’ai fait c’est de choisir mon travail…entre gagner plusieurs milliers d’euros par mois (ouh ça fait drôle d’écrire ça!) et ne pas voir mes enfants…ou gagner un millier demi d’euros…et récupérer mes enfants à l’école le soir, être avec eux le mercredi et les WE…sur le papier, ça me paraissait le paradis…
    j’avais juste oublié que le soir, je ne suis pas toujours dispo (surtout pas qd on me menace de procès ou de cassage de gueule!)…j’avais oublié que dans le planning, ya aussi les courses, les repas, le ménage (même si j’ai le luxe de prendre une fille super gentille 2 à 4h semaine), les factures, les rdv …et que je ne peux le faire qu’avec les enfants..J’avais oublié que j’aurai aussi besoin de temps pour moi, au risque sinon d’aller mal…
    alors voilà, avec mon planning de rêve (je n’en démords pas, car je suis privilégiée et je le sais!)je trouve que c’est bien compliqué de gérer tout au mieux…mais le paradoxe c’est que parfois je me dis que même si j’avais pu ne pas travailler, ça n’aurait pas été une solution qui me convienne…surement que c’est argument pour positiver la situation et que ce n’est pas très objectif! mais voilà, parfois je suis contente du travail que j’ai fait, parfois les parents ou les enfants me remercient, parfois je vois comme mes enfants sont fiers de ce que je fais (pas tous les soirs, hein!) et ça me booste!
    alors, bon, je ne sais pas s’il y a vraiment une polémique, peut être qd même un manque de respect entre MAF et FA, des deux cotés surement, et sans s’en apercevoir…c’est clair que lorsque je lis ou j’entends que « je veille au bonheur de la famille, au besoin de chacun, c’est ça mon job » ben je sens qu’on va pas avoir beaucoup de sujets de conversation ou alors que ça m’énnerver très vite….
    parceque j’ai l’impression d’y veiller aussi avec juste quelques batons dans les roues en plus(un boulot, des soucis au boulot qui arrivent jusque la maison,et toute l’énergie dépensée à faire des choses à 4 qui pourrait se faire si facilement seule: banque, poste, courses, RDv….ahhh le bonheur!)

    tes doutes sont les miens, mais franchement ….comme ça me parait sain d’en avoir!!!!!
    Bon courage!!!!!!!!!!!

  18. quand on a des doutes on réflechit, on pointe les moins et les plus, on profites des jolis moments quand ils nous arrivent. Sans doute, on trace la route, avec des oeilleres, sans se retourner, sans prendre le temps de regarder, d’hésiter, de chercher.
    Donc, entre les 2 , je préfère douter même si c’est clairement plus peinard d’être sûre de ses choix.

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