La fête du sleep

C’est le printemps, les zoizeaux chantent, les jeunes filles exhibent leurs formes généreuses et leur peau laiteuse. Les images des premiers petits petons dans l’eau glacée remplacent les images de la barbarie, et on oublie presque, dans ce royaume de l’émotionnel non distancié, que dans le sud, ils ont soif et que dans 4 semaines on vote.

Une crise? Des programmes politiques? Des usines qui ferment, des hôpitaux en déficit, des établissements scolaires en dérive? De la Culture que l’on massacre, pour éviter de la partager? Où ça? Il fait beau et la Bête est morte… Pourquoi faudrait-il réfléchir?

Comme je suis tendance, je m’adapte. Je pourrais vous parler d’Hela qui va mieux, de la lettre pas piquée des hannetons envoyée à son principal, des choix compliqués pour l’année prochaine, mais bon, ça demande un peu de réflexion, de distanciation, ça ne vaut pas une bonne sieste au soleil.

Je suis contente, aussi qu’il fasse beau. La lumière est jolie, et on peut coudre plus longtemps, le soir, sans se fatiguer les yeux.

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Edredon cousu un peu comme ça (mais pas complètement, j’ai choisi de mettre plutôt une ouatine que de me taper le bourrage…), tissus Scarlett et Marguerite pour les imprimés, et drap ma grand tante Simone passé au Dylon chocolat (en ne mettant pas tout le paquet pour avoir une teinte plus claire)

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Pour le coussin, c’est aussi de la récup de napperon de ma grand-tante, et zou…

J’ai gardé la bordure ajourée pour le dos…

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(han, c’est pas repassé…)

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Et ça plait beaucoup aux bestioles de la maison.

Voilà. C’était mon billet de saison. Mais comme vous n’êtes pas des français moyens collés à l’Information décervelante, vous ne serez pas dupes. Les combats continuent malgré les barbecues.

 

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parole de candidose

… Quand la politique sent le moisi.

La vidéo raccourcie, celle que vous voyez sur le message précédent, est accessible uniquement par lien. Ce qui fait que vous pouvez encore la regarder.

Celle qui était sur dailymotion a été supprimée en moins d’une heure. Ça doit trop se voir, là, qu’il ne répond pas à la question. C’est pas bon pour la communication. On pourrait croire « qu’il n’en a rien à foutre », comme des lacrymos sur les syndicats…

Par contre, c’est agréable de se trouver l’air niais et souriant (si si, on m’y voit une seconde… ) sur le site de l’UMP. C’est curieux, notre demande à dailymotion pour retirer la vidéo, elle, n’a pas abouti. Dans l’ambiance petits fours et champagne de la fin d’émission, avec des vrais gens fatigués, grisés, enfiévrés  de leur expérience extraordinaire, le film ne garde que les extraits positifs. Pas ceux où l’on entend que le candidat n’a pas répondu aux questions.

Pour info, notre « Docteur » offre un livre au président. Un livre intitulé « l’hôpital en réanimation », que vous pouvez trouver ici, et qui fait le bilan de ces dernières années de réformes hospitalières.

Il est signé: » l’avenir commence par la connaissance. » C’est dommage que la caméra n’ait pas été jusqu’à zoomer sur la dédicace. Le sens eût été quelque peu différent.

 

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Parole de Candide

Etape 1: devenir un « Français ».

 Vous savez ce que c’est qu’un « Français »? C’est un vrai gens, qui a des problèmes quotidiens qui l’emmerdent, genre putain de bordel kicékicéencore garé sur ma place, genre j’ai pas eu le temps de faire les courses y a rien à bouffer, on fait quoi, c’est toi qui va à la réunion parents profs, et tu sais que j’ai vu un chou fleur bio à 7 euros, t’imagine, 50 balles le chou fleur, ça fait cher pour péter toute la nuit.

Du coup, le vrai gens, il connait les vrais problèmes qui intéressent les Français. Pas comme ce gotha politico-médiatique parisien qui se se gargarise de polémiques ethnocentrées. Le vrai gens va poser les vraies bonnes questions qui parlent aux vrais Français.  Le vrai gens est donc la proie idéale pour l’animal politique en chasse de voix. C’est lui qu’il faut bouffer.

