Relier…

 

On pourrait croire que je ne fais pas grand chose… C’est vrai, je me suis un peu isolée des réseaux sociaux, je me contente d’un peu de couture accompagnée de quelques mots ciblés. J’ai déjà beaucoup de robes et je ne peux pas tout montrer, et  pas tout dire non plus…

Tu te souviens, ce blog était un peu anarchiste. J’y notais mes énervements, mes contradictions, mes paradoxes avec un zeste d’espièglerie et de mauvaise foi sans doute.

C’était avant l’année dernière.  Depuis le 7 janvier, je cherche. Quoi faire, comment s’investir, tisser du lien. Je refuse la peur dans le bus et le train. Je souris aux barbes, pantalons courts et voiles, je cherche l’humain derrière le dogme.

L’année 2016 m’a amené l’écrin; l’idée précieuse était dedans, comme un cadeau.

Toi qui me connais un peu, depuis 8 ans que je noircis ces pages, va voir un peu par : c’est un autre moi, plus professionnel mais toujours un peu anarchiste et engagé.

C’est un projet un peu fou, militant du partage et de l’altruisme.

Depuis 2 mois j’y consacre l’essentiel de mon temps libre: je lis, je veille, je wordpress, je gimp et j’inskape, je parcours tous les méandres du net: que cet espace est généreux!

Depuis 2 mois, j’ai bien envie de t’en parler, mais j’attendais que tout soit prêt, que le site soit en ligne, le projet défini, mon binôme disponible. Aujourd’hui c’est fait.  Il reste à le construire. Il a besoin de toutes les énergies, toutes les volontés, toutes les compétences.

Il a besoin de vous: du simple partage de l’information à l’engagement dans l’association, toutes les voies sont possibles et posent une petite pierre à la fondation de la Fabrique

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Duplicité


M « qui de nous deux »

 

J’ai toujours été un peu duale comme fille.

Raisonnable, sérieuse, prudente, calme et posée.

Quand la smala des gosses partait à l’aventure dans la campagne limousine (il y a avait mon frère et ma soeur, et les enfants des copains qui venaient squatter les quatre gros murs en granit qui servaient de maison), on  m’appelait « c’est daaaaangeuuuuureuuux », avec une petite voix nasillarde et une légère pointe de moquerie amicale. Je faisais Annie dans le club des 5, ce qui évitait le conflit avec les deux autres filles qui se battaient pour jouer Claude.

La plupart du temps je ne prends aucun risque.

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Robe plantain, comme celle ci, celle là et encore celle ci

Prise de risque minimale, robe parfaite et beaucoup portée…

Le tissu vient d’un petit magasin de Rouen au bout de la rue Eau de Robec (je crois qu’il s’appelle « dans l’air du temps »). Très joli jersey qui tient bien au lavage. Pour le bas de la robe, je n’ai pas fait de jupe cercle, mais des pans pour ne pas gâcher trop de tissu. La dentelle extensible vient de Mondial Tissu.

***

Et parfois je partais toute seule sur mon vélo, sans prévenir personne, le plus loin possible, sans réfléchir.

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Cette robe « opale » issue du livre d’Ivanne Soufflet n’était pas pour moi: taillée pour un bonnet B avec des pinces devant quasi droites… J’ai totalement hacké le patron du buste (et je suis très fière de ma prise de risque!) .

Allez, j’ai quand même convié la fille raisonnable, j’ai fait une toile du buste avant de me lancer et de couper ce magnifique chambray bio des trouvailles d’Amandine.

Je les mets les très souvent. L’une fait petite fille sage avec son col claudine sérieux,  et l’autre est plus espiègle, avec sa dentelle transparente, ses petites fleurs et l’élastique rouge façon lingerie….

Qui de nous deux serais-je demain?….

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Winter’s coming

On nous annonce l’invasion des morts vivants, le froid qui glace les coeurs, bleuit les mains, donne un teint  d’huitre oubliée depuis Noël.

L’hiver est une insulte à l’élégance et au plaisir.

Je ne laisse dépasser que le bout de mon nez rougi, que j’ai fort long, ce qui est pratique pour signaler ma présence quand je traverse le boulevard en courant au feu rouge (je suis joueuse et frileuse).

