Manifestations

Ici, les manifestations se sont déroulées dans le calme et le respect des autres.

On peut seulement déplorer un peu de cynisme, d’humour et de second degré.

manif

Les seuls débordements se sont produits en queue de cortège, pour des raisons indépendantes de notre volonté. Une implication trop forte des RG peut être?
Merci aux excités de bien vouloir rester derrière.

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Pourquoi tant de haine?

Certainement, l’objet de ce message est mu par ma propension naturelle à ne jamais être d’accord avec personne. Une telle impopularité est douteuse. Rien ne peut être si mauvais. Si tout le monde est unanime, c’est qu’il y a manipulation, ou complot.
Sans doute même un relent de fascisme, mmmmmmh oui, c’est tendance, le fascisme, les allusions à la seconde guerre mondiale à tout bout de champ. Je me demande même s’il n’y a pas un peu d’antisémitisme ou d’islamophobie, voir d’antiaméricanisme primaire là dedans…

Méééééééééé non, je ne vais pas prendre la défense de notre cher Président!!! Rhha, vous y avez cru, hein?… Mais pour ça il y a des organes de presse d’Etat suffisamment performants…

Non, je voudrais vous parler de ….. l’automne. Prendre la défense de cette malheureuse saison accusée de tous les maux: maladies qui colonisent, luminosité faiblarde qui rend neurasthénique, pluviométrie qui mouille, tout ça.

Mais fichez lui un peu la paix, à l’Automne!
Je ne suis peut être pas tout à fait objective avec la bête, vu que c’est la saison de naissance de ma môman, ma soeurette, mon frérot, ma fille, mon fils, ma fillotte par alliance, et tout un tas de gens très bien, dont moi.
Je ne suis peut être pas tout à fait objective, vu que c’est la saison pendant laquelle je ne tousse pas, je n’éternue pas, je ne mouchouille pas.
Je ne suis peut être pas tout à fait objective, vu que j’aime autant la chaleur du poêle sur le canapé que celle du soleil sur la chaise longue. Je préfère les citrouilles aux tomates. Entre tricoter au coin du feu et désherber ma jungle, je n’hésite pas longtemps.

J’aime la lumière qui fait briller leurs cheveux.
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Unissons nous contre l’automnophobie pernicieuse qui nous envahit!
Ne laissez pas le fascisme de l’antiautomnisme primaire s’installer dans nos foyers, combattons la peste jaune! Respectons l’ensoleillement minoritaire et la pluie qui remplit les nappes phréatiques! Laissez les vivre! Signez la pétition pour la défense de l’automne et donnez des sous pour la recherche! C’est la luuuuuuuuuuuutte…

Ok, je vais me coucher… je suis un peu fatiguée… C’est la faute à cette putain de saison…

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Y a t-elle pensé?….

Flo’p est une blogueuse. C’est à dire qu’en fait elle n’est pas tout à fait saine d’esprit. Un peu vicieuse.
Cachant une profonde perversité sous les lol, mdr et le liberty.

Elle m’a tagué. Bon. Ce sont de choses qui arrivent, en général j’y réponds par un profond mépris. Mais là, là… Ce n’est pas n’importe quel tag. C’est un complot. Une coalition de la robe à fleurs, de la bêêêêlle photo de son doux visage dans la rosée du matin, des odeurs suaves de la nostalgie.

Il faudrait que moi, MOÂ…. que vous commencez à connaître, la vilaine qui se moque de tout, celle qui n’aime rien d’autre que dire des méchancetés sur les mœurs étranges des blogonautes… MOÂ qui ne sait faire que râler… Il faudrait que MOÂ…….. je dise…….. ce que j’aime….

Mais enfin, Florence, tu y as pensé, que MOÂ, je n’aime rien?….

As tu donc oublié que j’ai soigné mon image de méchante insatisfaite depuis deux ans, et que je ne PEUX pas, vraiment pas dire… que j’aime l’odeur des roses golden graham de mon jardin?
… que je vais avoir l’air de quoi, si je vous confie que je fond quand je bisouille le cou de mon fils endormi?
… si j’avoue que mon coeur s’arrête de fier bonheur quand j’écoute ma fille jouer un concerto de Vivaldi?
… si je confesse mon orgueil de voir mon petit intellectuel s’immerger dans les livres et jouer avec les mots…

Veux tu vraiment railler ma banalité quotidienne?

