Eiffe comme Fanny

N’écoutez pas aux portes, je me parle toute seule à ma tête. Je réfléchis avec moi même.

Hier soir, en quelques heures (2, 3, tellement je suis trop forte et rapide…), j’ai cousu une robe topissime.

La robe que je voulais.

Pardonne moi mon Père, j’ai un peu plagié. Juste un peu, j’ai vu une robe dans un magasin de Rouen (oups faudra que j’efface la référence, quand je serais une chef d’entreprise célèbre…)

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Il faisait froid et gris, j’étais un peu triste et mélancolique, et j’en avais une énorme envie, parce que des robes chaudes, j’en ai pas beaucoup, et que je ne porte que des robes. Mais j’étais à la bourre pour une réunion et accessoirement à découvert: 110 euros, en solde, merdum, c’est abuser. J’écume le net et je me la fais.

Tissu ressemblant trouvé sur ma Petite mercerie (en plus coloré, mais ça me va). Un peu cher, 17 euros le mètre, mais je le trouve vraiment chouette. Reçu hier et aussitôt coupé: oui, je sais, sans laver, c’est mal: je ne suis pas une couturière élitiste, il semblerait. Promis, déesse du décatissage, je vais la laver en programme laine (même si c’est que du synthétique…)

Alors voilà.

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Et c’est là que je me cause à mon esprit. N’écoutez pas. Je construis mon avenir.

Parce que tu vois cette robe, elle me plait. Elle a fait sensation ce matin au boulot (je suis en congé cet AM, NDLR: j’ai du solde de 2014 à écluser…)

Je pourrais me faire des couilles en or avec, au lieu de trimer comme une petite fonctionnaire scarabée.

Je crée ma marque déposée. Eiffe comme Fanny. C’est bon, comme sigle, non?

Je dessine mon patron.

Genre. Je ne mets pas ma base. Personne n’a remarqué qu’il s’agit d’une ènième interprétation de Plantain (coupé en 38 mais je couds à 1cm au lieu de 1,5, et j’ai recoupé la taille de plusieurs centimètres, pour avoir une forme cintrée).

Plantain, qui je le rappelle à ceux  qui auraient envie de « démocratie couturière », et non pas de couture élitiste fait pour les pros à très très cher (genre 50 euros les 4 patrons identiques… mais avec des gradations, attention!), est gratuit et extrêmement bien expliqué: aucune coquille non corrigée depuis deux ans malgré son désintéressement.

Je ne fais pas d’études de modélisme, j’ai pas le temps et je suis trop talentueuse, un recopiage en bonne et due forme est suffisant. Je fais des photocopies et zou, je balance sur mon site à 14 euros.

Pour le tissu, c’est dommage de ne pas en profiter. Je pense que je peux aller bidouiller avec Ilustrator quelques images vectorielles achetées à bas prix, de pois colorés sur lesquels je vais mettre un copyright et m’insurger si quelqu’un a la même idée. Pas question de le mettre à moins de 20 euros le mètre, mes clientes seront des manantes qui débuteront la couture (pour acheter un patron aussi basique alors qu’on le trouve dans les magazines,  dans les livres japonais et en tutos gratuits…), donc elles ne savent pas qu’on peut trouver des tissus beaucoup moins cher et tout aussi jolis.Bien sûr il me faudra une bonne stratégie de marketing.

J’ai un joli sourire, non? Et je suis très gentille.

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J’irais  voir quelques revendeuses qui deviendront mes amies et qui diffuseront mes bidouilles mal agencées. Quand on m’accusera, elle me défendront bec et ongles, parce que j’ai un joli sourire et que je suis gentille. Elles oublieront que j’ai piqué le travail de vraies modélistes, que je me suis fait pas mal d’argent sur le dos des débutantes en couture. Elles diront: attention au lynchage, c’est pas bien de s’en prendre à quelqu’un comme ça, pauvre Fanny, c’est du Fanny bashing, c’est mal. Elles auront tellement cru en moi qu’elles confondront l’humain et la stratégie commerciale. Et ce sont les accusatrices qui auront repéré mon Plantain plagié, mes motifs fabriqués à partir d’images vectorielles achetées à bas prix, qui seront les méchantes.

Toute ressemblance avec une situation existante n’est totalement pas fortuite.

Pour ceux que ça intéresse (c’est du microcosme de la communauté couture de la blogosphère, mais représentatif des dérives des réseaux sociaux et des influences communautaristes…):

http://sakikojones.fr/blog/12076-causons-un-peu#comments

http://essais_erreurs.eklablog.com/affaire-aime-comme-marie-les-temoins-sont-appeles-a-la-barre-a114377936

(lisez les articles précédents, dans lesquels elle confronte les patrons originaux et les copies. Dans le dernier article, elle répond à la critique couramment lue qu’un patron de chemise est toujours identique: elle compare donc quelques patrons de « basiques » et montre bien les différences).

