Briser la glace de janvier…

Souvent, quand on n’a pas parlé à un ami depuis longtemps, on a du mal à engager le dialogue, tu as remarqué? Parfois même on repousse le moment, par peur de ne pas dire les bons mots, d’avoir vexé, de ne pas être à la hauteur, d’avoir perdu sa place auprès de lui…

Avec toi (je te tutoie, lecteur fidèle, il faut dire que depuis 6 ans je te connais un peu. Ou plutôt c’est toi, qui me connait…), c’est un peu pareil. Tu es en quelque sorte l’ami, le confident. Tu ne me dois pas grand chose, tu m’écoutes si tu le veux bien, tu n’as pas d’obligation. Tu connais mon intimité, tu me dis quand je te touche, tu ne me dis rien quand tu t’en branles. Il n’est pas exclu que ça me vexe un peu, mais c’est le deal entre nous.

Moi non plus je n’ai pas d’obligation. J’ai beau le savoir, je culpabilise un peu de mon silence. Ce n’est pas que je n’ai rien à te dire, c’est que je ne sais pas comment le dire.

A l’ami que tu as laissé choir depuis des lustres, tu ne vas pas causer du nombre de chaussettes sales que tu as ramassées et lavées.

Notre relation étant absolue et entière, la médiocrité te décevrait forcément. Ce n’est pas que je préfère le silence, c’est qu’il a gagné la bataille face à l’exigence.

Je reviens tout doucement, je sonne à ta porte, tu es là? Tu ne m’en veux pas?

Avec des chaussettes, mais propres…

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Improvisation sur le même modèle que celle ci: c’est donc un patron maison, je me la pète, mais je l’ai laissée sobre, le très beau jersey Milano (toto, si si) se suffit à lui même. Le biais argenté est élastique, et la dentelle extensible (erreur de la fille qui n’a pas cousu depuis un mois: la dentelle extensible, ça fond sous le fer….)

 

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libérée!

J’ai enlevé les alertes automatiques. Piano H, Piano S. Guitare. Violon. Musiques trad’. Trompette. FM H. FM S. Jazz. Orchestre. Eveil musical. Danse. Chorale. Violoncelle.

« supprimer définitivement ». Ouuuuuuaaaaaissss, no future. 

J’aurais bien fait un grand feu avec les cahiers. Ils sont partis à la benne vivre leur seconde vie.

Le retour des sourires et des moments complices est sans doute la plus belle victoire de l’année. 

La sienne et la nôtre, un peu.

Pour les garçons, les félicitations, les « sans-fautes » à l’école, les réussites musicales, le vélo gagné à la sécurité routière… C’est un peu rassurant (pas si mauvais parents?…) mais c’est la leur, uniquement. Leur choix, leur chemin, que l’on éclaire quand il fait un peu noir.

L’année la pire, enfin se termine.

Je la quitte sans me retourner.

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des hauts et des bas…

Tu le sais, toi qui est philosophe, que dans la vie il y a des jours gris…

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Des jours bleus…

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Des jours gris et bleus…

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Dans la vie, il y a des sommets (de sa forme), des fonds que l’on finit par toucher, et des plats tout calmes.

Comme je suis vivante (et enterrée…), je me conforme à ces lois chromatiques et géométriques.

J’ai fait des milieux…

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(robe à très potentiel « germaine »: le patron que j’ai tant attendu, et qui finalement ne me plait pas du tout: une belle leçon sur le  désir…!)

Tissu étoffes des héros.

Qui se sont transformés en bas..

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(un coup de ciseaux rageur, un ourlet roulotté, un élastique…)

avec la chaussure qui va bien…:

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Et puis j’ai fait des hauts qui ne me ressemblent pas. 

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(blouse Jasmine de Colette Patterns en taille 10, tissu etoffes des héros et soie rouge toto).

 

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L’attente

Je l’ai aperçu un beau matin. Ou bien était ce un matin pluvieux et un peu terne qu’il a illuminé?

Je l’ai deviné dans l’ombre. Etait ce vraiment lui? Je lui ai trouvé un indéfinissable charme.
Un petit côté rétro presque chic. Et en même temps un air un peu canaille. Juste ce qu’il faut d’insoumission, de rébellion.
J’ai pensé « il me le faut ». Je lui ai tourné autour, je l’ai cherché, j’ai tenté de percer ses secrets cachés. J’ai été un peu déçue. Il n’en a pas. Il s’expose assez peu sur la toile. Va savoir pourquoi. Comment savoir dès lors si c’est vraiment lui?
Résister à la tentation. Être raisonnable. Ne pas multiplier les désirs.
Qu’en ferais je de toute façon? En ai-je vraiment besoin?