L’hiver est un dilemme permanent pour la fille qui veut rester élégante voire un peu sexy quand même, mais doit courir après le bus, trimbaler sacs et valise et garder son téléphone à proximité parce qu’elle est perdue sans sa connexion…

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Le short en cachemire remplit parfaitement sa fonction…

des poches,

un tissu très chaud qui maintient son auguste postérieur à une température tempérée,

il se porte avec des collants opaques  et une paire de chaussettes en laine planquées sous les bottes, un gros pull et un tee shirt pour l’effet oignon qui réchauffe…

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Le short en cachemire, c’est un pied de nez à l’hiver,

et l’occasion de te montrer mes fesses en plan rapproché, au prétexte de te faire remarquer comment j’ai bien pris mes mesures et que le cachemire c’est pas mal pour mouler.

Viendez les morts-vivants, je n’ai plus peur de vous :-)

Short modèle Pattern Runway, un peu simplifié (je n’ai pas fait les poches arrière, pour des raisons essentiellement de feignantise, mais je pense que la sur-épaisseur n’aurait pas été très heureuse sur le cachemire). En taille M, rétréci à la taille as usual. Le cachemire et la doublure des poches sont des restes de mon manteau. J’ai choisi ce modèle essentiellement pour son absence de pinces et le devant charmant.

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I believe

Plus j’avance en âge (en crèmes anti-rides, en tisanes soporifiques, en lunettes loupe, en soins coûteux pour cheveux …), plus je crois.

Avant j’avais des certitudes et une bonne morale, acquises grâce à un système éducatif hégémonique et performant. Je les ai jetées bien loin, je n’ai gardé que l’éthique et mes intuitions.

Et les choses prennent un sens beaucoup plus réjouissant, où le hasard n’est plus un calcul scientifique de probabilités, mais aussi une belle étoile du destin…

J’ai cousu cette robe en 3 heures, le premier dimanche de l’année 2016.

Elle devait être un petit pull pour aller avec un short, et puis non, je n’aime que les robes, et puis la météo se rafraichit, je vais plutôt faire une robe de ce magnifique molleton lurex argenté (stragier).

J’avais repéré et acheté ce patron tout simple pour quand la bise serait venue, mais j’ai longuement (au moins 3 minutes) hésité sur le tissu contrastant: fleuri, rayé, uni?

J’ai choisi le sobre, et il me restait, ô hasard, juste assez de twill de soie noir (d’une robe pas encore montrée, mais ça viendra)

40 aux épaules pour être bien au large, diminution au 38 pour la poitrine, 36 à la taille que je baisse un peu et retour au 40 sur les hanches: je ne vérifie même plus. Et bien sûr, je retire 5 cm, parce que la robe droite exige la cuisse à l’air pour éviter de faire sac.

 

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« Oh, mais tu t’es fait une robe Courrèges »…

Le jour où je l’ai porté,

on a appris son décès.

C’était une belle journée. Des rencontres et des hasards, des liens qui se créent, des idées qui émergent et qui relient les fils.

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just a game

Au début, quand tout a commencé, j’ai cru que c’était juste un jeu.

Un truc pour occuper ta vie, un divertissement pascalien.

Quand j’ai acheté ma machine, c’était un simple passe-temps de petite fille riche. J’ai fait de la musique, du théâtre un peu, du sport sans passion, mais je me suis toujours estimée sans talent particulier. Et puis j’ai deux mains gauches, dit la fille qui s’est longtemps prise pour une intello.

La couture, symbole parfait de l’activité hyper sexuée, tant dans la besogne que dans l’objet travaillé…  la mode, ce truc de snob qui habille des brindilles fardées de 3 cm de tissu pour 100 000 euros, qui  te dit qu’il te faut aujourd’hui absolument ioumeuste porter des derbies et des mocassins vernis comme dans les années 80, alors que j’ai juré au dieu de l’élégance que plus jamais je ne mettrais de paraboots vert bouteille avec une jupe marron et un pull corail. Oui j’ai fait ça dans ma vie. En cours de maths en 4e , et sans culotte en plus. Mais c’est une autre histoire.

Je ne dis pas que c’était perdu d’avance: je connaissais le potentiel de plaisir du tissu qui glisse sous ma main. A l’insu de mon plein gré, j’adore les vêtements qui mettent les corps en valeur, je les cherche, je les chine, je les observe…

Mais j’aime aussi le pain. Ca n’empêche pas la machine de moisir à la cave. Pas de patience pour la boulange.

 

J’ai cru que c’était juste un jeu. Une passion temporaire, et puis on passe à une autre.

