Le Dimanche 9 octobre selon Gabriel

« -Dis maman, pourquoi on met Balou sous la terre?

– Parce que qu’il est mort, mon chéri.

-Mais je sais bien qu’il est mort, mais il va pas pouvoir respirer, sous la terre… »

Balou

 

– Dis Maman, pourquoi on va voter?

– Pour choisir la personne qui se présentera contre Nicolas Sarkozy.

– Oui, parce que Nicolas Sarkozy, c’est un voyou… »

 

Je préfère vous donner sa version. Elle est beaucoup plus gaie que la mienne….

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Je suis très déçue…

Personne ne me demande comment se porte mon con de chat. Oui, je sais, c’est malpoli, mais chez nous on ne dit pas un chatoutcourt, mais un con de chat. C’est un terme générique, une sorte d’expression de notre grossièreté, un exutoire pour ne pas les balancer par la fenêtre quand ils ont fait caca dans les poireaux ou bouffé tout l’alpaga.
Un peu comme les gosses, quoi, on en dit beaucoup de mal mais on les aime bien quand même. Je dis « on », parce que le héros, avec sa politesse, son beau sourire à faire rougir les grands-mères (les autres n’ont pas le droit de l’approcher, à moins d’être grosse, les cheveux gras –pas eu le temps de prendre la douche avant les contractions- et pleine de poil aux pattes -t’as déjà essayé de t’épiler avec un bide de 9 mois?...- ), le héros, disais-je donc, avant d’être grossièrement interrompue, est encore pire que moi, vous savez qu’il appelle son fils Bénito?…

Le con de chat, enfin, le dernier né, le sus-dit « du Froc-Pinel », rapport à son origine géographique, va plutôt bien.
Il met de la vie, de la joie, du beuhneur, dans cette maison qui en manque un peu, rapport au fait que la patronne est un peu maniaque et traque le playmobil, les devoirs, le linge sale et les chocolats planqués sous les lits.

La preuve en image.
Il y a d’abord eu Théodore et la femme de ménage. J’ai pas de photo. La femme de ménage adore les chats, surtout les petits. Elle a amoureusement confectionné des milliers de petits jouets à chat dans toutes les pièces de la maison, des fois qu’il n’aurait pas assez des plantes à bouffer, des rideaux en soie (si si, j’ai des rideaux en soie, j’suis snob, j’vous l’ai dit!) à escalader… Du coup, la maison est fort sale, mais le chat est heureux…

Ensuite, il y a eu Théodore et le sapin de Noël, un grand moment. J’ai choisi un sapin assez haut, j’ai plutôt bien fait, il a dû rester quelques boules au dessus de 75 cm. Il a dégommé tous les petits angelots en papier, j’ai réussi à en sauver un:
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Il a dû trouver que les angelots faisaient tâche dans la maison, faut croire. C’est comme le p’tit dernier qu’on a appelé Gabriel, franchement, quelle idée… Tiens, pour la peine, on t’offre un petit diable. T’avais qu’à l’appeler Belzébuth, il aurait été sage!

Le petit chat apprécie aussi beaucoup les cadeaux des enfants. J’ai filmé la version soft, pas celle où Gabriel hurle après Théodeure (mais où a t-il choppé c’t’accent?….). Attention, ces images peuvent choquer les personnes sensibles gnagna.

 

Il contamine toute la maisonnée de sa folle jeunesse. Regardez comme le vieux chat en parait 10 ans de moins…
(là j’entends de là ma copine G qui dit « oooooh mon pauvre pépère, vient faire un câlin à tata G… »)

Et puis c’est assez pratique aussi pour les tricots addicts. En effet, tu as le choix entre exploser le chat contre la fenêtre, ou bien sagement arrêter ton rang pour reprendre quand il sera endormi. Ça apprend la frustration, c’est bon pour l’intégration sociale.

Les « parents » de Théodore retrouvent aussi une seconde jeunesse.
Il y a les petits parents, qui s’en disputent la paternité.
« -Viens là mon bébé…
– C’est pas ton bébé, c’est le bébé de tout le monde…
– Maman, Hela, elle a enfermé Théodore dans sa chambre pour pas qu’il joue avec nous…
– Papa, Simon il a dit que Théodore il était à lui, parce que c’est un garçon… »

Et même les vieux parents arrivent à se fabriquer des petits conflits d’éducation…

« – J’ai mis Théodore dehors, je peux pas tricoter…
– Quoi, mais t’es folle, il est tout petit, s’il croise le chat du voisin? Et un petit chat, ça ne sait pas se retrouver. – Ben oui, mais faut qu’il sorte, quand même, faut qu’il apprenne la vie, les souris, tout ça…
– D’accord, mais faut sortir avec lui…
– Ben si je sors avec lui, je peux pas tricoter non plus!…. »

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La prochaine fois, je prends un pangolin empaillé, plutôt…

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Mind the gap…

Je vous manque un peu, ou pas?