Et puis un jour, j’ai su. Je n’ai plus eu ni doutes, ni remords. Envolés, les scrupules, avalés par l’espoir d’une aventure audacieuse et féconde… Ce sera beau, ce sera doux, ce sera différent! Viens donc et nous unirons nos talents dans une plénitude créative et joyeuse… Viens donc et la vie sera belle et simple, je t’attends!

Et c’est là qu’il m’a lâchée. Il a disparu de la circulation. Sans un mot, sans une explication. J’ai tenté de le poursuivre, jusque dans les contrées les plus reculées et lointaines, peuplées d’indigènes aux étranges dialectes. Je lui ai mis le grappin dessus, à son corps défendant. Ça m’a coûté un bras et peut être même mon âme. Je l’ai enfin … commandé. Il est à moi. Ma chose. Mon objet.

Et depuis je l’attends.

Et pourtant, l’éternité, moi, je sais ce que c’est, hein. C’est long. Surtout vers la fin.

Quand tu commences une course de 10 km, et qu’au 2ème tu n’as plus de jambes, plus de cœur, plus un litre de liquide à l’intérieur de ton corps car tout est sur ton tee shirt.

Quand tu attends 2 mois que les profs corrigent tes copies pour savoir si tu auras ce putain de concours.

Quand on te promet une réponse importante dans la journée.

Tu regardes ta montre magique qui mesure les kilomètres parcourus. Est ce possible de courir en centimètres?

Tu fais exploser ta note de téléphone en connexion Minitel. Les moins de 35 ans ne peuvent pas comprendre.

Tu es pendu à ta boîte mail, ou ton téléphone. Tu mets le push, mais c’est pas possible, ça marche pas ce truc, alors tu synchronises tes messages toutes les secondes et demi. Et ta batterie est vide.
Tu peux guetter les signaux de fumée. C’est le seul moyen de communication qu’il te reste.

C’est dire si je suis forte en éternité.

Je cours à la boite aux lettres. En nage et le cœur battant. (oui, elle est un peu loin…) Déception. Éternité.
Je consulte mes mails et mes historiques pour savoir où il est. Dans un avion Malais, ou bien perdu dans une manifestation à Caracas? Qui sait? Déception. Éternité.

Mon Espoir, mon Désir… Mon cher patron McCalls M6324… Quand me viendras tu?

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Je n’ai pas vraiment de raisons…

Je n’ai pas vraiment de raisons.

Je ne t’ai pas quitté pour un autre, comme toutes les blogueuses instagrameuses et facebookeuses.J’aime po instagram, je suis d’avantage mots qu’images. Je me méfie de Big brother, ma page Facebook est insignifiante. J’ai même pas osé y partagé le très bel édito de Causette. « mes copines et moi, on adore tuer des enfants »

Je n’ai pas vraiment de raisons.

Le temps n’a pas vraiment changé. Je lui cours après telle une amoureuse éperdue. Il s’enfuit toujours, comme un vieil ours sauvage qui refuse la dompteuse…

Je n’ai pas vraiment de raisons.

Je n’ai pas moins de vie. Indignations, émois, craintes, désirs et bonheurs sont toujours là. Mais est ce le lieu pour les graver?

Je n’ai pas vraiment de raisons.

J’aime toujours les rencontres. Mais je n’ai plus la patience de les chercher au détour d’un lien, dans la solitude de mon face à face avec l’écran blanc. Elles viennent à moi, au cours d’une soirée, à la sortie de l’école et même dans mon bureau, et je les laisse manger mon temps, je les regarde virevolter.

Je n’ai pas vraiment de raisons.