Mais quand on pense couture au réveil, au boulot, dans la rue… quand son imagination déborde des possibles, que la réalisation elle même est un plaisir, en recherche d’apprentissage permanent, de nouvelles techniques…  il n’est pas exclu que l’on ait un peu transgressé la distraction frivole.

Quand on en vient à acheter deux mètres de pur cachemire, c’est sûr, ce n’est plus juste un jeu.

 

C’est une partie de moi.

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Manteau Quart Coat, Pauline Alice en taille 40.

Cachemire noir commandé aux tissus de Roubaix; doublure en tissu japonais acheté à Rouen rue Eau de Robec (pas de blog et pas de site…), ainsi d’ailleurs que l’entoilage parfait…

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J’ai finalement à l’usage retiré la 2e rangée de boutons.

Et puis pendant que j’y suis, j’ai aussi une bien jolie robe avec du tissu dont la main se délecte…

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T’as vu y a même une poche…

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Robe Tendances Couture Simplicity n° 16, modèle 41 en taille 40. J’ai allongé les manches, enlevé les fronces (sans avoir fait de toile, une fois le montage fait, donc un peu à l’arrache! Je le sais pourtant que mon ventre n’aime pas la fronce…), retiré 20 cm à la jupe. Le tissu est un satin de coton des trouvailles d’Amandine.

 

 

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robe de fêtes

J’aime pas Noël.

Je sais, c’est mal. En ce mois de décembre légèrement cathartique où il est de bon ton d’aller creuser dans les racines chrétiennes de notre belle nation, c’est pas glorieux glorieux de ne pas aller au concert de Noyelle du petit dernier (1/j’étais en déplacement, 2/ il a séché le concert pour aller patiner), d’attendre le 12 décembre pour acheter le sapin, après avoir tenté la manipulation mentale auprès de ma descendance nombreuse (est-il utile d’assassiner un arbre quand on ne croit plus au père Noël?…), et de clamer qu’un calendrier de l’avent, c’est aussi bien après…

N’empêche. J’aime pas Noël.  Je pourrais te proposer la posture de la vieille laïcarde bouffeuse de curé, athée et fière de sa mécréance. Le Grand Homme l’a fait avant moi. Tu me liras le psaume 28 du dictionnaire superflu à l’usage de l’élite et des bien nantis et et tu me feras trois pater et un avé. Amen.

Je pourrais te la jouer « ouais, moi tu sais, les fêtes de famille, pfff, faut se coltiner belle-maman et le cousin Victor, ça tourne à l’émeute si on parle politique et on va encore se taper les blagues foireuses de l’oncle Bernard ». En fait, le hasard et la bonne fortune font que je suis dotée d’une famille plutôt agréable, que j’aime bien les huitres et les yeux plein d’étoiles de mes neveux et nièces quand le sapin dégueule de cadeaux. Fêter Noël n’a aucun sens mais ça reste un moment chouette, tout plein de cris d’enfants, de conneries dites à table, et d’envies de faire plaisir, parce que je vous aime.

Du coup, je pourrais aussi te parler des petits chinois qui fabriquent les vilains jouets plein de cancer, du grand Kapital qui exploite ta niaiserie de consommateur compulsif, du supplice du canard gavé, hein, histoire que tu culpabilises bien de te préparer à la magie de Noyelle sans une once de réflexion sur le Mal qu’il représente.

En fait, je ne vais rien faire de tout cela. J’ai une autre raison bien plus intime, bien plus profonde.

 

Je n’aime pas Noël, parce qu’avant, j’étais un sapin.

Noyelle.

Et je profite de ce message de haine pour te montrer une petite robe. Faite il y a deux mois, pour mon anniversaire, parce que je m’aime et je me fais des cadeaux. Depuis, j’ai fait trois autres robes, 5 jupes (3 pour moi seulement :-)), un short et un manteau en cachemire, ouais. C’est pas que je ne veux pas te les montrer, hein. ils me plaisent, je les porte et je crâne avec au boulot. Mais je n’ai aucune photo (personne ne me prend en photo, sauf mon fils quand je fais des grimaces…) pas d’histoire à raconter, pas d’opinions à exprimer, pas de doubles sens et de demis mots à lire entre les lignes pour le lecteur attentif…

Et comme je tiens à ma ligne éditoriale foutraque et sans autre sens que celui de mon esprit paradoxal, qui me permet d’avoir trois abonnés et 12 visites par jour au bout de 8 ans de blog, de me fâcher avec des personnes de mon « milieu » qui devraient être mes meilleures amies, de jouer aux devinettes et aux mots cachés…. je préfère le silence…

 

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Robe Dalhia Colette Patterns coupée en taille 8, pas de modifications. 

