explorations temporelles #1

Je t’ai dit qu’il y a longtemps, très longtemps, j’étais prof d’histoire?….

Oui je crois. D’abord je radote, je me répète, je ressasse. C’est le principe du blog, exutoire à névroses obsessionnelles :-)

Ensuite, un jour, effet collatéral de la loi Travail, cet élément de mon identité m’a été retiré, comme ça, brutalement… parce que j’avais fait le choix d’aller voir du pays en dehors de l’école : « rayée des cadres de l’éducation nationale », je suis. Je n’ai jamais passé le concours, et j’ai balayé 14 ans de ma vie professionnelle. Entends tu la petite musique de Brazil?….

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Reprogrammée dans la vraie vie du Travail, il me reste quelques scories sur le disque dur.

En cousant cette robe, je m’imaginais Lucie s’habillant le matin pour donner cours à ses élèves. Lucie courant dans les rues de Lyon.

Je me voyais en cours, avec ma robe, pour parler de la vie quotidienne dans les années 40 et l’illustrer par l’image….

Je me disais qu’aujourd’hui je serai bien meilleure prof qu’il y a 10 ans, parce que j’ai beaucoup appris ailleurs et que j’ai débridé mon imagination…

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Robe 40’s Tea dress Sew over it.

Taille 8

Tissu lainage très doux (coupon d’un mètre 50… j’ai pas aligné les raccords pour ne pas perdre un miette de tissu)

La parmenture et les manches sont en velours côtelé gris (chutes) et c’est là que tu es contente d’avoir un gros stock de chutes, quand ton métrage est insuffisant!

Quelques modifications : j’ai rallongé les devants et dos de 3cm et réduit pas mal (3 cm) la largeur dos en ajustant la fermeture éclair.

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« il est où mon crayon? »

Cet été, sans son soutien physique et moral (et sans son crayon), je serai morte enterrée sous 20 litres de peinture, 3 camions et 20 rouleaux de papier peint.

J’ai les mots un peu courts et timides pour dire l’amitié. Et puis point besoin d’en faire plus puisqu’elle est évidente.

(on va pas se faire la bise non plus, pouah quelle horreur :-))

J’ai juste cousu. (lentement)

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J’ai tenté d’aligner aussi bien les rayures que les laies de mon papier peint …

Manteau Quart Coat Pauline Alice, tissu Aux fils conducteurs (don de provenance inconnue) et doublure Toto.

Thank’s partner. oups, ton crayon l’est dans ma poche :-)

 

 

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Telos ou le cul bordé de nouilles

C’est le prénom de mon con de chat. Pas seulement parce que les noms en -os ça fait intello qu’a fait du grec en khâgne. Mais aussi pour rendre hommage à ma chance insolente qui me suit depuis que je suis née.

D’ailleurs dès que je suis née. « juste à temps » à ce qu’il parait.

Quand, à peu près à cet âge là, j’ai voulu me noyer dans le lac, IMG_4943.JPG

Y avait moman attentive pas trop loin,  et des couettes de transport à mes cheveux .

Quand je suis allée au Danemark, c’était la canicule.

Et au mois de juillet, pour ma dernière réunion à Paris, j’ai eu le temps de passer chez Mode et Travaux, il restait un coupon de ce truc improbable. Si c’est pas de la veine, ça….

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Coup de bol, je venais juste de découvrir « sew over it » et ses super patrons de robes parfaitement adaptés à mon fessier. (et au reste aussi, mais le fessier, c’est le plus compliqué).

Et hop, une Eve Dress qui a éclairé mon été de ses sourires pétillants. Inutile de te dire que je n’ai pas fait de toile puisque le destin veille.

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Eve Dress en taille 10 et tissu polyesterpascher improbable de chez Modes et Travaux (jsuis hippie, je vous ai dit). Je t’avoue que je lui rajoute souvent un petit top noir car si elle sied parfaitement à mon fessier, elle laisse à  mon buste une aisance que d’aucuns peuvent trouver impudique.

Merci donc à ma bonne étoile d’avoir mis cette robe sur mon chemin. Entre autres.