Et cette discussion sur l’excellent site Thread and Needles

 

(ah pis j’ai oublié: en plus je peux remettre un gilet tricoté il y a 20 siècles et que je n’ai jamais porté…)

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(c’est presque un déhanché, ça non? C’est bon pour le marketing!)

 

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Briser la glace de janvier…

Souvent, quand on n’a pas parlé à un ami depuis longtemps, on a du mal à engager le dialogue, tu as remarqué? Parfois même on repousse le moment, par peur de ne pas dire les bons mots, d’avoir vexé, de ne pas être à la hauteur, d’avoir perdu sa place auprès de lui…

Avec toi (je te tutoie, lecteur fidèle, il faut dire que depuis 6 ans je te connais un peu. Ou plutôt c’est toi, qui me connait…), c’est un peu pareil. Tu es en quelque sorte l’ami, le confident. Tu ne me dois pas grand chose, tu m’écoutes si tu le veux bien, tu n’as pas d’obligation. Tu connais mon intimité, tu me dis quand je te touche, tu ne me dis rien quand tu t’en branles. Il n’est pas exclu que ça me vexe un peu, mais c’est le deal entre nous.

Moi non plus je n’ai pas d’obligation. J’ai beau le savoir, je culpabilise un peu de mon silence. Ce n’est pas que je n’ai rien à te dire, c’est que je ne sais pas comment le dire.

A l’ami que tu as laissé choir depuis des lustres, tu ne vas pas causer du nombre de chaussettes sales que tu as ramassées et lavées.

Notre relation étant absolue et entière, la médiocrité te décevrait forcément. Ce n’est pas que je préfère le silence, c’est qu’il a gagné la bataille face à l’exigence.

Je reviens tout doucement, je sonne à ta porte, tu es là? Tu ne m’en veux pas?

Avec des chaussettes, mais propres…

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Improvisation sur le même modèle que celle ci: c’est donc un patron maison, je me la pète, mais je l’ai laissée sobre, le très beau jersey Milano (toto, si si) se suffit à lui même. Le biais argenté est élastique, et la dentelle extensible (erreur de la fille qui n’a pas cousu depuis un mois: la dentelle extensible, ça fond sous le fer….)

 

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Septembre trompeur

Je crois bien qu’il sait que je ne l’aime pas.

J’ai le juin oppressant, et le septembre pesant.

Ce n’est plus ma rentrée qui m’angoisse. Pour moi, c’est fini, les affectations au premier septembre, les organisations à l’arrache , et les 6 niveaux à préparer en 2 jours. Ce n’est pas que je glande au boulot, mais j’ai pu préparer le rush de septembre. (à peu près…)

Celle d’Héla en revanche (je vous rappelle que je ne mets plus son prénom, pas très commun, sur le blog, à sa demande…) était pleine de doutes et d’incertitudes.

A demis mots, j’en ai parlé ici. Y a plein de débats sur ces enfants là (« haut potentiel », « précoce », » zèbre »), je n’y participe pas. Je ne sais pas ce qu’elle est, je sais juste qu’ elle a des qualités peu communes (mémoire quasi photographique, rapidité d’analyse, motricité et capacité de reproduction immédiate, oreille absolue, grande sensibilité…) et des incapacités très invalidantes: décomposer le cheminement de sa pensée, se plier à des exigences qu’elle ne comprend pas. Inapte à l’organisation scolaire du collège, inapte aux relations adolescentes structurées en bandes, en groupes, en communautés pour se protéger des autres.

La 4e, ça été l’année de la peur. Peur de l’échec, paralysant toute volonté. Peur du regard des autres. Peur des groupes. Peur de se faire imposer une vie par les adultes (« non, je se serais pas violoniste, même si je suis douée pour ça »).

Elle a craché comme le petit chat qui fait le gros dos, pendant quelques mois. Elle a crié sa peur.

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On l’a laissé se reconstruire, tant pis pour les notes, tant pis pour la musique, tant pis pour les anciennes « amies » qui sont devenues des accusatrices aux regards noirs et aux silences blessants.

On a vu de magnifiques sourires cet été.

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Des discussions métaphysiques et d’autres qui tournent en rond. Parfois, le petit chat a craché un peu. Mais globalement, elle s’est accrochée.

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Il a fallu y retourner.

Il faut tenir les engagements: aller en cours, même quand la peur est là, travailler.