Je couds, je tricote, je ponce, je peins,, je crochète, je brode. Peut être un peu moins. Je ne pense jamais à prendre une photo. Ni à prévoir la séance de pose dès qu’un rayon de soleil passe la fenêtre.Avant, c’était: aussitôt cousu, aussitôt mitraillé et posté.Maintenant c’est rangé dans le placard. Et porté au boulot. C’est là que je frime…

Par exemple là…
Une robe vue chez Saki, patron Simplicity, en flanelle de « ma petite mercerie ». Je l’ai beaucoup modifiée: 5 cm de moins de chaque côté du buste(!), rajouté une ceinture à la taille pour éviter le look 5 mois de grossesse, raccourci la longueur…
Comme je suis frileuse et que j’ai les bras nus, j’ai ajouté le réchauffe cou.
Ce n’est pas la robe la plus sexy. Peut être pas ma couleur fétiche. Je n’ai pas vraiment de raisons, mais cette robe est sans doute ma préférée, celle qui me représente dans les derniers mois qui viennent de s’écouler. Elle est vivante, simple, pas empruntée, facile à vivre. Souriante et un peu nostalgique quand elle prend le temps de se retourner.
Un peu comme une vie sans blog…

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Tiens….

Salut

ça va?

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Ça t’es déjà arrivé, toi, de ne pas donner de nouvelles à tes vieux amis pendant des siècles, et de ne pas savoir comment refaire le noeud sans casser le fil?…

Moi tout le temps. Je suis fidèle mais inconstante. C’est pas que je n’y pense pas, c’est la phase action qui s’engorge. Ça reste coincé derrière le filtre, un peu comme les playmobils dans la vidange de la machine.

 

En général je sors la valise à excuses.

Je suis tombée dans une faille spatio-temporelle. Y a eu un bel été. T’as remarqué comme l’été parait plus éphémère lorsqu’il est beau? (je fais vibrer ta corde sensible. Demain ça va faire ouille. Il fera encore nuit quand la radio couinera ses nouvelles sinistres).

Je ne voulais pas t’importuner avec mes états d’âme. J’ai passé des vacances pourries dans un endroit exécrable.

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Je ne sais pas si on a toujours les mêmes centres d’intérêt, tu sais.  A t-on encore beaucoup de choses à se dire?

Moi, la couture et le tricot, tu vois, ça allait pour occuper mon temps d’ennui, quand les enfants étaient petits.

Maintenant que je suis grande, tu vois…

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Ma première tunique japonaise, mais pas pour moi… C’est la 03 du livre every day camisoles et petits hauts, en taille 7 sans marges de couture. Tissu de modes et travaux à côté de la gare Saint Lazare, très joli… mais qui pique….

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Pull pour sublimer la chemise en liberty, et éventuellement rechauffer les coeurs: bidouille à partir d’un patron Drops, en équivalent 10-12 ans, en milk cotton de Rowan (un reste…)

Si aucune de ces faux-fuyants ne me permet d’excuser la désaffection, je tente parfois la corruption. 

Si tu veux, je te fais un tuto. Ouais comme ça, gratuit. 

Et là, c’est sûr, tu peux pas m’en vouloir. T’as déjà oublié mon infidélité. 

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Bonne année, mon cul! (et chemise)

« C’est net, c’est sobre et ça vole suffisamment bas pour que les grossiers trouvent ça vulgaire ».

T’as raison, toi, la blogueuse bonnes manières, ça commence mal, le cru 2013.

M’enfin, je te ferai dire que:

1/ C’est une citation du Grand Homme. Celui qui aime les pangolins et décrit si bien l’Italie. Mon mètre à panser, en quelque sorte.

2/ J’aime pô les bons voeux. Certes, je souhaite à tout le monde de ne pas bouffer les pissenlits par les racines, de ne pas payer 75% d’impôts, ça rend idiot, de ne pas regarder « l’amour est dans le pré », de ne pas écouter Céline Dion. M’enfin quoi que je dise, je doute fort de l’impact de mes incantations. Si ça marchait, peut être que cela pourrait commencer par moi, non?

3/ Putain de bordel. Une petite visite aux urgences dès le 1er (rien de grave, un petit steak de menton suite à accident de trottinette); une grand mère qui se fait la malle le 3, et je ne te parle pas du boulot (le mien, le sien…) parce que je ne peux pas. Janvier commence merdique. On peut  dire que l’expression se justifie.

Donc en conséquence de quoi, je te souhaite une bonne année mon cul, car pour l’instant tu te tires assez bien de ce chaos, veinard.

Et à tous les culs du monde, lecteurs occasionnels ou non, culs serrés, culs bénis, culs terreux, culs nus, culs secs et même trous du cul. Que votre année soit douce. Ne passez pas par dessus tête, c’est très mauvais pour le dos.