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Années quarante…

Années quarante…

Ce sont les mal-aimées.

Les années barbares, les années démunies, où la frivolité n’a plus de place face à l’inhumanité.

La mode s’appauvrit, les robes se raccourcissent, les tissus s’affadissent.

Boss habille les nazis, Coco collabore.

Les femmes dessinent des bas sur leurs jambes,  raccourcissent leurs robes et recyclent tout ce qui se coud.

La mode des pauvres, des astucieuses, des débrouillardes.

Aujourd’hui je me sens very fortie ‘s. Pour a lot of reasons.

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J’avais un magnifique coupon de 3 mètres de shwe shwe de Marie. Dealé en échange d’une paire d’espadrilles de Barcelone (juste l’impression d’un échange pas totalement équitable, mais j’espère bien me venger un jour quand je serais sortie des fortie’s…)

J’ai cherché longtemps le patron, jusqu’à l’évidence….

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Comme je suis en pleine période fortie’s, je manque un peu de temps alors j’ai coupé direct sans faire de toile. En taille 10. Et comme je suis un peu zazoue aussi, j’ai tout fait en coutures anglaises, histoire que ça fasse bien mal si ça rentre pas entre les lignes de démarcation.

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(t’as vu comment il est beau à l’envers aussi le shwe shwe?)

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j’ai pas tenté le raccord, c’était trop charrette avec la laize en 90. La fermeture invisible est posée sans pied pour cause de pénurie, et je ne l’ai jamais aussi bien posée je crois :)

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Moralité: le tissu est parfait pour les 40’s et j’adore le tombé qu’il lui donne. A refaire (en lainage confortable par exemple) je descendrai la poitrine de 3 ou 4 cm, mais ce n’est pas choquant.

En bref, c’est ma robe préférée, celle qui mélange toutes mes époques et est à la croisée des passés, présents et avenirs.

 

 

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Robe Toulouse pour défi Normand

Ce week end, je suis allée à Toulouse.

J’aurai pu te mettre la chanson dédiée mais non, c’est celle ci qui me vient à l’esprit quand je pense à ce que j’y ai pris/appris…

J’y ai mis ma robe du défi Normand…

Le défi Normand, c’est le meilleur du web, qui fait naitre des communautés, se rencontrer des personnes complètement différentes dans le respect et la bienveillance.

Mélanie explique tout ça très bien, allez donc cliquer sur son blog (et regardez un peu son immense talent et sa créativité incroyable!), et en même temps chez toutes les copines en lien!

Ce que j’adore dans ce défi, c’est la façon dont la créativité de chacune s’exprime totalement différemment et révèle nos personnalités.

So sexy pour la mienne on a dit. Ah ouais?

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Cette robe est une grosse bidouille comme d’habitude, à partir d’un patron Mc Calls fort retouché (M7241).

J’ai creusé l’encolure, rajouté un col Claudine, tout doublé, cintré….

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En vrai, avec un petit peu de repassage, le col ne remonte pas , mais j’étais pressée de faire les photos!

Tissu Défi Normand Toto (version à pois rose) et coupon de popeline de la cave qui pue  de Toto Rouen (j’adore l’imprimé)

 

 

 

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le temps des chemises…

Petite, et même ado, j’ai abusé de la chemise à fleurs.

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Et puis un jour, j’ai arrêté. Pas les fleurs, mais les chemises. Je ne savais plus les porter, ou bien c’est elles qui ne savaient pas me flatter (trop grandes aux épaules, serrées au buste, rentrée dans le pantalon, sortie, moulante ou loose?… trop de questions existentielles alors qu’une robe c’est si facile…).

Quand j’ai commencé à coudre, je me suis toujours dit que quand je serais grande, je ferais des  chemises…. et puis j’ai cousu des robes, des robes et encore des robes.

La chemise, qu’elle soit pour homme ou femme, c’est un peu l’everest de la couture, tu sais. 12 000 pièces difficiles à couper, qui doivent tomber au millimètre, et je ne te parle pas du serrage de fesses quand tu piques tes fentes de poignet et les coutures anglaises arrondies… C’est long, ça sent les larmes et la sueur, et ça se voit à peine quand tu la portes, sauf si c’est raté!