Oui, j’aime mon bol de thé fumant le matin, ma douche version cuit-vapeur, me glisser dans les draps en grognant de plaisir.
Ce serait quand même beaucoup plus simple si j’aimais découper des fourmis à la tronçonneuse, déclencher des zizanies sur les blogs, insulter des gens tout à fait comme il faut.
Mais non. J’aime dialoguer, partager, discuter (encore plus avec une bouteille de Pinot gris et des gougères maison.)
J’aime chercher des explications à tout. Avec le plus de mauvaise foi possible.
Et surtout, surtout, j’aime les Pangolins.

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Une fille chouette…

Souvent, les Dimanche « copies », on papote, pendant qu’elle attend le badaud… Les copies n’avancent pas, les rayons ne se vident pas, mais c’est sympa. A force, on sait des choses un peu plus personnelles, on est touché par des situations plus (pour elle) ou moins (pour moi) dures. Bref, ça ressemble à de l’amitié, sauf qu’on ne s’est jamais vu…
Une fille chouette, qui vit des trucs lourds (la faute à la crise, la faute aux cons, la faute à padchance…) qui n’en parle que très peu, par pudeur, ou parce que « ce n’est pas elle »… Pas tout à fait le genre à se lamenter dès qu’il y a un pet de travers ou un paquet de copies de trop à corriger…

Aujourd’hui, juste comme ça, j’ai reçu ça.
Elodie
Un petit collier assorti à mon caraco « La droguerie », et un joli coussin de lavande (enfin je crois, ma sinusite de rentrée m’empêche de vérifier, mais je fais confiance à Hela qui s’extasiait « hhhooooo, ça sent trop bon, maman, elle est trop sympa, ta copine! ».)

Merci d’abord, Elodie,  parce que ce joli cadeau éclaire la journée de m* habituelle avant la rentrée (enfants surexcités, sinusite de la mort qui te colle mal au crâne et t’empêche de dormir, petits tracas embêtants…)

Mais du coup, moi j’ai un peu honte, d’être de mauvais poil parce qu’on me colle une sinusite pendant la dernière semaine de vacances, d’être inquiète pour l’année prochaine alors que tout est balisé, de ne pas avoir envie d’aller bosser alors que j’aime mon boulot (et qu’accessoirement, j’en ai un…), et surtout de me rendre compte qu’il y en a des, comme elle, qui réussissent à faire attention aux autres, malgré tout… Chapeau, Mme LaFeeB, et courage…

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Comment rendre un prof aigri, en 4 leçons, par l’Education Nationâââle

1. Première leçon indispensable, l’autocratie. Faire des règles et les changer sans raisons, sans discussions, afin de dérouter le prof.

Exemple: depuis quelques dizaines d’années, il existe un statut un peu particulier, sorte de mix entre « bouche-trou » et « bonne à tout faire », le TZR. Titulaire de Zone de Remplacement, pour les non-initiés. Le TZR est un vrai prof, avec le vrai concours qu’il a bûché comme tout le monde, mais il sert à rendre le mammouth un peu plus flexible: faire les quelques heures qu’il manque ici, remplacer le congé maternité là, voir même assurer le service du collègue qui s’est suicidé l’année précédente. L’intérêt était de placer dans ce rôle  des vrais profs formés, titulaires. Pour rendre ce statut particulièrement ingrat attractif, on avait divers moyens: promotion de carrière (on gagnait beaucoup plus de points que les autres: 30 points/an au lieu de 10, ce qui permettait d’avoir d’avantage de choix pour les affectations ultérieures) pécuniers (indemnités de déplacement).

