Münster au coeur…

Dans mon oreillette, on me dit que j’abuse…

Apprivoiser wordpress et faire une nouvelle bannière (youyou? Elle vous plait, ma nouvelle bannière?), c’est pas une excuse, allez allez, faut poster maintenant…

Alors ce sera une histoire de rencontres, si tu veux bien, parce que je trouve ça émouvant.

Il y a peu, je suis tombée sur un récit de vacances comme je n’aime pas trop (on a vu ci, on a vu ça, on a visité ça, et prendre une glace là, et la collectionnite de must have seen en photos instagramées…). On y parlait de Münster, en Allemagne, de manière assez négative. C’est idiot, moi qui adore que mes ami(e)s aient des goûts différents, pour en débattre et apprécier l’altérité, je me suis presque sentie blessée par cet avis inconnu et  public sur une ville qui m’a touchée. J’ai même pensé, j’avoue, que la pauvre Münster pâtissait de ne pouvoir s’offrir un post publicitaire interdisant l’honnêteté intellectuelle et la critique éclairée…

Depuis qu’on « swap home », je crois bien que ma conception du voyage a changé. Voir et cocher les étapes du routard, c’est un plus, mais c’est avant tout la rencontre, d’une famille, d’une culture, d’un lieu, qui rend les vacances si dépaysantes, excitantes, étonnantes…

Il se trouve aussi qu’on a la chance d’avoir une petite maison pour accueillir amis, familles et tout autre personne qui le souhaite. On y accueille quelques routards à l’occasion. Quelquefois des touristes qui veulent profiter et voir, et parfois des gens qui voyagent comme nous, qui veulent comprendre, partager, connaitre, ressentir… Il arrive aussi qu’ on n’ait pas le temps, ni trop envie de causer english, et de passer une partie de la soirée à faire le guide touristique..  à d’autres occasions pourtant,  l’échange est immédiat, riche, et … se prolonge tard dans la soirée autour de différents breuvages locaux …

Avec Johana et son compagnon, ça été le cas. Elle quittait Paris après 6 mois d’études , et repartait en Allemagne en passant par la Normandie. Toute la soirée, nous avons parlé, d’Ingmar, de Fanny et Alexandre, d’arts et de civilisations. Nous avons timidement demandé si elle pouvait nous montrer ses oeuvres. C’est un peu indiscret, d’entrer dans l’art de quelqu’un que tu découvres à peine. C’était troublant de la deviner dans ses tableaux et sculptures.

Après deux soirées, ils sont partis. Nous avons échangé mails et adresses.

La halte à Münster sur le trajet de Copenhague s’est imposée. Nous avons demandé s’ils connaissaient un endroit pour dormir, ils nous on prêté leur appartement…

Nous sommes partis très tôt pour en profiter au maximum.

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Ils nous ont parlé de la ville, qui n’est pas exactement la leur, pourtant. La cathédrale et ses cages, l’histoire du cygne noir, la reconstruction. Nous avons mangé chez Pinkus Müller et bu de la bière à la fraise.

Avant de partir, nous avons visité son atelier, dans une ancienne zone industrielle.

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On a vu plus que des photos de ses oeuvres. Simon a encore un morceau de la pâte à sculptures, il a écrit Münster dessus. Hela a fait un coeur avec. Elle l’a donné à Johana.

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Les photos ne rendent pas beaucoup hommage à son travail… On attend impatiemment le site internet, et l’expo en Normandie…

NB: Ce billet n’est PAS sponsorisé par Münster, ni par Johana, ni par Trocmaison…

 

 

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Aux marches du palais…

De Christianborg, je me suis prise pour une premier ministre d’un petit pays d’Europe du Nord.

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J’ai rêvé d’une ville drôle de ville,

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Une ville amusée…

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Une ville pas musée, aux musées vivants

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Allez, allez, je sais, je ne suis pas Oui-Oui, je sais bien qu’il y a des défauts là-bas.

 Mais pour l’instant j’en ai plein les yeux.