Alors évidement j’ai attendu. D’avoir envie, de trouver le bon patron, le bon tissu.

J’ai commencé par moi.

J’ai la tentation d’en faire d’autres, j’ai eu des appels du pied, il y a quelques amies que j’ai bien envie de couvrir de tissu façonné de mes petites mains… Mais j’ai tellement peur de rater, du machin informe à peine valable pour aller sortir les poubelles, de t’aurais mieux fait d’aller acheter un truc potable plutôt que de passer 10h sur ton bout de tissu… que je suis un peu paralysée … Peut être un jour je n’aurais plus la trouille de ne pas y arriver?…

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Chemise Mélilot de Deer and Doe en 40

Tissu soie Les coupons Saint Pierre (trempée dans la maïzena avant la coupe, technique vraiment efficace pour éviter le tissu qui glisse).

J’adore ma chemise, mais je n’ai pas encore réglé deux trois questions existentielles (rentrée? sortie? avec un pull, un jean, une jupe?)…

Je m’en vas me coudre une robe, tiens, c’est moins compliqué pour mon petit cerveau !

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Sex bomb (or not)

En cette merveilleuse journée des droits des femmes, dont je me battrais fort les couilles si j’en avais, j’ai une petite histoire drôle à vous raconter.

Il y a peu, j’ai été contactée sur Facebook par un monsieur à l’allure totalement normale et polie, « ami » de deux de mes contacts, qui cherchait désespérément et pour une raison que j’ignore, une homonyme. Je l’ai aimablement détrompé sur la personne, et l’ai laissé dire qu’il me trouvait charmante. J’aurais pu lui répondre qu’en réalité je suis un gros thon malaimable et que je trafique toutes mes photos, mais ça n’avait pas beaucoup d’intérêt. A la question suivante qui était « tu fais quoi dans la vie », j’ai aussitôt dégainé mon « je suis mariée et j’ai trois enfants », qui en général calme direct le baveux dragueur.

Après quelques heures de répit, je pense le fâcheux échaudé par l’ampleur de ma progéniture. ‘las, il revient à la charge…

avec un « Et c’est quoi la taille de ton buste? », direct, là comme ça. Ouais. Comme au collège il y a 30 ans (enfin au lycée pour moi, parce qu’au collège, j’en avais point, des seins)

Un peu estomaquée, je commence par ne pas répondre. Puis insistant, il propose un 90 C.

Petit joueur.

Je dis alors que je ne répondrais pas à cette question. Poliment comme ça.

Je t’avoue avoir été bien tentée par un « Et toi, la taille de ton pénis, c’est quoi?« . Voire même de lui envoyer le lien de la boutique où j’achète mes sous-vêtements: « hé ouais, vieux, les grosses poitrines, c’est comme les grosses bagnoles, ça coûte une blinde à l’entretien ».

Mais j’ai pas osé. Il aurait pu prendre ça comme une ouverture, l’andouille.

Ce n’est qu’à la 3e tentative que je l’ai envoyé péter, précisant que je parlais suffisamment bien français pour estimer avoir été comprise et que par conséquent ses questions devenaient un peu lourdingues.

J’aurais pu expliquer que ma taille de sous-tif se trouvait partout sur le net, vu que c’est une problématique forte dans mon activité de couturière: faire rentrer la viande dans le torchon. Explore un peu les pages noircies de ce blog, tu le trouveras bien mon 85D.

Que c’est le simple fait de poser la question qui rend la conversation désagréable et intéressée, orientée vers mon corps uniquement sexué.

Que j’expose mon corps comme ma taille de sous-tif, parce que je n’ai rien à cacher, et pas parce que je veux coucher avec tous les frustrés de la terre. Parce que, comme tout un chacun, je préfère qu’on ne me trouve point trop laide. J’ai eu suffisamment du mal à l’accepter, ce corps que j’ai un peu malmené et planqué des regards concupiscents, alors maintenant qu’on est assez potes lui et moi, tu vas éviter de me faire culpabiliser d’en avoir été doté.

