Dimanche à la messe…

Coudre les patrons « C’est Dimanche », c’est quand même un sacré paradoxe. ça fait deux fois que je me laisse tenter, et ça me fait toujours le même effet.
Pendant, c’est génial. On a l’impression d’être un génie de la couture, on est prête à changer de métier, postuler chez Jean Paul, tellement tout roule à la perfection. On est parfois surprise par les explications, et des façons d’agencer les morceaux différentes, mais bien pratiques, finalement, tiens donc, j’y repenserai, quand je serai plus grande et que je saurai faire des vrais patrons moi-même. On a le sentiment d’avoir trouvé le tissu idéal pour ce modèle, on s’imagine en train de frimer sur le blog, avec le gros titre « je suis géniale », et c’est pas la peine d’essayer de me contredire.

Je vous montre donc:
Brooklyn_3  Brooklyn_4

Brooklyn_5

Patron Brooklyn C’est Dimanche taille 10 ans, pour Hela, 10 ans dans 3 mois (naaaaaaaaaaaaan…. pas déjà!!!). Tissu de mon fournisseur officiel  ( Etoffe des Héros, le tissu appartient à la blogueuse qui se lève tôt), et biais satin de la mercerie vieille France de ma ville (avec le comptoir géant qui interdit de toucher, la vieille dame au dentier et la machine à compter comme celle qu’avait ma marraine et même qu’elle me laissait jouer avec!!!)

Cette robe est une commande d’H qui voulait une « robe de concert » comme les grandes. Évidemment, ça ne lui servira pas beaucoup pour courir, grimper aux arbres et faire la course à vélo avec ses frères. Autant dire que j’ai passé mon Dimanche sur un truc qu’elle mettra trois fois dans l’année! En même temps, faisait trop chaud pour faire autre chose (à part les urgences climatisées pour une entorse de pouce…)

Et une fois passée l’extase, y a eu l’essayage, et comme la dernière fois, j’ai eu ce vague sentiment que bon, oui, c’est beau, oui, ça taille bien…
Brooklyn_2  Brooklyn_1

…. Mais ce sera surtout parfait pour un concert en église, quoi…
(j’ai déjà diminué la hauteur de l’encolure, et avec 3/4 cm en moins, ça lui donnerait quand même un peu plus de… féminité, non?)

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La complainte du découvit…

Vous l’entendez, son râle de dépit? Ses geignements de colère? Son grognement d’insatisfaction?
Le découvit, faut expliquer, aux non couseuses. Le découvit, c’est ce petit outil.

d_couvit
Moi j’en ai deux, un dans la machine à coudre, l’autre qui vadrouille ça et là au gré des humeurs. Sans le découvit, la couseuse du Dimanche pleure. Avec, elle grogne, elle jure, elle défait, puis refait. ça permet, comme son nom l’indique, de découdre. Vite. Enfin à peu près… Et bien, enfin… à peu près aussi (il en a entendu des jurons, ce p**** de découvit qui s’est gouré de fil à casser, hein…)

Pourquoi qu’il pleure, mon découvit?…
Parce qu’il est quasiment au chômage technique!
Rendez vous compte, sa patronne a découvert les patrons « C’est Dimanche »….
Enfin, découvert, c’est un bien grand mot, Alexandra, ça fait longtemps qu’elle avait donné le tuyau, dès le premier patron acheté, mais la patronne, elle hésitait, trop … classique? large? Difficile à mettre?… Sais pas trop en fait, une drôle d’impression…
Et puis à force d’en voir, elle en a commandé.
Une « vareuse »… Déjà, rien que le mot, la patronne, elle aimait pas trop, parce que quand on a habité 20 ans au bord de la mer, la vareuse, ça représente l’accessoire du parisien en vacances, aisément repérable   à sa marinière, son ciré jaune, et sa botte aigle. Choses que bien sûr, les autochtones ne mettent jamais, sauf exceptionnellement pour aller pêcher les étrilles, ou faire un tour dans le bateau… Pas 100% convaincue par le modèle, mais les patrons garçons sont déjà tellement difficiles à trouver, ne pas faire la fine bouche…
Il a fallu trouver le tissu qui va bien, ni bleu, ni jaune, ni à rayures… Un coup de cœur Etoffes des Héros (métis lin/coton épais), qui en passe de devenir mon fournisseur officiel… Le tissu appartient à la blogueuse qui se lève tôt…
Et se mettre au boulot. Avec tout de même un certain stress. Elle a tellement lu partout que ces patrons étaient hyper bien taillés, elle a tellement craché dans la soupe des patrons en vogue. Imaginez, qu’elle se plante, c’t’ honte, c’t coup à l’égo surdimmensionné de néo couseuse du Dimanche autodidacte, que ça lui ferait! Et vlan!

Et là, la patronne a eu comme une révélation, avec le patron de soeur Alma… Y a pas, soeur Alma est inspirée.
Parfaitement expliqué, parfait, tout tombe pile poil, c’est magique! (ou divin peut être…).

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Le découvit, chômiste, qu’il va devenir, si tous les patrons sont taillés ainsi!!!!

Heureusement pour lui, la patronne est quand même un peu une quiche…

D’abord, elle a choisi « la taille au dessus », 8 ans, pour le haricot, c’est un peu large. Elle n’a pas osé toucher aux marges de coutures, pour une première! (circonspecte, d’abord, sur la marge de 0,75, et finalement, c’est vachement facile!)

glasgow3  glasgow4

Et surtout, elle a posé sa parmenture à l’envers, ouf, le métier de découvit n’est pas prêt de se délocaliser malgré la crise…

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