Pour la remercier, je m’y suis promenée en jolie robe, cousue juste avant de partir.

10 euros les 3 mètres, un gros flash sur les couleurs et les motifs un peu japonisant…

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Ah non, c’est pas celle là. Mais ça aurait pu… (fresque murale à Münster)

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(ç’aurait vraiment été la classe de poser devant, non?)

La robe « patron maison », un entrainement pour une commande (c’est le pretexte que j’ai énoncé sans la moindre honte pour justifier une énième nouvelle robe d’été…).

Un haut bustier doublé assymétrique, et deux pans remontés par des liens. Elle est doublée en popeline écru et c’est une merveille de confort…

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Elle a fait du vélo, visité des musées, parcouru la ville, bu de la bière et mangé des poissons fumés. Elle s’est baigné dans la Baltique, a bavé devant le design Scandinave, apprécié les promenades dans les parcs et même les cimetières…

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Cette robe c’est un peu Københaven…

 

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Tiens….

Salut

ça va?

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Ça t’es déjà arrivé, toi, de ne pas donner de nouvelles à tes vieux amis pendant des siècles, et de ne pas savoir comment refaire le noeud sans casser le fil?…

Moi tout le temps. Je suis fidèle mais inconstante. C’est pas que je n’y pense pas, c’est la phase action qui s’engorge. Ça reste coincé derrière le filtre, un peu comme les playmobils dans la vidange de la machine.

 

En général je sors la valise à excuses.

Je suis tombée dans une faille spatio-temporelle. Y a eu un bel été. T’as remarqué comme l’été parait plus éphémère lorsqu’il est beau? (je fais vibrer ta corde sensible. Demain ça va faire ouille. Il fera encore nuit quand la radio couinera ses nouvelles sinistres).

Je ne voulais pas t’importuner avec mes états d’âme. J’ai passé des vacances pourries dans un endroit exécrable.

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Je ne sais pas si on a toujours les mêmes centres d’intérêt, tu sais.  A t-on encore beaucoup de choses à se dire?

Moi, la couture et le tricot, tu vois, ça allait pour occuper mon temps d’ennui, quand les enfants étaient petits.

Maintenant que je suis grande, tu vois…

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Ma première tunique japonaise, mais pas pour moi… C’est la 03 du livre every day camisoles et petits hauts, en taille 7 sans marges de couture. Tissu de modes et travaux à côté de la gare Saint Lazare, très joli… mais qui pique….

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Pull pour sublimer la chemise en liberty, et éventuellement rechauffer les coeurs: bidouille à partir d’un patron Drops, en équivalent 10-12 ans, en milk cotton de Rowan (un reste…)

Si aucune de ces faux-fuyants ne me permet d’excuser la désaffection, je tente parfois la corruption. 

Si tu veux, je te fais un tuto. Ouais comme ça, gratuit. 

Et là, c’est sûr, tu peux pas m’en vouloir. T’as déjà oublié mon infidélité. 

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Une chaise, un cul, un drame

A ce stade, tu imagines le pire.

L’accident stupide qui expliquerait cette si longue absence. Je pourrais presque te faire croire que je me suis blessée en tombant de la chaise et paf, le poignet, le coude, l’épaule, que sais-je. Toute chose qui empêche l’approche du clavier. J’tefrais dire que je peux te pipoter, c’est mon blog, j’ai le droit de dire « c’est moi qui l’ai inventé », « c’est moi qui l’ai fait », « c’est moi qui l’ai dit », même si j’ai tout pompé sur ma voisine.

Certes, grâce à la NSA tu peux savoir que quelques uns de mes commentaires ont été écrits de l’estranger.

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C’est donc pas que jsuis  tombée de la chaise. Ni que j’ai plus de genoux. Tu es perspicace.

 

C’est pour illustrer la théorie du papillon, tu sais celle où même quand y dit qu’il voit pas le rapport, en fait, y en a un. Parce qu’il y en en a toujours un, c’est comme ça, c’est la vie.