C’est pas bien grave, cette question. C’est « moins pire » que le mec qui te suit dans le métro. Il répondra qu’il ne « pensait pas à mal ». Ben voyons. Et moi si je te demande la taille de ta bite, ça n’a rien à voir avec la choucroute, c’est juste pour mes statistiques personnelles.

Alors que les choses soient claires, l’ami. Tant mieux que ça te plaise. Tu peux même fantasmer tout seul dans ton coin sur une hypothétique sex bomb, mais tu le gardes pour toi. Moi je ne veux pas de ton regard, ni de ta question qui me ramène à l’objet et qui ne te choque même pas.

Si je veux !

Du coup ça tombe bien qu’on en parle, j’ai une robe de nonne à te montrer :-)

Une robe en laine, pas moulante, pas décolletée.

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Robe féministe du jour Arum Deer and Doe en taille 40 (sans doute en 38 à la taille, mais j’ai découpé le patron il y a fort longtemps, je ne sais plus)

Manches rallongées de 20 cm parce que c’est dommage ces manches trop courtes sur le patron. Le tissu est une magnifique flanelle de laine Etoffes des héros. 

 

Avant de retourner au couvent expier ma très grande faute de tentatrice,  et méditer sur les droits des femmes , je t’offre une magnifique citation de mon auguste soeurette, dont les protubérances mammaires, fort agréables à l’oeil, attirent néanmoins des regards cupides.

(le couillon dans la rue qui se croit spirituel): « C’est à vous tout ça? » 

(ma soeur, qui est très spirituelle ): « Nan, je les ai loués »…

 

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Duplicité


M « qui de nous deux »

 

J’ai toujours été un peu duale comme fille.

Raisonnable, sérieuse, prudente, calme et posée.

Quand la smala des gosses partait à l’aventure dans la campagne limousine (il y a avait mon frère et ma soeur, et les enfants des copains qui venaient squatter les quatre gros murs en granit qui servaient de maison), on  m’appelait « c’est daaaaangeuuuuureuuux », avec une petite voix nasillarde et une légère pointe de moquerie amicale. Je faisais Annie dans le club des 5, ce qui évitait le conflit avec les deux autres filles qui se battaient pour jouer Claude.

La plupart du temps je ne prends aucun risque.

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Robe plantain, comme celle ci, celle là et encore celle ci

Prise de risque minimale, robe parfaite et beaucoup portée…

Le tissu vient d’un petit magasin de Rouen au bout de la rue Eau de Robec (je crois qu’il s’appelle « dans l’air du temps »). Très joli jersey qui tient bien au lavage. Pour le bas de la robe, je n’ai pas fait de jupe cercle, mais des pans pour ne pas gâcher trop de tissu. La dentelle extensible vient de Mondial Tissu.

***

Et parfois je partais toute seule sur mon vélo, sans prévenir personne, le plus loin possible, sans réfléchir.

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Cette robe « opale » issue du livre d’Ivanne Soufflet n’était pas pour moi: taillée pour un bonnet B avec des pinces devant quasi droites… J’ai totalement hacké le patron du buste (et je suis très fière de ma prise de risque!) .

Allez, j’ai quand même convié la fille raisonnable, j’ai fait une toile du buste avant de me lancer et de couper ce magnifique chambray bio des trouvailles d’Amandine.

Je les mets les très souvent. L’une fait petite fille sage avec son col claudine sérieux,  et l’autre est plus espiègle, avec sa dentelle transparente, ses petites fleurs et l’élastique rouge façon lingerie….

Qui de nous deux serais-je demain?….

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I believe

Plus j’avance en âge (en crèmes anti-rides, en tisanes soporifiques, en lunettes loupe, en soins coûteux pour cheveux …), plus je crois.

Avant j’avais des certitudes et une bonne morale, acquises grâce à un système éducatif hégémonique et performant. Je les ai jetées bien loin, je n’ai gardé que l’éthique et mes intuitions.

Et les choses prennent un sens beaucoup plus réjouissant, où le hasard n’est plus un calcul scientifique de probabilités, mais aussi une belle étoile du destin…

J’ai cousu cette robe en 3 heures, le premier dimanche de l’année 2016.