 

Y en a qui doivent penser: tiens, l’autre vipère, ça fait fort longtemps qu’elle ne nous a pas saoulé avec ses critiques. Elle est peut être en train de se rouler dans son fiel. Elle a sans doute été ensevelie sous la neige et personne n’a pensé à creuser. Elle est sortie cracher dehors et on l’attend encore (je vous ai pas raconté le mari de mon ancienne voisine?… Héhé, un jour, quand je serai vraiment d’humour noir….). C’est quand même étonnant qu’elle ne se soit pas gaussée de tous ces déguisements Citronille qui fleurissent sur les blogs. Et la magie de Noël, pourquoi qu’elle a pas bavé encore?

Mais au fait, elle était barrée à Londres, ils ont dû la garder. Ça se tombe, elle a fait un scandale chez Liberty, ils l’ont enfermé.

 

 

Ben non, même pas. Pour de vrai, Liberty, on est juste passé devant et je n’ai même po eu envie de rentrer. Quant aux photos, ma pauvre, j’en ai trois, prises de mon téléphone, même po eu envie  » d’immortaliser.  » C’est vraiment le terme qui convient, comme s’il fallait mettre tous ces instants en pixel pour être sûre qu’ils ne disparaissent pas.

 

J’aurai pu essayer de te faire une comparaison de London en amoureux versus London en marmaille, mais j’ai même pô envie. C’est juste différent, plus fatigant, sans doute, un poil frustrant, forcément, il manque la séance shopping dans Covent Garden. Mais émerveillant aussi.

J’aurai pu aussi me la faire: la SNCF, la neige et moi, mais bon, on pourrait presque dire qu’on a eu de la chance, on est partis et revenus.

 

Pis Noël, cette année, c’était assez tranquille. Pas de reconversion professionnelle dans l’urgence, pas de tata en phase terminale de cancer… Le seul truc, c’est qu’H ne croit plus au Père Noël… Gabriel et Simon ne vont donc pas y croire longtemps. Je pensais être plus triste que ça.

 

Et les cadeaux? Tu n’as même pas une horreur à dire sur la tourniquette électronique à vinaigrette offerte par Tata Germaine? Même ça, pauvre de moi, ça ne m’inspire pas. Tous mes cadeaux me plaisent. Y a quand même une chanson de Boris Vian qui me trotte dans la tête, mais je suis la première à avoir eu des trucs totalement superflus et très chers. Parce que je l’avais demandé. Avec plein d’arguments. Tous plus convaincants les uns que les autres. Je pourrais tout aussi bien démontrer qu’ils sont totalement inutiles, anti écologiques et représentatifs de la bobo geek attitioude, mais ça ne me servirait pas vraiment. Je n’assume pas vraiment mes contradictions, mais au moins je les vois.

Et sinon, 10 rangs en aiguille 3. On n’ est pas rendu..

 

Voilà, c’est maigre, hein? c’est que des fois, on pense davantage à vivre sa vie qu’à montrer qu’on la vit. Pas de photos, pas de mots, juste des souvenirs qui vont mourir un jour, plus rapidement que les autres.

 

Heureusement, dans ces moments non imprimés, dans cette vie sans conséquence, dans cet éphémère tourbillon, il y a des flashs qui te rappellent ton moi profond.

 

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La Pangoline… et ses trois bébés pangolins….

Si c’est pas un signe du destin, ça?

Tout ça pour dire qu’après 2010, y a 2011. Bonnes ripailles, bonne année. En plus après 2011 y a 2012 et ça c’est vraiment une bonne nouvelle!

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Théodore Du Froc Pinel

« Quand tu files tes vieux pulls ratés à tes copines, faut pas t’étonner qu’elles te fassent des cadeaux pourris », dit le proverbe chinois.
J’y penserai, la prochaine fois.
Vous savez avec quoi je suis partie de chez ma copine? Des noix du jardin? Un pot de confiture de mirabelle? Un filleul?

Nan, bien pire….
Un vrai traquenard.
On nous avait déjà fait le coup il y a 6 ans, dans les contrées du Nord: la culpabilisation (la mort, si…..), l’utilisation des enfants (et toi, ça te plairait, d’en avoir un de plus?), le bon sens (un de plus ou un de moins…).
On l’avait appelé Choulette. C’était ça ou « jeanlaine »..

Là, il est livré avec un nom à la con, une aptitude à squatter les endroits confortables, comme tous ses congénères, et une petite voix très énervante.

th_odore

Je crois qu’il devient urgent que je réussisse à tricoter des pulls à ma taille, avant que la maison ne se transforme en refuge pour chats.

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