 Comment tu deviens un « Français »? C’est étonnant. Et varié, sans doute. Ici c’est venu par un didamdam didamdam (je fais bien le téléphone, hein?).

« -Bonjour, c’est TF1, vous voulez être un vrai gens?

-Heu… Mais heu, pourquoi moi, qu’IL dit?

-Ben vous êtes passé au journal de Pernaut l’année dernière » (oui, pendant la grève, celle là, vous vous souvenez? Y avait une journaliste qui était venue chercher de l’image au cazou les pompes à essence se remplissent… Pas de bol, elles se sont vidées à mort, « prenant en otage » tous ces pov’ travailleurs et travailleuses qui se lèvent tôt, et y avait plus de place pour Doug Ross. Bon, il est passé deux mois après quand y avait plus rien à défendre, mais fallait écouler le stock de bande. Pis bon, Rouen c’est quand même la Province, Perno-compatible donc, surtout en coupant toute référence à un quelconque mouvement syndical …)

C’est comme ça qu’on choisit les vrais gens. Doit falloir se coltiner quelques milliers d’heures  des sabots de la Lozère et la tarte au sucre de mémé Germaine, et dire qu’ils rêvaient de couvrir les conflits internationaux et de crapahuter dans la boue…

 

2e étape: Les Ploucs à TF1

 Le vrai gens est aussi un plouc dans l’âme. D’abord il habite en Province, donc loin.

Pour venir à la Kapitale, il faut lui en mettre plein la vue, et faut avouer qu’ils savent bien y faire, à TF1.

Mercredi, le didam dam didamdam.

Jeudi matin, réception des 2 Allers Retours en 1ère classe, réservation du taxi, de l’hôtel avec plein d’étoiles. La fille qui travaille dans la Fonction Publique, et qui indemnise grassement ses intervenants (tout seul, hein, bobonne ne vient pas avec…) à 60 euros la nuit, interdit le taxi, et dit « nan, désolée faut tout avancer et on vous rembourse heu… 1 mois après » en sachant très bien qu’il y a 90% de chances que le délai soit triple, se dit que tiens, dans le public, on jette pas trop l’argent par les fenêtres, hein… Mais c’est sûr, c’est plus convivial…

En même temps, on reçoit le déroulé de la journée. Déjeuner avec la présentatrice vedette et les rédac’ chefs, visite de l’Enterprise, briefing, maquillage… Les ploucs se prennent en photos dans le studio du 20h, s’amusent comme des petits fous à regarder les caméras qui  ressemblent à des crocodiles, et font même semblant d’être monsieur et madame Président devant la photo de l’Elysée ! Des vrais vrais gens. Les journalistes sont très gentils, parlent beaucoup, ou peu. On a l’impression d’être des vrais gens très intéressants. Les vrais gens doivent être à l’aise, et tout est mis en œuvre pour cela.

 

3e étape : l’émission.

 Tous les 5 cm, un gorille avec son petit tire bouchon dans l’oreille. Tu peux pas sortir pour aller pisser sans tes trois gorilles. Dans le public, des vrais faux gens choisis par la sécurité. Une heure avant, le vrai gens spécialité santé s’en va sur le plateau, abandonnant son accompagnante devant un grand écran pour suivre l’émission à la télé… Dans la salle des accompagnants, c’est un peu tendu, chacun craint le faux pas, le bégaiement, le manque de temps de parole. Tout le monde s’emmerde pendant Schengen. L’accompagnante qui voit passer son héros en dernier est liquide, mais moins que la chemise du candidat. Elle est contente, elle le trouve beau (heu… pas le candidat…), à l’aise, c’est dommage qu’il n’ait pas eu le temps de rebondir sur la non-réponse du candidat.

 

Le candidat vient saluer les vrais gens et leurs compagnes. Gentleman. Petit, mais gentleman.

Les journalistes sont là aussi. L’ambiance est bon enfant, un peu comme après une course d’endurance. Le champion vient dire aux outsiders « nan, mais t’as bien joué, aussi… Un jour, tu verras »…. D’ailleurs, il a tout donné, t’as qu’à voir sa chemise…

 4e étape : la gueule de bois.