Elle devait être un petit pull pour aller avec un short, et puis non, je n’aime que les robes, et puis la météo se rafraichit, je vais plutôt faire une robe de ce magnifique molleton lurex argenté (stragier).

J’avais repéré et acheté ce patron tout simple pour quand la bise serait venue, mais j’ai longuement (au moins 3 minutes) hésité sur le tissu contrastant: fleuri, rayé, uni?

J’ai choisi le sobre, et il me restait, ô hasard, juste assez de twill de soie noir (d’une robe pas encore montrée, mais ça viendra)

40 aux épaules pour être bien au large, diminution au 38 pour la poitrine, 36 à la taille que je baisse un peu et retour au 40 sur les hanches: je ne vérifie même plus. Et bien sûr, je retire 5 cm, parce que la robe droite exige la cuisse à l’air pour éviter de faire sac.

 

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« Oh, mais tu t’es fait une robe Courrèges »…

Le jour où je l’ai porté,

on a appris son décès.

C’était une belle journée. Des rencontres et des hasards, des liens qui se créent, des idées qui émergent et qui relient les fils.

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just a game

Au début, quand tout a commencé, j’ai cru que c’était juste un jeu.

Un truc pour occuper ta vie, un divertissement pascalien.

Quand j’ai acheté ma machine, c’était un simple passe-temps de petite fille riche. J’ai fait de la musique, du théâtre un peu, du sport sans passion, mais je me suis toujours estimée sans talent particulier. Et puis j’ai deux mains gauches, dit la fille qui s’est longtemps prise pour une intello.

La couture, symbole parfait de l’activité hyper sexuée, tant dans la besogne que dans l’objet travaillé…  la mode, ce truc de snob qui habille des brindilles fardées de 3 cm de tissu pour 100 000 euros, qui  te dit qu’il te faut aujourd’hui absolument ioumeuste porter des derbies et des mocassins vernis comme dans les années 80, alors que j’ai juré au dieu de l’élégance que plus jamais je ne mettrais de paraboots vert bouteille avec une jupe marron et un pull corail. Oui j’ai fait ça dans ma vie. En cours de maths en 4e , et sans culotte en plus. Mais c’est une autre histoire.

Je ne dis pas que c’était perdu d’avance: je connaissais le potentiel de plaisir du tissu qui glisse sous ma main. A l’insu de mon plein gré, j’adore les vêtements qui mettent les corps en valeur, je les cherche, je les chine, je les observe…

Mais j’aime aussi le pain. Ca n’empêche pas la machine de moisir à la cave. Pas de patience pour la boulange.

 

J’ai cru que c’était juste un jeu. Une passion temporaire, et puis on passe à une autre.

Mais quand on pense couture au réveil, au boulot, dans la rue… quand son imagination déborde des possibles, que la réalisation elle même est un plaisir, en recherche d’apprentissage permanent, de nouvelles techniques…  il n’est pas exclu que l’on ait un peu transgressé la distraction frivole.

Quand on en vient à acheter deux mètres de pur cachemire, c’est sûr, ce n’est plus juste un jeu.

 

C’est une partie de moi.

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Manteau Quart Coat, Pauline Alice en taille 40.

Cachemire noir commandé aux tissus de Roubaix; doublure en tissu japonais acheté à Rouen rue Eau de Robec (pas de blog et pas de site…), ainsi d’ailleurs que l’entoilage parfait…

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J’ai finalement à l’usage retiré la 2e rangée de boutons.

Et puis pendant que j’y suis, j’ai aussi une bien jolie robe avec du tissu dont la main se délecte…

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T’as vu y a même une poche…

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Robe Tendances Couture Simplicity n° 16, modèle 41 en taille 40. J’ai allongé les manches, enlevé les fronces (sans avoir fait de toile, une fois le montage fait, donc un peu à l’arrache! Je le sais pourtant que mon ventre n’aime pas la fronce…), retiré 20 cm à la jupe. Le tissu est un satin de coton des trouvailles d’Amandine.

 

 

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