Bibi, la nunuche qui vous cause, a fait ce choix il y a 11 ans lorsqu’elle a eu le concours, pensant naïvement qu’elle pourrait obtenir un lycée sympa dans les 5 à 6 ans à venir. Bibi n’a pas pensé à la stratégie de l’aigrissement de son ministère, bien trop naïve. Or, depuis quelques années, le statut n’est plus en vogue: trop coûteux. Il est bien plus facile d’employer à cette tâche des titulaires de licence, sans diplôme adéquat et sans formation. Donc les TZR encombrent. Qu’à cela ne tienne: on supprime les indemnités de déplacement. On modifie le calcul des points, d’abord sur l’année en cours et ensuite de manière rétrospective. Bibi, la nunuche qui vous cause, a perdu juste 150 points, cette année, et ne peut donc prétendre qu’à un collège de Zone Sensible, avec son petit pécule, alors qu’elle se tape 11 ans de précarité…

2e leçon: pressuriser le prof volontaire, jusqu’à ce qu’il ne veuille plus rien faire.

Exemple: Bibi, la nunuche qui vous cause, fait passer le bac tous les ans avec beaucoup de bonne volonté et sans jamais négocier. L’année passée, Bibi a fait passer une soixantaine de candidats, y compris le mercredi, dépassant largement son temps partiel. Elle a gagné 36 euros d’heures sup.  Cette année, on colle donc à Bibi une soixantaine de candidats, à 30 bornes, y compris le mercredi où son fils fait son premier spectacle de danse (qu’elle va donc louper, ce n’est pas négociable, « obligation de service ».) Mais Bibi, la nunuche qui vous cause, enseigne dans deux lycées, avec deux examens différents. Pas de bol, les deux lycées ne se concertent pas, et inscrivent tous les deux Bibi sur les listes des correcteurs. Bibi va donc aussi corriger 60 copies de bac, aller à Soissons pour le jury de délibération. Aller en sus trois jours à Soissons pour les oraux, jusqu’au 12 juillet. Bibi râle un peu quand même. « Oh ma pov’dam’, vous n’avez pas de chance, ça ne se produit jamais, on ne fait passer qu’une seule série, normalement. Mais c’est pas de chance non plus, on n’a personne d’autre! ». Ah, et pour couronner le tout, on demande à Bibi de préparer le sujet du bac de l’année prochaine, avec le corrigé. Pour info, ça représente un énorme boulot (trouver une problématique, des documents en rapport, mise en page… J’évalue ça à une bonne douzaine d’heures pleines  de boulot). A rendre sur CD avant le 2 juillet.

3e leçon: favoriser le conflit, monter les catégories les unes contre les autres.

Lorsque Bibi parle au proviseur de ce petit souci d’organisation (vu que c’est lui qui a mis Bibi sur la deuxième alors qu’il savait qu’elle était sur la première), il s’insurge: « mais c’est un mensooooonge, il n’y a aucun texte, l’obligation de service est prioritaire, et Mme Truc, elle a été convoquée à ça, plus à ça ». Bibi la ferme. Puis elle réfléchit: Mme Truc n’a pas le même statut, n’enseigne pas dans des matières où on passe une demie heure par copies, enseigne en BTS où les cours sont finis depuis un mois. Mme Truc vient de passer une semaine chez elle. Bibi grogne donc un peu, contre Mme Truc, contre M Machin qui n’est pas convoqué. Est ce donc si compliqué de faire une répartition équitable, ou est ce juste pour monter les profs les uns contre les autres? Pour que les petites jalousies/mesquineries/ privilèges empêchent une vraie cohésion, trop dangereuse pour le Mammouth?

4e leçon: placer à la tête des établissements des petits soldats du ministère.

Qu’est ce qu’un bon proviseur de l’Education Nationale aujourd’hui?

– Un proviseur qui suit les directives nationales: pas de redoublement, pas de réorientation. A Bibi qui s’interroge en conseil de classe sur la cohérence de la décision de passage en terminale de l’élève qui a 8 de moyenne, il répond: « qu’est ce qu’on peut faire d’autre? ». L’élève, largué en terminale, sera rayé des listes avant de passer le bac, histoire de ne pas plomber les stats…

– Un proviseur qui devance les directives. Supprimer les premières d’adaptation AVANT que le ministère ne l’impose.