Sinon, à part ça, ça va.

C’était bien les vacances. J’ai eu une une chouette ado à la maison. Elle s’est occupé des petits (frères, cousins, cousines) avec le sourire, elle a travaillé son violon avec plaisir, elle a appris à faire des bracelets brésiliens et commencé un porte-monnaie en tricot.

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(Modèle Carlotta de Citronille, taille 12 ans en largeur et 16 ans en longueur, tissu en lainage Mondial Tissu, doublure en jersey (deux couleurs différentes, j’ai fait avec les restes: les manches sont turquoises pour faire un joli revers…). Bordure en tresse (genre bord côte mais très fin) trouvé à la mercerie du coin, cordonnet en surpiqûres doubles)

Dès Lundi, malheureusement, miss’ Hyde (ses yeux au ciel, ses angoisses, ses doutes, son regard dans le vide, ses irrépressibles  envies d’écran, ses petits mensonges) est revenue.

Bonne année, son cul, donc. En espérant qu’ il trouve enfin la bonne chaise…

 

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Le coup de la panne

Je vous ai déjà fait, je crois, le coup de la panne.

J’ai plus l’inspirâsssion. Je ne sais pas quoi vous dire, gueûûses. Il y a des blogueuses aux goûts très sûrs,   qui montrent les nouvelles serpillères bonpoint avec tellement plus de tââlent que moi. Je ne sais pas quelle est la nouvelle tendance et j’ai pas voulu qu’Hela s’achète des bottes à franges (après essayage, elle non plus, ouf…). J’ai une pile de tissus hiver qui monte et des croquis sur mon carnet.

Je vous ai déjà fait le coup, je crois, du « j’ai pô le temps, je suis travailleuse à plein temps, mère à temps partiel, et morue pour le reste »  (imagine l’oeil vitreux et la queue qui bat au rythme de mon agonie).

C’est pas que j’ai pas des trucs à te dire, toi qui adore ma vie. Je fais des trucs passionnants comme du speurt. Dingue. C’est pour la bonne cause, hein…

Elle a eu 12 ans, et on l’a fêté dans les arbres, c’était bien.

Et puis aussi, je suis tombée en panne pour de vrai. Les enfants dans la voiture, la pluie diluvienne, le petit tour avec Martin le Dépanneur. Pour mon anniversaire, ce ne sera sans doute pas recouvreuse, mais plutôt courroie de distribution. Voire enterrement de Kangoo. C’est bien aussi, hein…

En attendant, j’ai un beau vélo, t’as raison, tu as une bonne mémoire. J’ai pas encore trouvé le moyen de mettre 3 enfants dessus, ni de passer entre les gouttes normandes, mais je vais réfléchir.

Et puis ma soeur a eu 40 ans.

La pauvre. Du coup je lui ai fait une robe. La pauvre. Une robe de concert, car elle vocalise à ses heures perdues…

J’ai pris peu de risques: le même patron que cette robe qui lui allait, une jolie soie sauvage imprimée trouvée aux Coupons saint Pierre, et du satin de soie que j’ai eu plus de mal à dégoter: après une commande malheureuse chez Stragier, je suis tombée dessus au Toto du coin…

La doublure en satin a voulu me tuer, mais elle connaissait mal mon côté Pitbull.

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C’était ma première couture pour quelqu’un d’autre que ma pomme, ma première « commande », avec « carte blanche », qu’elle a dit.

Je te fais le coup de la panne, mais en fait, je passe juste au régime diesel. Je vais beaucoup mieux que ma Kangoo, merci.

 

 

 

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Questions de sens…

J’ai découvert la Vérité. La Voie. Le Chemin.

 

Dieu existe.

 

 

Et c’est une femme.

 

Ils l’ont annoncé sur France Inter, ce matin, à 6h54.

« je m’appelle Roxane et je suis créatrice d’Univers« , qu’elle a dit.

Thank’s God.

 

Je sais pourquoi je n’ai rien a foutre.

« Je suis mère à temps plein« , lu sur un blog.

Alors moi, du coup, j’ai appris que je suis mère à temps partiel. Moins de  50%, si tu oublies le temps de sommeil.  Alléluia. Je vais pouvoir me faire les ongles, bouffer des pizzas en sirotant des mojitos.

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bip bip…

Ne t’inquiète pas, je vais revenir…

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Il faut juste que je retrouve la clé…

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