A toutes les frites de mon cornet…

(clique sur la chanson si tu veux comprendre le titre)

Le risque avec les pauses de vie, c’est de s’enfermer dans sa solitude neurasthénique, égocentrée et douloureuse. J’aurai pu, mais non. J’ai préféré sauter. Dans le vide, comptant sur ma chance insolente. Un peu comme une rock star en plein concert, se jetant dans la foule en délire. Sauf qu’à l’écoute de ma voix de fausset, forcément, y avait pas grand monde dans la salle, c’était un peu plus risqué de tomber sur le pavé…

Mais non, ils étaient là, ceux qui ont décidé de me porter coûte que coûte même si je chante mal. Ceux qui ne quittent pas la salle parce que la lumière s’éteint.

Mon cornet de frites toutes chaudes qui réchauffe la patate froide et molle.

Portée. Soutenue. Élevée. Grandie. Par tous et chacun, différemment. Respectueusement. Lentement. Se remettre en marche est une course de fond. J’ai appris à respirer (merci Lisa). J’ai appris à patienter (merci Vincent). J’ai appris à mobiliser mes forces au bon moment (merci Céline).

La chance insolente est revenue. Je crois bien qu’il y a un lien avec la foule des proches qui l’a gardée au chaud en attendant la fin de la pause. Elle s’est matérialisée dans une robe toute simple, une robe à belles rencontres et bonnes nouvelles. La robe fer à cheval, trèfle à 4 feuilles, patte de lapin toussa toussa. La robe de toutes mes frites.

Robe en tissu improbable (jersey monostretch imprimé dégoté à 5 euros le mètre à Tissuland) patron Rebekka allerlieblichts, simple et efficace, taillé en 40 sauf la taille en 38, cousue un dimanche tranquille et apaisé…

Le patron est très simple, mais j’aime beaucoup le col agrémenté de dentelle, les manches légèrement pagode… Certes c’est assez facile à patronner, mais vu le prix, les explications plutôt visuelles (heureusement car mon allemand est resté dans les limbes…), je ne regrette pas le petit investissement et je m’en referais sans doute…

J’ai rejoint le cornet. Chaude et vive. Merci mes frites et à charge de revanche…


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Une réflexion sur “A toutes les frites de mon cornet…

  1. J’ai pas suivi les dessous de l’histoire mais ça fait plaisir de voir que la frite est sur le retour!
    Tout de bon!

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