– Un proviseur qui considère son petit personnel comme du torchon interchangeable. Exemple: A Bibi (la nunuche qui vous cause), il annonce froidement aujourd’hui: « ce que je sais, c’est que vous ne serez pas dans mon lycée l’année prochaine. » Point. Pas même un mot de remerciement sur l’implication de Bibi. Il n’a aucune idée du temps que Bibi a mis pour peaufiner ce programme très particulier, trouver des documents, mettre tous ses cours sur powerpoint. Il ne sait pas que enfin, cette année, Bibi est contente de ses cours, et espérait vaguement pouvoir  les réutiliser en partie l’année prochaine. Et même s’il le savait, il s’en foutrait. Le torchon suivant fera aussi bien l’affaire. Et bien sûr, pas une parole de compassion.

Qu’est ce qu’elle va faire, Bibi?

smock

Elle ravale son humiliation et ses larmes, essaie de garder le cap et le sourire.

Et se dit que la couture offre quand même beaucoup plus de satisfaction.

(les explications du top à smocks pour les blondes à forte poitrine très bientôt)

PS: j’ai une excellente note administrative, et mon départ est « juste » dû au fait qu’à cause de la suppression des premières d’adaptation, il n’y a plus assez d’heures pour un TZR. Le service sera assuré par quelqu’un en poste sur un autre établissement à qui on a supprimé des heures aussi. Je risque moi de combler des trous, sur 2, 3 établissements, jusqu’à 80 km de chez moi.

 

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Merci, Merci…

Merci, c’est un concept, c’est pas un magasin.
Le truc, c’est « venir en aide » en profitant de la « générosité » des « créateurs », des « bénévoles ». Oh, c’est beau, c’est bien. La blogosphère s’en félicite, trouve l’endroit fantastique. Alors moi, j’y vais, je file, je veux voir.
1ère étape: trouver: un plan, une carte famille nombreuse pour payer le train moins cher, un ticket de métro, fastoche.
2e étape: Entrer. Déjà, il y a trois portes, on entre soit par le bar, soit par les fleurs, soit par le porche où le pecnot n’ose pas s’aventurer.
Je m’attendais à la 3e étape: émerveillement et shopping incontrôlable, je préparais mes arguments: « mais tu te rends compte, cette qualité, à ce prix, mais c’est formidaâââââble, et en plus je fais le Bien! »

Je vous livre tout cru mon interprétation du lieu confrontée à la propagande de Cosmopolitan:

« Accros du shopping, réveillez-vous !

Si vous n’êtes pas déjà au courant, Merci est LE nouveau concept store branché de la capitale à ne bouder sous aucun prétexte.

(j’aurai du me méfier: les « must have » et « must do« , en général, j’adhère pas…)

Fringues de créateurs ou vintage,
décorations contemporaines ou objets chinés, livres neufs ou de seconde
main, si Ali Baba était passé par là, ses quarante voleurs n’auraient
pas suffi tant l’espace est riche de trésors.

Oui, c’est gigantesque, deux niveaux, avec des « coins »: 3 sacs d’un côté, un « concept » japonais dans un coin (la vaisselle biodégradable…), un peu de lampe fluo sur une partie créateur (inconnu, je ne suis pas trop « fashion ».) En haut, le mobilier. Et là, je manque de m’étrangler. Je tombe en arrêt devant une table, faite en planches de coffrage peintes en blanc montées sur tréteaux Ikéa en métal. 3500 euros!!!!! Prix de revient qui ne doit pas dépasser 300 euros, heureusement que le « créateur a accepté de baisser ses marges ». C’est sûr, le concept de la planche de coffrage sur tréteaux, ça vaut au moins 3000 euros, c’est le minimum!!!

Côté mode, Merci se la joue Ile fantastique sans M.Roarke et Tatto mais avec des stylistes comme Stella McCartney, Paul Smith ou bien encore Jérôme Dreyfuss et des marques comme Prairies de Paris, Isabelle Marant, et autres Barbara Bui.

