« Il est payant, parfois, de prendre son temps… »

Je compte sur ma copine d’idôlatrie du Grand Homme pour compléter la citation… Je suis moi même bien trop polie pour écrire « éjaculateur précoce » sur un blog que des enfants et des gens bien élevés pourraient lire.
Nan, mais c’est vrai, j’ai pris mon temps.
Vos petits mots inquiets sont touchants… Je vous rassure, mis à part  le mois de janvier qui me fait chier, la police nationale qui me prend en photo à 58 km/heure (y sont cons, aussi, ils devraient savoir que ça fait des photos floues), et le réveil qui sonne à 6 heures, j’ai pas envie de tuer tout le monde. Je suis juste dans une sorte de crise individualiste antisociale. J’aurai pas dû relire tout Desproges. Il serait devenu dingue, Desproges, avec tous ces groupes, ces communautés sur internet où l’on s’agrège parce qu’on tricote, qu’on coud, qu’on cuisine de la soupe aux escargots, qu’on aime pas le confit de rutabaga. Où l’on s’étripe pendant des semaines parce qu’un très méchant internaute a osé dire que Madame Citronille se faisait des couilles en or avec ses patrons mal faits. Où les profs sont avec les profs, les mères au foyer avec les mères au foyer, les bourgeoises avec les bourgeoises, les grosses avec les grosses, les maigres avec les maigres…
J’ai pas envie de tuer tout le monde, disais-je. J’aime bien les gens, en fait, vous savez? J’aime juste pas les groupes de gens, qui se rassurent avec des communautés qui pensent comme eux, et qui se ferment à tout autre point de vue. J’ai rien contre les réseaux sociaux et les blogs, bien au contraire. Ce qui m’inquiète, ce sont les comportements grégaires qu’ils induisent. Et surtout l’absence de débat qu’ils entrainent, puisque « si tu n’es pas d’accord, tu te barres ».
Donc, j’ai pris mon temps. Parce que ça me tracasse, c’t’affaire. Parce que c’est fatigant, de justifier son point de vue à des gens qui prennent toujours violemment la moindre contradiction, parce que les insultes sont blessantes, parce que j’en viens à me demander si c’est moi qui « cherche la bagarre », alors que mon objectif est juste de décentrer le propos hors de la communauté de pensée habituelle… D’ailleurs, ce sont les idées, que je discute, je ne juge, je n’insulte jamais les personnes. Bref, est ce que « mouton noir », c’est pas un peu vain, comme posture? (je précise, c’est à moi que je pose la question, je n’attends pas vos commentaires ennamourés, mais si vous y tenez…)
Et puis, du coup, si je faisais un blog de tricot/couture ou l’on parle de tricot/couture?
ça serait bien aussi, non?
Je pourrais dire » Oh, les girls, il est finiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii »!!!!!!! »
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Je dirais:
« pffff, deux mois, en aiguilles 3, rendez vous compte!!! Plus jamais on ne m’y reprendra! »

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Et aussi:
« je suis trop fière de moi, je l’adore, il est parfait, et il va si bien avec le pantalon qui va bien« 
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Et puis:
« comme est belle, ma jeune fille…. »
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Je terminerais par des remerciements à mon boulot et à la SNCF pour les allers/retours Rouen Paris en train,
et une présentation comme il faut:

Pull modèle « goûter chez grand mère », modèle la Droguerie, agrandi bidouillé en 10/12 ans,
laine Alpaga Drops topaze, aiguilles 3.

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Jusqu’ici, tout va bien…

Je sais ce que vous vous dites, lectrices aguerries au style blogosphérique. Ca y est, elle nous refait un coup de teasing. On ne vous la fait pas, à vous, vous avez étudié ce nouveau genre littéraire en khâgne. Voire à Sciences Po, ou à Normale. Vous savez qu’il y a trois grands courants littéraires contemporains, donnant une image à la fois multiple et juste de la femme moderne.
Il y a tout d’abord, mais je ne vous apprends rien, puisque vous savez tout, la « Raconteuse ». Un message par jour minimum, un style narratif sobre et épuré, dans lequel l’infinitif est roi. Boire du thé duschmoll/Ranger la chambre de Georges/ Faire un gratin de courgettes. Tout cela agrémenté de photos sublimant le quotidien. On y trouvait il y a quelques temps moults pieds dans des endroits très reconnaissables, maintenant la tendance est plutôt au vintèèèèdge, la photo vieillie où ne voit rien, car bien sûr, la blogueuse narrative est pudique, elle ne fait qu’entrouvrir la fenêtre.