Il faut affronter les regards accusateurs, le mépris, les petits mots blessants qu’on lance à celle qui n’a pas de « bande ». Il faut réagir avec dignité, et ne pas les provoquer en faisant le petit chat qui crache.

Cette rentrée là, c’est celle que je craignais le plus.

Elle s’est passée. Plutôt bien. Cours ma belle…

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Tu vas y arriver.

On est bien loin du septembre gris et mouillé que j’attendais. Ce septembre est trompeur. Je crois bien qu’il veut que je l’aime.

Du coup, les projets d’hiver sont retardés.

Et j’ai cousu du soleil, du rose et des fleurs.

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Petit bustier « patron maison », une bidouille à partir de cette robe…

Je crois que le tissu vient de Ma Petite Mercerie, acheté exprès pour remettre ce pantalon Moloko très joliment coupé, qui doit avoir 6 ou 7 ans (et qui, du fait de sa taille 38, n’est pas sorti du placard pendant quelques années… -zavez vu comme je dis très délicatement que j’ai minci et que je rentre dans du 38, ouais ouais, j’me la pète, je sais, je sais…)

 

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Aux marches du palais…

De Christianborg, je me suis prise pour une premier ministre d’un petit pays d’Europe du Nord.

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J’ai rêvé d’une ville drôle de ville,

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Une ville-vélo

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Une ville amusée…

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Une ville pas musée, aux musées vivants

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Allez, allez, je sais, je ne suis pas Oui-Oui, je sais bien qu’il y a des défauts là-bas.

 Mais pour l’instant j’en ai plein les yeux.

Pour la remercier, je m’y suis promenée en jolie robe, cousue juste avant de partir.

10 euros les 3 mètres, un gros flash sur les couleurs et les motifs un peu japonisant…

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Ah non, c’est pas celle là. Mais ça aurait pu… (fresque murale à Münster)

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(ç’aurait vraiment été la classe de poser devant, non?)

La robe « patron maison », un entrainement pour une commande (c’est le pretexte que j’ai énoncé sans la moindre honte pour justifier une énième nouvelle robe d’été…).

Un haut bustier doublé assymétrique, et deux pans remontés par des liens. Elle est doublée en popeline écru et c’est une merveille de confort…

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Elle a fait du vélo, visité des musées, parcouru la ville, bu de la bière et mangé des poissons fumés. Elle s’est baigné dans la Baltique, a bavé devant le design Scandinave, apprécié les promenades dans les parcs et même les cimetières…

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Cette robe c’est un peu Københaven…

 

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Je papillonne…

Tiens donc, je virevolte et je reviens, dès que le soleil apparait.

Une petite fierté improvisée que je voulais partager. 

Celle où je peux écrire « patron maison ».

Le haut, jusque sous les aisselles, c’est le fameux plantain de « deer and doe » en 38. Et le reste, de l’impro; à partir d’un tee shirt cintré de ma garde robe… avec une jupe demie cercle toute bête.

Un jersey milano à la couleur improbable, mais au tombé magnifique (et en solde à 5 euros le mètre…). Au départ, je voulais que le haut soit en dentelle aubergine (ma petite mercerie), mais j’ai surestimé ma perte de poids à ce niveau (ou bien l’elasticité de la dentelle, va savoir). ça a fait crac. Qu’à cela ne tienne, je récupère une tunique de grossesse d’il y 8 ans en jersey bio aubergine, je te la découpe sans frémir (dfaçon elle ne servira plus, elle est périmée -à moins que ça ne soit moi..- et voilà que je peux rentrer tout le matos…

J’ai aussi sorti la brodeuse pour l’occasion: petits papillons en appliqué (avec un stabilisateur épais entre deux couches de tissus pour qu’ils soient bien rigides et juste posés sur la robe…)

 

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Le coup de la panne

Je vous ai déjà fait, je crois, le coup de la panne.

J’ai plus l’inspirâsssion. Je ne sais pas quoi vous dire, gueûûses. Il y a des blogueuses aux goûts très sûrs,   qui montrent les nouvelles serpillères bonpoint avec tellement plus de tââlent que moi. Je ne sais pas quelle est la nouvelle tendance et j’ai pas voulu qu’Hela s’achète des bottes à franges (après essayage, elle non plus, ouf…). J’ai une pile de tissus hiver qui monte et des croquis sur mon carnet.

Je vous ai déjà fait le coup, je crois, du « j’ai pô le temps, je suis travailleuse à plein temps, mère à temps partiel, et morue pour le reste »  (imagine l’oeil vitreux et la queue qui bat au rythme de mon agonie).