Très joli, Isabelle Marant, c’est vrai. Le hic, c’est dans le petit top que j’ai regardé, je rentre au mieux un demi sein dedans. Et je fais quoi du sein et demi restant?


Si vous êtes plutôt vide grenier et grandes malles, du vintage, en veux-tu ? En voilà ! Entre 40 et 150 euros, vous trouverez le meilleur du vêtement oublié à dépoussiérer, tendance oblige.

Entre 40 et 150 euros pour s’habiller chez Emmaüs, ça fait un peu cher, non? J’ai juste un peu de mal, rapport au clodo du coin qui s’habille lui aussi vachement « Vintage ».

Merci va plus loin. Vous rêvez de porter une véritable tenue de star ? Possible. Le concept store met à dispo des vêtements donnés par des actrices, des chanteurs, des mannequins, des people quoi !

Cool, moi qui rêvait d’être une « people ». Ceci dit, les vêtements de star sont « donnés par les stars », mais loin d’être donnés….

 
Vous voulez plus encore ? Merci est un mix d’univers où il fait bon vivre. Pause café ? Le Café Bouquiniste. Petit creux ? La Cantine Merci. Si ça, ça ne s’appelle pas de l’organisation, je suis la reine du rangement !

Très accueillant, oui. Par exemple, les tissus Bonpoint, cachés derrière un comptoir, aucun prix indiqué, et on se dit qu’on aura l’air très ridicule à demander le prix et faire « gloups ». Les livres, je n’ai vu personne en ouvrir un, et je m’imaginerais  pas m’installer comme ça, sans « consommer »…


Et comme un concept store ne peut décemment pas s’appeler Merci pour rien (croyez bien que j’aurais aimé aussi qu’on puisse faire du shopping gratos, un vieux fantasme jamais réalisé), tous les bénéfices réalisés seront reversés à une association pour les enfants défavorisés
(et ça, c’est encore mieux que du free-shopping). Un projet humaniste,
donc, né de l’imagination artistique de Marie-France et Bernard Cohen,
fondateur de la marque Bonpoint

Alors si vous n’y avez pas encore mis les pieds, enfilez chaussures à talons ou vieilles converses, revêtez manteaux ou perfecto, qu’importe tant que vous filez au 111, boulevard Beaumarchais.

Voilà, tout est dit. Shopper et se donner bonne conscience, on fait ça pour la faim dans le monde et pour la planète. Effectivement c’est un concept en vogue, et il y a des labels qui en sont les garants. Là, rien n’est bio, rien n’est équitable, on bénéficie juste de l’immense générosité des « créateurs » qui vendent un peu moins cher.

« Un peu, seulement ».

Exemple: le joli top, là, Isabelle Marant: 250 euros. Chez Bon Point, la petite paire de nu pieds pour les enfants: 104 euros. La petite robe aussi.

Petite réflexion sociologique à partir de quelques chiffres. Bien que je n’aime pas les classifications, il semble qu’on appartienne à la case dite « classe moyenne supérieure ». Je gagne 1700 euros par mois, le héros environ 4000 (pour 65 heures par semaine en moyenne, après 10 ans d’études, en sachant que dans le privé pour le même travail, il gagnerait au moins le double, mais c’est un autre débat). 5700 euros de revenus mensuels, avec les charges de la maison et des enfants, il nous en reste un peu moins de la moitié, on va dire 2000 à 2500.

Prise d’une folle envie d’habiller mes enfants hyper fashion pour aller se rouler dans l’herbe et uriner 5 fois par jour dans le pantalon, je leur achète à chacun la tenue tendance:

1 pantalon: 150 euros. 1 pull: 100 euros, 1 tee shirt, 50 euros, une paire de chaussettes assortie: 30 euros (véridique), une paire de chaussures: 120 euros. 450 euros par tête de pipe, fois trois, on avoisine les 1500 euros. Un tout petit peu moins que mon salaire, et cool, il nous reste un peu plus de 500 euros pour bouffer.

Et là, question naïve: qui achète ça?
Vous allez me répondre: un article de temps en temps, pour se « faire plaisir ». Pour croire que l’on peut un peu accéder au luxe des « créateurs ». Qu’ils travaillent sur des matières, en France, plus cher.