Il y a aussi la « Ténébreuse ». Elle raconte des histoires que le péquin ne peut comprendre. Les allusions sont ciblées, les métaphores filées… Elle s’adresse au Cercle. Il y a un petit côté Sherlock, à lire ces blogs, on essaie de reconstituer, de traduire, on traque l’indice, c’est amusant. Et pour le Cercle, se savoir intronisé  doit être fort excitant.

Il y a enfin la « Comique ». Aaaaah que cet exercice est difficile. Il faut trouver la situation amusante, savoir la mettre en scène, en mots, sans excès. Comme on vit toutes à peu près la même situation, on tombe vite dans la redite. La difficulté étant de ne pas copier la voisine, de ne pas utiliser le vocabulaire in et drôle mis à la mode par la keupine. Tiens, par exemple, évite keupine, trouzemille. Parle de ton George plutôt que de tes nichons. (vulgaiaiaire, pas bien!) Ne « procrastine » pas, car tout le monde le fait. Evite la fass’, et tout ce qui est déjà vu. Ou alors tu vas le piquer sur un blog où personne ne va, sinon, on te prendra pour un énième avatar du blog de…
Et puis de toute façon, les métaphores ne sont encore protégées par copyright, c’est pas comme copier une étoile sur un coussin, ze concept younique que personne d’autre ne peut faire, heureusement. Donc, tu peux aisément comparer la blogosphère à une cour de récré sur ton blog hyper populaire, je ne t’en voudrais pas…

(je te parle de la blogueuse qui raconte sa vie, pas celle que se contente de mettre sobrement ce qu’elle produit modestement avec ses petits doigts boudinés…)

Donc, comme tu sais tout ça, je ne t’apprends pas ce que c’est que le teasing.
Ben oui.
Mais sauf que c’est pas vraiment ça, tu vois.
Tu as déjà tricoté un vrai pull en aiguilles 3, en traficouillant le modèle qui s’arrête au 8 ans, pour en faire du 12 ans, et en n’utilisant pas la laine préconisée?
Après avoir donné ton pull trop beau en soie à ta keupine (rha crotte, je l’ai dit) au lieu de crâner avec?
Bon, alors si tout ça t’était arrivé, tu ferais moins ta maline, je te signale.
C’est pas du teasing, c’est de la psychothérapie.
Jusque là, tout va bien…
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J’suis snob….

La lecture de ce blog pourrait laisser supposer que son auteure est richanthrope.
On y voit des riches, dépeints avec cette innocence candide, cette suffisance morale, cet égotisme empli de la certitude que leur réussite n’est due qu’à leur talent.

C’est vrai qu’on pourrait croire que je n’aime pas les gens riches.
D’aucuns diront sans doute que je ne suis rien qu’une jalouse.
Mais non, même pas, c’est plutôt par pure méchanceté, que je m’attaque ainsi aux riches.

Car voyez vous, ça me désespère, bien sûr… mais je suis moi même un gens riche. Je ne peux donc pas être jalouse du riche.
Enfin riche, entendons nous, quand même. Pas d’actions en bourse, pas de stock options, pas de spéculation, pas de résidence au bord de la mer, pas d’heures supplémentaires, pas de consultations privées dans le public… tout cela pour des raisons morales plus qu’économiques.

Mais tous les attributs des gens riches, figurez vous, je les ai. Des enfants plutôt bien élevés, polis, gentils (si si, tout le monde le dit. Même Joe. Comme quoi j’en fais vraiment des caisses), qui font plein d’activités qui se terminent toujours par « super ». Qui marchent bien à l’école, à la musique, au sport, sans qu’on soit derrière. Qui sont enthousiastes de tout, disent merci, bonne nuit, je t’aime.
J’en vois qui disent: « tout le monde peut faire des gosses, c’est pas ça la richesse ». Ouais, mais avec une grande maison pour les loger, un jardin pour les défouler, un appareil photo pour les immortaliser, de l’argent pour acheter les instruments, des vacances pour leur ouvrir l’horizon… Je n’ai pas l’impression d’avoir beaucoup de mérite.

Je serais pauvre, ce serait beaucoup plus simple pour moi. Plaignez moi, je vous en prie. J’aimerais beaucoup adopter la posture de la pauvre petite fille riche…Ce serait d’un snob, mais d’un snob!