C’est pas que j’ai pas des trucs à te dire, toi qui adore ma vie. Je fais des trucs passionnants comme du speurt. Dingue. C’est pour la bonne cause, hein…

Elle a eu 12 ans, et on l’a fêté dans les arbres, c’était bien.

Et puis aussi, je suis tombée en panne pour de vrai. Les enfants dans la voiture, la pluie diluvienne, le petit tour avec Martin le Dépanneur. Pour mon anniversaire, ce ne sera sans doute pas recouvreuse, mais plutôt courroie de distribution. Voire enterrement de Kangoo. C’est bien aussi, hein…

En attendant, j’ai un beau vélo, t’as raison, tu as une bonne mémoire. J’ai pas encore trouvé le moyen de mettre 3 enfants dessus, ni de passer entre les gouttes normandes, mais je vais réfléchir.

Et puis ma soeur a eu 40 ans.

La pauvre. Du coup je lui ai fait une robe. La pauvre. Une robe de concert, car elle vocalise à ses heures perdues…

J’ai pris peu de risques: le même patron que cette robe qui lui allait, une jolie soie sauvage imprimée trouvée aux Coupons saint Pierre, et du satin de soie que j’ai eu plus de mal à dégoter: après une commande malheureuse chez Stragier, je suis tombée dessus au Toto du coin…

La doublure en satin a voulu me tuer, mais elle connaissait mal mon côté Pitbull.

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C’était ma première couture pour quelqu’un d’autre que ma pomme, ma première « commande », avec « carte blanche », qu’elle a dit.

Je te fais le coup de la panne, mais en fait, je passe juste au régime diesel. Je vais beaucoup mieux que ma Kangoo, merci.

 

 

 

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La robe égoïste

En rentrant de vacances, j’ai cousu. Pour ma pomme. Rien que pour ma petite personne.

C’est mal d’être égoïste. Se regarder le nombril, se plaindre, de ci, de ça, afficher son aigreur et son mal de tout, c’est extrêmement mal élevé, il parait. Manger tout le chocolat, s’assoir devant un vieux debout, et coudre d’abord pour soi, quand on a une foultitude de cadeaux en retard, c’est faire montre de sa mauvaise éducation ou de son tempérament pernicieux. Au choix. Va savoir d’où ça me vient.

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C’est un « patron maison » (ouais, en plus d’être égoïste, je suis une frimeuse), calqué sur une robe de type sentimentale, achetée il y a dix ans pour un très beau mariage… Je l’ai usée à la corde, et finalement détaillée en morceaux pour en faire un patron.

Le tissu vient de Michas Stoffecke, en soldes.

Je pense que c’est la première d’une longue série, pas uniquement pour moi…

Parce qu’en fait, je fais genre, mais  je préfère continuer à ne pas trop m’écouter, à filer le dernier carré de chocolat sur lequel je bave, à savourer les plaisirs des autres.

C’est juste une question d’équilibre à trouver. J’y suis presque.

 

 

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Qu’il est doux, de ne rien faire…

Regarder les fleurs pousser dans mon jardin,

Se jeter dans la chaise longue,

Fermer les yeux…

 

 

….

 

Je dis ça juste pour les seuces qui croivent que je me tourne les pouces. Je les fais baver un peu. Et je bave un peu aussi.

Néanmoins, alléluia.

Si si. J’ai fini quelque chose. C’est bon.

Je tiens à remercier pour cela, mes enfants. Sages, autonomes. Le suivi du soir tient en « tu as fait des devoirs », et « va faire ton piano, tu m’appelles si tu n’arrives pas à déchiffrer », ce qui est fort peu chronophage. D’ailleurs, si tu veux goûter de l’enfant sage, ils sont SDF pendant la première semaine des vacances, de 8h à 18h. Faire proposition.

Je tiens à remercier la pizza surgelée d’avoir été inventée, et l’hiver, de ralentir la vie du panier bio quand arrive le printemps.

Je tiens à remercier les amis, dans le même état que nous, sans doute, qui nous laissent ermiter tranquille le week end Dimanche. Sans nous en vouloir. Enfin j’espère!

Et puis l’heure d’été, la fameuse, celle qui te fait veiller jusqu’à point d’heure le soir, quelque soit l’heure du lever.

En plus, le truc de ouf, c’est que c’est un quelque chose pour moi, que j’ai fini. En général, le pressenti pour moi finit sur le dos des copines, mamans, belle soeur, ou bien moisi dans mon placard. Et là, non. Promis, demain, je crâne à mort  au boulot en disant « c’est moi qui l’ai faite ». Je l’aimeuh.