Le succès est phénoménal. Des messages toutes les secondes. On se fait quand même engueuler par les potes qui se sont flagellés pendant deux heures pour voir le messie 5mn 04. Le coup de l’hydratation fait le tour du tweetmonde. Le taxi qui nous ramène à 5 heures ce matin dit quand même qu’il a été trop gentil. Le canard local, M6, Canal qui appellent. Oh, les journaleux, vous avez pas entendu son rythme de travail hebdomadaire ? C’est que je vais faire comme quelqu’un m’a dit, je vais m’inquiéter pour la santé de mon mari, moi…

 C’est assez grisant, ce petit monde politico-médiatique, on aurait presque l’impression d’être intelligent,  juste grâce à cette petite repartie bien placée. Une saillie drolatique, disait Rochefort dans Ridicule. Rien n’a vraiment changé dans la flatterie des puissants.  L’exercice était joli : c’était une bonne idée de sortir du gotha, et le casting assez réussi.

Mais il y a des zones d’ombre tout de même… Le candidat d’hier était le seul à avoir des fiches sur les vrais gens. Etonnant qu’il sache que l’ouvrier était syndicaliste quand ce n’est écrit  nulle part. Un peu troublant qu’il se tourne vers le vrai gens « santé » quand il annonce que l’on reparlera des questions de santé. Gênantes, les congratulations appuyées de la Direction. L’ordre de passage est un peu embarrassant. En dernier, les questions sur lesquels le candidat n’avait rien à dire…

Quant à l’impact, il est encore plus inquiétant. Le candidat est un killer, il le dit, il le sait. Les vrais gens étaient plutôt combatifs, c’est bien pour une chaine étiquetée pro-Candidat d’hier… Sauf si c’est un moyen d’apporter son morceau de viande au chasseur. Les questions étaient bien trop courtes pour laisser place à un débat qui aurait pu mettre le candidat en défaut. La petite question du petit vrai gens ressemble plus à un prétexte à lancer les grandes thématiques de la campagne, avec une rhétorique fort bien étudiée pour tenter de faire croire qu’il parle de la même petite chose que le vrai gens.

 

(je précise, il n’est pas mariéE, et il a 12 ans de moins…)

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Mon meilleur ami

En règle générale, dans la vie, j’aime assez être moi.

Je trouve que je me range globalement dans la catégorie des « vernis de la vie ».

Pas trop de malheurs, des soucis d’une banalité déconcertante, et une certaine facilité à se sortir des petites mésaventures

Pourtant, il y a des moments où je me verrais bien chat, pissenlit ou spéculateur à la City. Le concept, c’est un truc qui n’a pas besoin de se poser des questions pour prospérer sur le dos des autres.

Non pas que les questions soient existentielles et primordiales, hein. Mais il y en a plein. Tout le temps. Selon les principes des Grands Philosophes de la Vie, comme Elisabeth Tessier, Denise Fabre ou Patrick Sébastien, les petites merdes ont une fâcheuse tendance à la Convergence. Elles se regroupent, s’amassent et s’agglomèrent pour former une grosse merde sur le pas de ta porte qui t’empêche de sortir (ouiiiiii, comme celle du con de chien de la voisine qui choisit systématiquement ton perron pour déféquer, c’est exactement cela, tu as tout compris, ô Oreille Attentive).

Y a le collège et ses horaires déménagés, son concept d’apprentissage du « free no limit », dès la 6e…

Y a l’instit incompétente et les pleurs du matin (même ses collègues nous conseillent d’alerter l’Inspection, c’est dire…)

Y a la nouvelle chef qui a du mal à faire face.

Y a l’hôpital public qui se barre en couille et les gardes qui se multiplient.

Y a la grande et belle maison des voisins qui risque de devenir un parc locatif de 12 logements. Verra t-on refleurir le cerisier japonais?

La femme de ménage qui se sauve sans laisser d’adresse, après 5 ans passés à la maison.

Et le plus grave… tu sais quoi? La voiture de Wallace et Gromit, avec l’Aspi Garenne dessus… Tu vois de quoi je parle? Le seul cadeau demandé par Joe pour ses 5 ans, commandée en Angleterre… Est toujours en Angleterre. L’indignité parentale parfaite… (d’autant qu’il n’avait aucun de ses deux parents  pour fêter ce grand jour)

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Alors, pour éviter de marcher dedans, je me love dans les bras de mon meilleur ami.