Ma méchanceté ne s’explique donc pas par ma jalousie de pauvre, mais juste par mon snobisme.
Je suis d’un snob, si vous saviez!
Le snob, c’est celui qui est riche et fait semblant de ne pas l’être, car pensez donc, le riche, tout de même…

« Les riches, au fond, ne sont qu’une minorité de pauvres qui ont réussi », disait le Philosophe. Ça en jette, hein? ça fait tout de suite cultivé, ça fait tout suite la fille qui a lu…. le dictionnaire des citations…

LA snob, c’est celle qui va chez MERCI pour dire qu’il ne faut pas y aller. Mais irait bien vérifier quand même de temps en temps, qu’il n’y a pas un accessoire indispensable de snob.
La snob, c’est celle qui achète des tissus japonais juste pour ne pas acheter du liberty comme tout le monde.
La snob critique les Youniverss mais ne se sent bien qu’en esthète du quotidien.

… Je suis tellement snob…
Que je fais un pull La Droguerie.
La Droguerie… Vous savez, cette boutique qui vend des laines très belles et très coûteuses (je pourrais dire « un bras », mais je tiens trop à mes membres, maintenant…), accompagnées de modèles très cheap qui font le tour du monde virtuel, on se demande bien  pourquoi  -très très bonne stratégie commerciale, peut être?…- tellement on peut trouver mieux sur Ravelry.
Quand on est riche, on prend les modèles La Droguerie, mais évidemment, on utilise une laine la Droguerie. On se retrouve avec un pull plus onéreux que si on l’avait acheté dans le commerce, et souvent peu adapté à son corps de rêve, vu qu’ils étudient leurs modèles sur des sacs à patates.
Quand on est pauvre, on ne se fait pas avoir, on va sur Ravelry, et on tricote de la Phidar.
Quand on est snob, on tricote le modèle la Droguerie que personne n’a encore fait (ce qui est très inquiétant, car quand tout le monde l’a fait, c’est déjà mal construit, alors quand on est prems….), mais avec une autre laine….
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Découvrez la playlist fanny avec Boris Vian

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Je ne suis qu’amûûûûr…

Y a un truc qui cloche.

Je vais travailler de bonne humeur un samedi matin.

Je m’apprête à accueillir une horde de petits trolls de 7 ans avec le sourire.

J’ai fini mon tricot commencé il y a 3 mois. Et il est magnifique. Sans me vanter.  Sans doute le plus beau sorti de mes petits doigts boudinés. Long, très long….

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Pull Matilda Jane d’Ysolda,
Laine Rowan Silk Wool (laine et soie, chaude, douce et légèrement brillante. Dommage, elle ne se fait plus)
Taille 40….

Et en plus, vous savez quoi? Je l’ai fini alors que je savais qu’il ne serait pas pour moi. Trop grand. (note pour plus tard, vérifier les tailles américaines avant de se lancer tête baissée…)
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Je me suis longuement préparée pischologiquement à être gentille. C’est un travail difficile, vu mon passif. Mais si elle le veut bien, je vais l’offrir à ma Keupine que je vois demain. Juste parce que j’ai oublié 15 fois son anniversaire et que c’est la marraine de Joe. (enfin je compte quand même sur toi pour les Saint-Jacques, hein….? )
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Profitez en, ça ne va pas durer.

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Vertige de la maille

Quand j’étais petite fille….
Fanny

Photo :

  • pour illustrer. J’eus été une petite fille, c’est possible…
  • pour prouver aux incrédules qu’en plus d’avoir été jeune, je ressemblais alors à une frêle jeune fille aimant le rose et les cheveux longs.
  • pour me gargariser de mes vieux souvenirs d’une fort jolie fraîcheur passée.

Quand j’étais petite fille, donc, j’étais métaphysicienne.

J’en vois qui doutent. Je suis sûre que ça pouffe derrière l’écran. Métaphysicienne, rien que ça. Je visais le bout de la rue, et je me disais: quand je serais là bas, je serais dans le futur, et mon présent serait passé pour toujours. Je tentais inlassablement d’atteindre le présent avant qu’il ne disparaisse. Je comptais les gens que je connaissais et je me demandais quel pourcentage de l’univers ils représentaient. Désespérée, j’étais, de l’infiniment Petit de ce ridicule  calcul. Je ne voulais pas entendre parler des galaxies, j’avais trop peur de l’immensité.

D’un coup je suis devenue grande, et j’ai acheté des bottes. J’ai fait la cuisine et lavé les torchons. J’ai pris rendez vous chez le coiffeur pour Simon et tu penseras à acheter des croquettes pour les chats?