Tissu damassé Mondial Tissu. 

L’encolure est un peu large dans le dos, j’aurais sans doute pu froncer un peu plus ou réduire les raglans, mais c’est une robe que je mets beaucoup, je m’arrange juste pour que la bretelle soit jolie :-)

 

 

 

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Evidence et pardessus

Parfois, quand on approche l’évidence, l’intrinsèque, le naturel, les mots n’ont plus beaucoup d’intérêt. Alors je vais faire court et précis, une fois n’est pas coutume…

Je sais que je ne parle plus que de chiffons, ici, je garde le reste pour moi, et pour toi qui lit entre les lignes. C’est que je suis tombée dans la couture, et je n’ai rien d’intéressant à raconter, rien qui n’ait été écrit, rien qui puisse être consensuel, intelligible, modéré et raisonnable. Le débat virtuel m’escagasse, je me voile sur les réseaux sociaux, ne reste de ma présence sur la toile que quelques ombres chinoises.

Je ne vais pas te refaire le coup de la métaphore, de l’histoire racontée à travers la trame du tissu et du fil de bâti, alors que rien n’est plus simple que le sujet du jour:

J’ai fait mon premier manteau.

j’ai trouvé le patron parfait: longueur, forme, détails, potentiel de chaleur: une évidence.

Je l’ai cousu: naturellement, tout fonctionne, tout s’emboite, rien ne cloche.

Je l’ai porté. Confortable, chaleureux, élégant.

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Il est cousu depuis un mois et demi et je n’ai pas trouvé les mots pour le présenter ici. Je cherchais l’histoire, le prétexte, la métaphore… Inutiles, il se suffit à lui même.

Manteau Quart Coat Pauline Alice, taille 40, lainage Toto. (c’est un premier jet, un brouillon, une toile…)

Tellement évidement parfait qu’une version plus luxueuse s’annonce: récidive en cachemire noir: …

 

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Ma douce…

Ma douce est une robe.

La robe de mon mois de septembre.

Tu me demandes souvent comment Elle va, c’est vrai je n’en parle plus beaucoup ici, la colère est passée. Il n’y a pas de miracle bien sûr, mais c’est un peu comme les bons vieux cycles de Kondratiev

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Y a des hauts, y a des bas, mais la courbe est globalement positive. Entre nous, j’ai mis beaucoup de douceur, moins d’exigences et moins de règles.

Tu ne me demandes pas comment Lui, il va, mais c’est normal, tu ne sais pas qu’il s’est cassé un bout de  la tête il y a 15 jours, puisque je ne l’ai pas dit ici. Dans un autre contexte, ç’aurait pu être dramatique et angoissant. Mais avec ce drôle de garçon qui positive tout, qui n’a peur de rien, qui a aimé « faire du Samu » avec une équipe très gentille, qui a fait de chouettes activités manuelles à l’hôpital, qui a gardé des copains de là bas… tout s’est passé très doucement (sauf la chute tête la première sur une prise d’escalade, et l’anesthésie générale qu’il n’a pas aimé…)

Alors je trouve que cette robe est un peu mon mois de septembre…

Robe de scène, robe de planches, inspiration XIXe siècle, un poil de romantisme, une once d’aristocratie  mais  restons prolétaire, voire anarchiste dans les manches simplifiées et la jupe débarrassée de toute fronce superflue.

Le modèle de base est Danielle, star de la blogo couture il y a deux trois ans.

J’ai osé Joséphine: la taille Empire, je ne la pensais pas pour moi, mais en simplifiant la jupe au maximum, ça passe finalement…

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J’ai gardé le haut, que j’ai fait en taille 40 (pour le bonnet), comme d’habitude en réduisant de 2 cm les côtés (pour s’adapter à mon petit thorax…). J’ai rallongé les manches, et commencé à les faire en ballon comme sur le modèle, et là il ne me manquait que la couronne, alors je les ai démocratisées un peu. J’ai descendu la taille de 4 cm et cousu la ceinture au minimum des marges pour garder de la largeur…

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La jupe est sans fronces, sans plis: je me suis servi du patron de cette robe, et ça tombe bien, les pinces sont piles en face, devant et dans le dos.