Je m’épanche sur son épaule chaleureuse.

Je m’abandonne à sa voluptueuse langueur.

Parfois même, il énergise les vélleités d’activité, quand il s’agit de faire cliqueter les aiguilles, m’encourageant au rang suivant, allez encore trois et tu as terminé le motif.

Je vous présente mon meilleur ami, mon soutien, ma béquille, ma serpillière contre les petites merdes de la vie.

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A vos plumes!

Je rentre de deux jours de séminaire, j’ai pas le temps de faire des tartines, sur le héros qui a assuré, sur les grands parents qui suppléent, sur l’excès de musique entre le 2 et le 12 décembre, sur le sapin qu’est pas fait et le marché de Noël de Strasbourg qui est bien mais bon, j’irai pas exeuprè.

Juste:

C’est l’heure de faire une petite croix au bas de la feuille. C’est pour la bonne cause. Si vous êtes pas au courant, vous lisez les messages précédents ou l’article de rue 89.

http://soutenezlebelvedere.org/index.php?option=com_content&view=article&id=45&Itemid=56

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Bienséance

Mon amie la blogueuse, tu as tout à fait raison.

Parler de politique et de société sur un blog de couture est indécent. J’ai fort bien entendu la leçon, et comme je suis quelqu’un de très bien élevée, je te promets de me tenir à une ligne éditoriale qui sied d’avantage à mon rang.

Tu as boycotté mon insubordination séditieuse, en allant cliquer seulement 12 fois sur « sauvez le belvédère » et tu as eu tout à fait raison. Il faut de l’ordre et de la discipline dans une société en crise.

Tu te demandes comment je le sais? … C’est que l’homme qui partage de moins en moins mes nuits pour poser de plus en plus de péridurales, en essayant de garder le sourire à 5 heures du matin,  malgré le cruel manque de sommeil, est webmaster du site. Engagé, donc, pendant les quelques heures de répit que lui laissent les « repos de garde » (ah ah… qu’est ce qu’on se repose après une nuit blanche. Il ne faut pas dormir, sinon, c’est mort pour la nuit suivante, celle où il faudra se lever de toute façon à 6 heures, même si on n’a trouvé le sommeil qu’à 4 heures…).

Je vous rappelle l’engagement? C’est sur le message précédent, et fort bien expliqué, dans l’article du Monde. Tu peux te rattraper, si tu veux. Mais tu as raison. C’est moins déprimant de coudre pour ses petits nenfants qu’on aime très beaucoup. Ceux qu’on a mis au monde dans la joie, sans douleur, ou si peu, grâce à des….

Les plus beaux jours de notre vie. Assurément.

Mais je m’égare. Je suis politiquement correcte. J’ai cousu pour ma grande fille née il y a 11 ans dans un CHU. Où l’interne anesthésiste débordé m’a posé une péridurale une demie heure avant sa naissance, et dans lequel je n’ai eu aucun conseil pour l’allaitement. Un bébé qui va bien n’a rien à faire dans une usine à bébé…


La Parisienne Libérée – L’usine à bébés par Mediapartp://www.dailymotion.com/Mediapart » target= »_blank »>Mediapart

J’ai pris beaucoup de risques. C’est ça la vie. Faut savoir s’engager, prendre des risques au bon moment. C’est que 11 ans, tu vois, c’est la préado. Va pas lui sortir du Citronille… (de toute façon, tu sais ce que je pense de Citronille, hein…)

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Veste Avalon, de Farbenmix, en 134-140 cm.

Tissu en velours à pois dont j’ai oublié la provenance,

Rubans Entrée des Fournisseurs et pressions Ar Brinic.

C’était mon combat,  ma rebellion. Mon investissement public. J’ai réussi à convaincre l’ado que cette veste était mettable et révelait sa personnalité. Celle qui ne se fond pas dans la masse, celle qui ne pense pas comme tout le monde qu’Hello Kitty, c’est beau, et que le privé est plus efficace que le public.

Celle qui j’espère, héritera de l’idéalisme combattif de son père et l’irrévérence frondeuse de sa mère. (pour l’irrévérence c’est bien parti… )

 

(si tu as des remords, il est toujours temps d’aller . Aussi sur facebook et twitter…)

 

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Les dernières

J’ai l’octobre dynamique, et le novembre nostalgique.