Mais quand même, je suis toujours un peu hantée par mon passé de métaphysicienne.
Il y a tout ces gens sur mon écran, que je connais et que je ne connais pas. Je suis troublée. Je suis restée sur la division  de l’Humanité en 4 catégories de l’ami Pierre, et voilà que je m’en rajoute une.  Il y a Louison qui a une nouvelle robe, Marius qui pleure son appareil dentaire, Angèle qui pose pour un magazine de mode, Elise qui est si malade. Hela qui joue du violon (ah si, elle je la connais). Je ne les ai jamais vus. Je ne sais pas qui ils sont, mais je connais tout de leur vie ou presque. Vertige métaphysique… L’humanité s’offre à moi et il y en a trop.

Et puis il y a le tricot. La tricoteuse est incontestablement une métaphysicienne absolue. Même si elle l’ignore.

En arrivant à la fin du rang, le temps n’aura pas bougé mais sera déjà du passé.
Il y a l’infiniment Grand…
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et l’infiniment Petit, les milliers d’atomes, les petites mailles qui s’agglomèrent, s’agglutinent, se multiplient.
On est pas loin du Big Bang.
Il est temps que ça s’arrête, avant que ça vire à la Pataphysique!

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Le blues de la blogueuse silencieuse

Il y a des moments douloureux dans la vie d’une blogueuse.

Celui, notamment, où elle n’a rien à dire.

Pas celui où elle cherche ses mots enfiévrés sur un épineux problème de société. Sujets de dissertation, vous avez 30 minutes:  Est ce mieux de faire du 80A, ou du 95 D? Le travail après des années d’études est-il une nécessité, un luxe ou une punition? Merci est-il bobo? Faut-il préférer les cup cakes ou les muffins?

Non, celui où elle n’a vraiment, vraiment rien à dire.  Et ce depuis plus d’une semaine.
Elle constate, le ventre noué, la gorge serrée, l’œil humide, que les statistiques sont ingrates, la célébrité éphémère, et les collègues et néanmoins amies (pardon, les « sisters », c’est que j’ai toujours eu du mal avec le vocabulaire, mais je travaille dur pour être blogophone…) beaucoup plus performantes.

Bien sûr, elle s’en moque, elle est au dessus de tout ça, la blogueuse. Elle sait qu’elle a du talent et que son public l’attendra au bout du clic. Elle est juste là pour partager, rencontrer, faire profiter les autres de son bon goût.
Ou pas.
Peut être que des fois, elle bascule un peu du côté obscur, la blogueuse.

Alors, moi, blogueuse méchante, je vais revêtir mon casque noir, pccccchhhh pchhh, mon sabre laser rouge, et je vais t’expliquer comment on passe du côté obscur. Je ne me fais pas de souci sur l’armée de chevaliers jedi qui va me tomber dessus…

Première solution:
Tu t’es lancée dans un projet super long, super chiant, super dur. Forcément ça prend des mois. Tu peux tricoter des petites conneries entre temps, mais ton gros coup ne se termine jamais, c’est pas rentable…
Sinon tu peux teaser. A chaque rang, une nouvelle photo, de la laine en gros plan, de la maille parfaite, de la bordure, ou bien de l’avancement sur ton corps de déesse.
Mise en pratique (pcccchhh pchhhh, sabre laser)
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En plus, ce putain de bordel de gilet de mes deux, a bien l’air d’être trop grand, non?…. (les gros mots, j’ai le droit, je suis du côté obscur!…)
Si vraiment tu es une grosse feignante et que tu ne t’es lancée dans rien du tout, parce que des fois c’est vrai,  ça gave, le stakhanovisme du tricot, tu peux aller  dans un magasin qui surfe sur la vague du « home made », acheter un joli gilet en point mousse bien régulier, changer deux trois boutons, et emballé c’est pesé, « c’est môôôôâââââ qui l’ait fait!!! » Si si, ça se fait….. le tout, c’est de ne pas se faire goaler, comme en contrôle de maths…

Deuxième solution:
Tu rencontres des stars de la blogosphère lors d’une journée très hype, dans un restau tendance ou dans un intérieur design, dont tout le monde  connait les moindres détails en n’y ayant jamais mis les pieds… si tu as la chance de le poser, n’oublie pas de l’immortaliser, ton 40 fillette sur le carrelage VIB…
Et ben figurez vous que j’ai failli. Mais j’ai po pu, à cause du pétrole qui vint à manquer. C’est padbol. J’ai bien vu ma copine G, héhé, mais j’ai oublié de photographier ma pizza pai et mon cheese burger. Et mon gobelet de café en carton. C’est ballot. J’ai pas le réflexe, c’est fâcheux…

Troisième solution:
Tu vas faire les magasins et tu photographies tout ce que tu achètes. Surtout si c’est très beau, très tendance et très cher.
Rhhhho, ça c’est cool. J’ai justement acheté (avec ma copine G, vile conseillère), une paire de bottes hyper trop belles et qui coûtent un bras.