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Pas totalement satisfaites de mes manches qui « tirent » un peu sur l’arrière, du coup j’ai mis une fermeture en dentelle pour égarer les yeux…

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Alors je l’appelle « ma douce ». Parce son velours à la couleur indéfinissable rend son toucher câlin, parce qu’elle s’inspire d’un septembre riche en émotions, et pourtant calme, posé, infiniment heureux des tours joués sur la scène de sa petite existence…

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être et devenir

J’ai entrepris la couture quand j’ai commencé à me connaitre, peut être un peu à m’apprécier. La taille 42, le standard, la norme et le moule, ce n’était pas (plus?) mon reflet.

J’ai commencé la couture comme je suis: pragmatique, organisée, rationnelle, prévoyante. La finalité était l’objet: je cousais pour un résultat, adapté à moi, à la saison, au reste de ma garde robe.

Est ce l’âge, les aléas de la vie? Petit à petit je m’éloigne de la raison. Le résultat est quasiment secondaire, tant pis si je ne porte pas, tant pis si c’est raté. Je couds pour le plaisir de coudre, de tester, d’assembler… Plaisir intellectuel d’imaginer (j’suis pas douée avec un crayon mais le dessin est dans ma tête en 3D…), plaisir presque charnel de toucher et bâtir.

Tu vois cette robe?DSC_1560

J’en avais juste envie. La douceur du tissu, le décolleté en coeur de la précédente que je voulais ajuster…

Alors je l’ai faite. Rien de rationnel dans le fait de coudre une énième robe d’été au mois de septembre. Je l’ai mise une fois. Plaisir de vaincre le tissu qui glisse et de virevolter dans la robe qui était dans ma tête.

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Détails techniques:encore patron Kim Dress By Hand London en taille intermédiaire (8/10) , que j’ai resserré au niveau de la poitrine et de la taille. (couture à 2 cm sur les côtés, mais j’ai gardé les mêmes marges sur les découpes poitrine pour garder l’ampleur du bonnet…). Pour abaisser la taille que je trouve un peu haute sur la précédente robe, j’ai ajouté une ceinture de 5 cm, et toujours une robe demi cercle mais sans pli cette fois.

Tissu en voile soie coton Etoffes des héros.

See you soon, robe de plaisirs….

 

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Intuitions

Je me connais trop bien. Je le savais, je l’ai regardé, je l’ai vu, je l’ai lu, je l’ai senti.

Un regard et l’avenir (ou le passé, ou le présent…)  s’écrit dans ta tête dans la seconde.

Je sais que j’ai rencontré, par hasard et sans l’avoir cherché, un patron compatible, une coïncidence parfaite pour mon anatomie, mais aussi pour la conception que je me fais de la robe…

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J’hésite.  Il est cher, il est loin, il n’est pas disponible.

Est ce que je le veux vraiment, et l’ai je vraiment vu, puis je  faire confiance.. à mon intuition? Est ce que je prend le risque?

Un hasard. Je l’ai un peu cherché, mais je l’ai trouvé finalement. A l’ancienne, il est arrivé par la poste, tout simplement.

Je l’ai reçu, tout est allé très vite. En trois jours elle était accomplie. Il n’y a rien de raisonnable là dedans: une robe d’été de la fin août, c’est juste pour la passion de la robe. Y aura t-il une suite, d’autres projets, adaptés à la saison? Vais je l’explorer, en faire le tour, m’en lasser, être déçue?  Qu’importe, c’est pas calculé. Je la porterais juste pour m’imprégner des derniers rayons du soleil, peut être plus jamais, peut être longtemps encore …

C’est de la couture irréfléchie, sans doute un peu passionnelle.

Mon intuition ne s’est pas trompée; on était connectés, compatibles et accordés.

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Une version légère, fleurie et virvoltante pour profiter du tourbillon d’la vie et pourquoi pas de l’été indien, s’il le veut bien…

Robe Kim Dress By Hand London taille entre 8 et 10 (mathématiquement ça devrait faire 9, mais géométriquement y a pas : j’ai tracé entre les 2 tailles puisque mes mensurations sont entre les 2.) Bon, le 8 aurait sans doute suffit…

Tissu fleuri super gai et tourbillonnant des tissus Saint Pierre, doublure en voile de coton tout doux. J’ai modifié la jupe. La fronce et moi on n’est pas copines, par contre j’adore les jupes cercles dans le biais qui dansent. J’ai fait deux pinces devant pour une réminiscence des années 60, qui m’inspirent en ce moment…

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