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Modèle Ottobre printemps 2011, très transformé: devant non doublé, haut rallongé pour effet « taille basse », rajout d’un biais à l’encolure, et manches sans plis.

Tissu en jersey molletonné, provenance oubliée, et tissu fleuri au poids chez toto (moins d’un euro!)

Allez, assez glandé, je retourne poncer/bêcher/repasser/peindre/repiquer….

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Saturday night fever

Ben Fanny, qu’est ce qui te prend?….
Peut être est ce le fait d’avoir chanté tout l’été, faut bien danser, maintenant…
Peut être est ce l’effet « j’ai plus de bébés ». Adieu la mère nourricière, la femme revient, et elle n’est pas encore périmée, profitons en!!!!
Peut être est ce la lassitude de voir les mêmes couleurs dans le placard (noir, marron, vert, aubergine…).

Il y a aussi le fait que j’avais dans la réserve ce tissu gris brillant, commandé un jour de folie collective (tous les tissus wowo à 50%!). Ai je bien regardé quand j’ai cliqué sur « mettre dans le panier »?… En le recevant, j’avais pensé: parfait pour une partie de robe de princesse, voire de déguisement de chevalier. Et puis bon, coudre un déguisement, c’est loooooong, il faut beaucoup d’imagination, et y en a déjà plein les tiroirs.

Et pourquoi pas un truc pour toi Fanny?… Rhhhho, quelle audace, une tenue qui brille?…..du gris, moi qui n’en porte jamais?…
Patron japonais?… Pas adapté. Burda? Rien qui soit simple et qui me convienne.
Alors, on reprend la méthode déjà approuvée : on dissèque un vieux truc abimé qui va bien, on copie, on assemble, et hop.
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En détail:
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C’est bien gentil, tout ça, mais je n’ai rien de rien pour mettre avec…

Et alors là, l’idée lumineuse a jailli! Et pourquoi pas un short?????
Ben oui, je n’ai pas dû en porter depuis mes 15 ans, la preuve en image:
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hé hé… Vous la reconnaissez?… Liloute, tu peux me maudire jusqu’à la 12e génération, mais… j’en ai encore plein des comme ça!!!!

Bon enfin bref, un short… Yapluka. Au boulot…
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2 étoiles et demi dans Burda. Déjà une étoile, j’ai cru que je finirais chauve. On est pas rendu…

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Vivement Dimanche

Non, je ne me prend pas pour mon ardente homonyme… mais il me tarde de vous montrer ma couture du Dimanche de la semaine….
En image: (c’est ce qu’il y a en bas…)

 

Et de dos… (en un peu trop gros plan pour moi, note pour plus tard, éviter de demander au héros de te prendre en photo de dos, si tu ne veux pas avoir un portrait de ton auguste postérieur à la limite de l’indécence…) C’était juste pour montrer que ça tombe bien, ça baille pas de la taille, qu’il y a une petite dentelle fifille au dessus…

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Ouais, bon, OK, je suis démasquée, je triche. J’ai pas fait ça en un Dimanche… plutôt en deux, en fait…
Par contre, il répond à l’autre critère: « fait à l’arrache et sans patron ». Juré craché!

Bon, j’explique.

Avant, j’avais un pantalon. Une sorte de ze pantalon, car oui, le concept s’applique aussi aux pantalons, étant donné le défi que représente le fait de trouver LA paire de braies qui sied à mon séant…
Celui là, c’était le bon, celui qui le moule sans le boudiner, qui le montre sans l’exposer. Mais vous devez me croire sur parole, parce que la seule preuve en image est bien maigre:

(c’est dingue, ça, une seule photo, un pantalon que j’ai autant mis…? Serait -ce « qu’on » ne me prend jamais en photo?….)

Donc ce pantalon a subi l’usure du temps…. et surtout un vilain coup de fer malencontreux en plein milieu du devant, au mois de mai.
Depuis, je désespère, je ne trouve rien qui m’aille et me plaise, et je laisse de côté toute une partie de ma garde robe « haut » qui allait exprès avec le ze….

Plutôt que de le mettre dans le tas « Emmaüs », je l’ai gardé, le mutilé. Puis observé. Puis désossé. Les bouts de tissus désassemblés m’ont servi de patron. J’ai trouvé un tissu élasthane chez Toto assez proche de la couleur d’origine. (mais un peu plus épais)
J’ai coupé…. mal (deux jambes gauches….. ), racheté un mètre, recoupé, assemblé. Par rapport au modèle initial, je l’ai rallongé, et j’ai mis la fermeture sur le côté plutôt que sur l’arrière. Et mon rangement peu méthodique a permis au reste de dentelle des coussins d’Hela de rencontrer ce violet, et ça m’a plu.

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