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En plus j’ai bonne conscience, j’ai fait une bonne action en achetant une marque « éthique » qui vise un  » public jeune et citadin, anticonformiste et indépendant, alternatif et audacieux ». Ouf. C’est tout moi.
L’honneur est sauf.

Quoi?

Qu’est ce qu’il dit, le petit bonhomme vert, dans le fond?
« de fermer ma gueule, je ferais mieux? »
Et ho, Yoda, ça va, c’est moi le côté obscur, les gros mots, toi, t’as pas le droit!!!!

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Comme si de rien n’était…

Comme si je n’avais pas peur des mots qui s’inscrivent là: trop banals, pas assez funnies, méchants, cyniques, incompris…
Comme si j’étais inconsciente de ce qui se passe en ce moment… Comme si, malgré ma méfiance congénitale envers toute théorie du complot, je n’étais pas sensible à ces accusations de manipulation politique...

Comme si je croyais encore à la démocratie malgré tous les signes de graves délitements au Sarkosistan.

Comme si j’avais des vacances scolaires et que je m’apprêtais à un lourd programme de couture et tricot, qui ne serait pas terminé dans 10 jours, quelle tristesse, la vie… (second degré en référence à mon parcours professionnel récent… je précise pour les armées de profs et d’instits qui risquent de me tomber dessus ….)

Comme si de rien n’ était, j’ai fait des cadeaux…
Rien de bien compliqué, mais un peu longs, les mètres de tricots à aligner…
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Modèle La Droguerie
Milk Cotton Jelly Baby Rowan

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Modèle La Droguerie
Laine Mohair et Soie Kid Seta.
Papillons et coeurs Loisirs et créations

Comme si de rien n’était, je dirais… bonnes vacances!……

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Savoir pimenter sa vie de couple

Vous connaissez toutes le problème, bien sûr. Les enfants, le quotidien, les activités chronophages du soir, et voilà qu’on croise son conjoint au coucher:
« tiens, t’es qui, toi? On se connait? Ah oui, c’est vrai, tu es le monsieur qui sort les poubelles et qui remplit ma carte bleue…. Sorry « 
(ça marche aussi à l’inverse, hein… « Ah oui, c’est vrai, tu es la fille qui nourrit le frigo et remplit  les armoires de linge propre et parfumé alors qu’il trainait, dégoulinant de crasse au pied de la douche…. »)
C’est bien sûr pour éviter cette lassitude du quotidien qu’il faut savoir être exigeant. Avec l’autre. Des fois qu’il oublie qui on est.
Prenez un héros, par exemple. Quelques petites semaines de vacances, pendant lesquelles vous exigez à corps et à cris (enfin, surtout, à cris, point trop n’en faut, non plus….) un atelier couture.
Bon Prince, il s’exécute avec quelques jurons pour rappeler qui il est. Il finit même les petits câbles à minuit avant de reprendre le boulot, parce que Madame a dit:« mais qu’est ce que je vais faire, pendant ton week end de garde, si je n’ai pas d’atelier couture? »
C’était la semaine dernière.
Et qu’est ce que j’ai fait, moi, toutes mes soirées de la semaine?….

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Je sais, c’est flou, la photo n’est pas terrible, mais les négociations pour l’essayage sont âpres. Une seule photo. Faut pas se louper….

Pull Hissez Haut, modèle Sandrine et compagnie, en 8 ans, un peu rallongé sur les manches et le corps, en Rowan Milk Cotton Dk

« Mais à quoi ça sert que je me sois pressé à finir ton atelier, si c’est pour que tu tricotes sur le canapé toute la soirée? »
Qu’il dit….

Héhé.