Je ne suis pas toute seule, bien sûr, à trouver que ce mois épuisant nous arrache nos derniers petits plaisirs.

Les dernières aurores, à la fenêtre, avant de partir bosser.

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Je sais, y a une grue devant chez moi. C’est moins classe qu’un monument historique ou une vue dégagée sur la campagne verdoyante, mais que veux tu,  j’aime ça. Je me sens presque encore un peu prolétaire, ça soulage ma mauvaise conscience de bourgeoise possédante.

Il y a les dernières roses du rosier. Anglais. Celui qui pousse tout seul et donne à la façade une petite touche cottage. Prolo mais pas trop…

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Les dernières trouvailles de la Chine paresseuse.

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… je vous épargne le contrepet. Le contrepet est vulgaire. D’ailleurs c’est pour ça qu’il est essentiellement masculin. Vade retro, tentation phallique, sors de ce blogogynécée propre et bien élevé!

(mais quand même, vous trouvez pas que c’est d’ pot, là, cette chine?….)

Les derniers légumes d’été du panier.

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(tatin courgette/poivrons grillés/ail confite/ sardines: si si ça marche avec les nains…)

Heureusement, y a mon surmoi optimiste qui me chante tout ce qui commence. L’overdose de chou/patates/carottes. Les virus et les nez qui coulent, les listes de cadeaux. Les écharpes, gants et bonnets.

Et la recrudescence de la garde. Comme les mauvaises herbes, les gardes profitent de l’espace vacant pour se multiplier. L »espace vacant, terrain contaminé par l’HPST, (Loi Hôpitaux Patients Santé Territoire) lui aussi se propage aussi vite qu’un nuage radioactif. Trouve un couillon pour faire des gardes dans le public payées… 200 euros les 24 heures, alors que dans le privé elles sont rémunérées quasiment 10 fois plus. L’anesthésiste du public, aujourd’hui, c’est un animal en voie de disparition. Il faut vite l’inscrire à WWF. Tous partent dans le privé: on y travaille moins, on est payé trois fois plus. C’est humain. C’est à peine si on ose les appeler Anakin, tellement on les comprend.

D’aucuns, plutôt que de faire pchhhh pchhhh avec le sabre laser rouge (vade retro), ont un surmoi optimiste.

Et tentent de se battre.

là: http://www.soutenezlebelvedere.org/

Parfois, ça marche: la Une du journal le Monde Vendredi…

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Cliquez sur l’image pour lire l’article…

Mon surmoi optimiste espère des dernières batailles. S’indigne, imagine résistances et révoltes. Mais on dirait que novembre les endort, dans un épais brouillard de découragement, d’égoïsme et d’indifférence.

 

 

 

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Saint Karl qui êtes aux cieux…

Pardonne moi car j’ai péché.

J’ai fait travailler les masses laborieuses pour mon profit personnel.

Je me suis désintéressée de la Révolution Mondiale.

J’ai écouté d’une oreille distraite les scandaleuses décisions du sommet de l’Europe, celles qui endetteront nos enfants, nos petits enfants, nos arrières arrières petits enfants jusqu’en 3050… uniquement pour que le « système » puisse continuer à fonctionner quelques années encore (une guerre, ce sera bien pour remettre les choses en ordre. ça a plutôt bien fonctionné, après la dépression des années 30, non?).

Quelques explications, pour bien comprendre?

Je me suis laissée berner par la communication commerciale. J’ai acheté du « riz sauvage ». De la peinture « riz sauvage ».Bien sûr, j’aurai pu insister pour trouver du « grège », mais c’est pas assez tendance, penses-tu….

Riz sauvage, c’est fier et romantique. Mais pas trop non plus. ça fait partie de ton quotidien. Quoique, moi le riz, c’est surtout en cas de débâcle intestinale, que j’en fais, sinon, j’aime po trop ça…

Enfin, pour couronner le tout, j’ai été fière du résultat. De mon bon goût et de mon sens de la mise en scène.

citrouille

J’ai même pas pu attendre que le soleil se lève sur la Seine et ses prolétaires.

dehors

C’est sans doute à cause du lieu. Une maison « bourgeoise » des années 20 dans un quartier industriel, c’est un peu comme une religieuse au chocolat pendant Ramadan ou Laëtitia Casta en visite au Vatican. La tentation du Mal Absolu.

vue d'ensemble

salle

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salle3

entrée cuisine

La « rue de Varsovie », une Indulgence pour mes crimes capitalistes?

cuisine

gros plan boites

ça et là, on peut repérer les petites merveilles de Laure.