Il n’y a pourtant aucun label, aucune garantie.
Ensuite,  cette démesure m’inquiète. Ces créateurs ne bossent pour un un article de temps en temps acheté par la bobo uper middle class. Ils ne m’ont pas l’air spécialement touchés par la crise, ça se vend…

Donc je voudrais remercier Merci. Pour cette prise de conscience. Même si c’est beau, même si ce sont des créateurs, je n’y remettrai pas les pieds, parce que je ne veux pas m’habiller comme cette catégorie mouvante et peu identifiable que je ne connais pas, même pas un peu pour rêver. Je préfère très nettement les petites marques, qui gardent des prix raisonnables,se soucient aussi du mode de fabrication, et  créent tout autant (je pense à Alexandra, Petit Pan, notamment, mais il y en a beaucoup d’autres.)

Voilà, c’était mon petit coup de gueule gauchiste anti bobosphère. Zavez le droit de ne pas être d’accord!


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Attention, les filles…

aiguille

L’Homme (ici, le Héros, rien de moins…) joue aux fléchettes avec votre dos à 4 heures du matin!
Pensez y, avant de le réveiller pour votre péridurale! (ça m’arrange aussi…)
Inspiration dans la voiture après celui de Peggy. Je ne pensais pas jouer, comme la dernière fois, et je change toujours d’avis…

Edit de 20h44: je précise que le héros est toujours aimable, même à 6 heure du mat’, que c’tune joke, bien sûr, c’est moi qui râle quand il a pas dormi, et surtout, qu’il est payé 17 euros de l’heure, pour ces nuits sans sommeil, à lourdes responsabilités. Vive le service public.

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Le Dr Maboul est devenu fou!

Vous vous souvenez du Dr Maboul? Celui qui a une brioche dans le ventre qu’il faut enlever délicatement, sinon znnnnut…? Ptêt même que vous l’avez commandé au Père Noël? Et bien nous aussi, enfin plutôt les enfants. On se préparait à une séquence « nostalgie », » ah, tu vois, c’est ce qui a donné à papa sa vocation« , et puis « maman, elle trichait toujours à ce jeu là, elle se faisait eng…. par tonton Vincent » (quoi, c’est pas vrai?!).
Alors, on monte le truc:

Dr_Maboul1

En fait, il y a juste les piles à mettre et les organes à installer, facile.

On remarque à peine la petite présentation du jeu:

Dr_Maboul2

Et là, comme on a un peu oublié la règle du jeu, vu que ça doit faire 25 ans qu’on y a pas joué, on vérifie. On se dit, « tiens, pourquoi il y a des billets? »
Et là on sursaute, on écarquille les yeux, on se pince: la règle du jeu, ce n’est pas de guérir le patient. Non non, ce serait trop… cheap. La nouvelle règle du jeu du 3e millénaire, c’est……. « de devenir le chirurgien le plus riche »!!!!!!!!!!!!!
Inutile de préciser que le héros docteur service public de la famille a fait quelques bonds. Déjà qu’il lit tous les soirs la loi « hôpital, santé, patients, territoire » (ou un truc comme ça) en ponctuant sa lecture d’interjections diverses que je n’oserai répéter, déjà qu’il ne donne pas cher de la peau de l’hôpital public agonisant dans lequel il continue de donner toute son énergie, là c’était le coup de grâce….
Le malade en 2009, c’est ça:

Dr_Maboul3

En même temps, je trouve que la société MB manque singulièrement d’imagination: c’est vrai, quoi, le malade il peut même pas porter plainte.

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Une bannière…

ça m’a pris un peu de temps, c’est le héros qui n’était pas content, mais maintenant, je sais super bien manier GIMP et INKSCAPE (les gratuits équivalents d’adobe et photoshop).
Vous en pensez quoi? Soyez honnêtes, je ne serai pas vexée, il faut un début à tout. (Pas trop méchants quand même, parce que si je suis obligée de tout recommencer, je vous mets sur le dos la future scène de ménage!!!)

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