On peut rajouter un peu de tabasco à la recette, si vous trouvez ça trop fade.
L’attendre la tronche à l’envers de sa sortie VTT et signifiant bien fort les efforts que vous avez enduré pendant cette sortie (trois enfants en pyjama jusqu’à midi, occupés à jouer tranquillement dans leur chambre, des pâtes à faire cuire…… épuisant…..), et ajouter, d’un air glacial:
« A quoi ça peut donc servir d’avoir un atelier couture, si c’est pour ne jamais avoir le temps d’en profiter? »

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Le copain de la granny

Dans les vapeurs de trois rivières, hier, vous aurez peut être noté, puisque vous, vous étiez sobres, que dans ma grande bonté, je vous proposais le tuto. Mais pas à la va-vite comme ça, non, non, j’ai pris des notes, fait un échantillon, noté mes augmentations/diminutions tout ça. Comme une vraie tricoteuse. Vous ne vous êtes pas précipitées pour me le réclamer à corps et à cris, mais je comprends, ça sentait le rhum et l’arnaque, c’t’histoire.
Je ferai donc fi de vos préjugés sur la cohabitation difficile entre le rhum et le tricot, et vous livre le mode d’emploi du caraco qui va bien avec la granny. Il est certes un peu long à faire, mais pas bien difficile.
(je sais, il n’est pas porté sur la granny, non, je n’ai pas de séquelles de la soirée d’hier, mais la demoiselle portait ce petit top qui va bien aussi…)
CARACO_HE3

Caraco en Surya Bouton d’Or.

Taille 10 ans. 150g environ de Surya Bouton d’or  (Viscose de Bambou/Soja)(3 pelotes),
aiguilles 3.

Echantillon : 10 cm : 25m et 30 rangs

Commencer par le dos. Avec les aiguilles 3, monter 85 mailles et tricoter en jersey droit.

A 13 cm de hot tot (42 rgs), augmenter de chaque côté tous
les deux rangs : 12m (6 fois) : 229 m. Continuer droit.

A 28cm de ht tot (épaule, milieu du caraco 88 rangs), rabattre les 33
mailles centrales pour l’encolure (98-33-98) et tricoter séparément chaque côté
en laissant les m. du côté droit en attente.

Tricoter les 98 mailles du côté gauche en faisant des
augmentations intercalaires à 2 mailles du bord droit pour le devant, alternativement, tous les 4 et 2 rangs (5
fois) puis tous les 2 rangs (12 fois).

Tricoter ensuite 10 rangs droits, puis faire des dim tous
les 2 rangs : 1m (18 fois), 2m (2 fois), 3 mailles (1fois).

Simultanément, à 41cm , rabattre pour la manche 12 m
(6fois).

A 56cm de hauteur totale, rabattre les 20 mailles restantes.

Reprendre les mailles en attente du devant gauche et
tricoter en vis à vis.

Finitions : relever les mailles dans le bas des
manches, dans le bas du dos, le long du devant droit, puis à la suite le long
de l’encolure du dos et du devant gauche. Point de picot : sur l’envers, tricoter 2m ens à l’endroit, puis *glisser
la maille obtenue sur l’aiguille gauche, augmenter de deux mailles à la suite,
puis rabattre 5 mailles. Répéter à partir de *.

Coudre les côtés et le dessous des manches.

Pour être très copain avec la granny, on peut crocheter des petites fleurs assorties et les coudre….

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chouette, les parents sont partis!

On peut vider le bar…
On peut manger n’importe quoi (même pas des légumes, et même des biscuits apéro!) à n’importe quelle heure…
On peut manger du chocolat dans le lit…
On peut mettre la musique à donf et danser à walpé…
On peut se lever APRÈS les poules…
On peut squatter l’ordinateur sans se faire engueuler…

On peut regarder les séries américaines jusqu’à point d’heure…

On peut aller prendre l’apéro jusqu’à une heure du matin sans prévenir
personne…

On peut DORMIR sur la chaise longue  et cuver sa soirée arrosée, et devenir rouge écrevisse…

Fanny?
Ouhou?
Fanny?

Ouais? I feel goood, oh yeah….
Quoi?
Attends, je baisse le son….

Mmmmmh?
Quoi? c’est pas mes parents qui sont partis pendant 3 jours?…
Mes enfants?… J’ai des enfants et je n’ai pas 15 ans?

Oooooooooh, t’es dure, là…

Bon, OK…
Je suis une bonne mère.
J’en ai aussi profité pour finir le boulet.
caraco_Heil
caraco_Heil_2  caraco_Heie_3

Caraco, modèle les jolis mercredis de la droguerie, laine Surya Bouton d’or, coloris algue et topaze
biidouillage compliqué pour adapter à la laine (en 3…) et au 10 ans , si tu veux, je fais un tuto.

Les photos portées?…. héhé, j’peux pas, j’ai pas le modèle sous la main!!!!
Bon, je te laisse, j’ai un ti punch à finir!

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