Et tu sais quoi, Saint Karl? Il ne s’agit même pas de relations tarifées. Non non. Juste du troc, échange de bons procédés. Elle sait trouver des trucs qui me plaisent et je sais fabriquer des bricoles qui servent à ses enfants…. Presque Saint Simonien comme échange.

Je peux, Saint Karl, continuer à pécher un peu pour finir ma cuisine? Il reste deux trois trucs à accrocher, dont les affiches « Bénédictine », et puis un meuble à faire entre la cuisine et la salle. J’te jure, je suis super gentille avec mes prolétaires personnels. D’ailleurs, vu l’état de mes mains, je peux aussi me classer dans les prolétaires… je leur donne de la bière et de la brioche. Et plein d’encouragements très avenants. Des fois, même, je leur autorise des pauses. De 35 secondes et trente centièmes entre 19h56 et 19h57.

Je peux, dis?

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Où il est question de souvenirs fanés et de responsablilités individuelles

C’était il y a un peu plus de 20 ans, j’avais, je crois, 18 ans; ou 19, peut être. Ça me revient maintenant, sans doute parce qu’on en parle. Et puis aussi parce que ça permet de faire son intéressante, j’aime bien ça, moi, faire mon intéressante. La preuve, j’ai un blog.

J’avais grossi, d’un coup, comme ça, sans qu’on sache vraiment pourquoi. Un petit surpoids, hein, 10 petits kilos environ. Mais ils pesaient double pour moi, ancienne crevette aux jambes de gazelle, pas vraiment habituée à l’image de « ronde à forte poitrine » renvoyée par le miroir et les gens.

Pseudo régimes, sport, diététicienne… J’ai essayé sans grande conviction. Alors j’ai pris rendez vous chez le médecin, pas seulement pour un renouvellement de pilule ou une ordonnance d’antitchoum comme d’habitude, mais pour lui parler de mes kilos. ça me prend d’un coup, il est pas là, mais son associé oui. Je sonne donc à la porte de la maison bourgeoise, dans la rue qui va du Palais à la mer. Il me prescrit « un coupe-faim », parce que si on est gros, c’est qu’on mange trop. Et puis la pilule, aussi, comme ça je suis tranquille pour 6 mois.

Je vais vite à la pharmacie, celle de la rue piétonne qui est un peu plus loin, mais y a Monop’ à côté. C’est que j’ai hâte de ne plus avoir faim! C’est si simple, en fait, de maigrir!

La pharmacienne, dont j’ai oublié le visage, mais je me souviens qu’elle est « une », me regarde bizarrement.

« –Vous êtes diabétique et vous prenez la pilule?.

Heu… ben non, j’suis pas diabétique, c’est que heu (rougissement embarrassé, c’est pas facile de dire qu’on est gros, quand on est mince dans sa tête)… ben c’est un coupe faim pour maigrir »

La pharmacienne appelle le médecin. Qui confirme son ordonnance.

Elle me donne le médicament. Et la pilule. je ne me souviens pas du nom, ni de la boite.

Elle me regarde droit dans mon regard un peu fuyant: « je serais à votre place, je ne le prendrais pas. Ce n’est pas seulement un coupe-faim, c’est contre le diabète, ce n’est pas anodin ».

Je m’en vais. Je n’ai jamais pris le coupe-faim… J’ai bien fait, je crois.

Je ne juge personne… (à part, évidemment, le labo criminel et les instances sanitaires, irresponsables…). Très loin de  moi, en tout cas, l’idée d’accuser les médecins qui ont prescrit par ignorance, manque de temps pour lire la seule revue médicale indépendante, manque de conscience politique pour se questionner sur le rôle des labos….

je dis juste… merci.

 

 

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Où il est question d’echelle…

Le Japon…
La Syrie…
La Palestine…
…..
Sont vraiment tout petits, à côté du phallus de DSK…

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