(attention, référence culturelle filée)

Une chaise donc.

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Ou plutôt deux…

Mais il ne m’en fallait qu’une (la 2e c’est bonus, mais monsieur Emmaus ne voulait pas séparer les jumelles), maintenant que notre chambre  a un vrai placard qui ferait presque dressing, il n’était pas imaginable de garder l’immonde tabouret qui accueillait mon séant lors des séances d’instrument. Ainsi je peux continuer la torture des oreilles de mes colocataires, mais pas celle de mon auguste postérieur, ni de mon bon goût légendaire.

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Huile de coude maison pour le ponçage (j’en pleure encore, et ça fait plus d’un mois. Autant te dire que je n’ai pas commencé la 2e), lazure blanche et tissu en lin irisé des coupons St Pierre. C’est ma première, il y a des petits défauts sur le pli…

Un cul.

J’avais un coupon de trois mètres. Pour une petite micro chaise de rien.

Pourquoi pas l’utiliser pour habiller mon cul, j’ai pensé.

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Pantalon en lin, du Tendances couture de l’été 2013. (flou, mais qui tombe comme il faut. Crois moi sur parole)

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Vu comme ça, t’as envie de coudre pour ta grand mère, mais en fait, les patrons sont bien coupés, et en plus les explications sont en français. Ni en Chinois, ni en Burda. Acheté grâce à Saki, je ne regrette pas.

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Il est accompagné par un petit gilet du Burda mars 2013, qui tombe parfaitement et va très bien avec ma chaise. Le tissu est un coupon de tissus Rive gauche, payé une misère (c’est pour faire croire au concept de couture rentable), mais une vraie chiotte à coudre (ça ne se repasse pas…)

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Le drame.

Retiens ton souffle.

Ferme les yeux.

Respire fort.

Transpire des dessous de bras.

Les images qui suivent peuvent heurter les personnes sensibles

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C’est le moment qu’elle a choisi pour dire Stop.

Faut que je l’emmène chez l’Exorciste.

De l’autre côté de la Seine.

En pleine Armada. Autant y aller à la nage. (les rouennais comprendront. On vit un peu à Berlin Ouest, et les communistes sont les touristes. Les choses changent.)

J’ai plus qu’à poncer ma 2e chaise.

Et casser la gueule aux papillons.

 

 

 

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Il y a quelques temps, j’ai entamé mon parcours dans la sainteté, t’en souvient-il?

En effet, comme les petits pains, j’ai multiplié les machines: une MAC, une surjeteuse, une brodeuse. Je pensais atteindre la béatification pour ma 40e année, avec la recouvreuse et finalement non. J’hésite encore: utile, pas utile? (c’est qu’il y a Noël, dans pas longtemps, hein… je voudrais pas priver mes proches d’idées cadeaux, alors que je n’ai jamais aucune envie, sinon…)

Finalement, c’est sain(t)  aussi: l’abstinence matérielle, le carême, la pénitence, tout ça. J’expie mon goût prononcé pour l’hyperconsommation. Je me contente de 3 machines, je suis une véritable ascète.

En même temps, je n’ai pas perdu au change. De quoi entrer dans la 40e en rugissant.

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Une escapade en namoureux au soleil, comme on dit dans les guides.

En vrai, il a plu deux jours sur quatre.

On a bouffé des tonnes de tapas arrosés au vin espagnol. Sans personne pour dire « c’est pas bon », « pourquoi y a pas de frites », « je peux jouer avec ton téléphone »

On a marché, marché, marché. Et encore marché. Sans personne pour dire « j’ai mal aux pieds », « quand est ce qu’on goûte », « encore un musée? »

J’en emmené les tongs pour rien.

Mais j’ai ramené des fringues espagnoles, pour la peine.

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Les vacances « quand est ce qu’on mange »

Tu as remarqué, lectrice attentive, que c’était les vacances?..  Les vacances, tu sais, ces moments de farniente, de culture, de speurt d’apéros inimterrompus, de partage et de beunheur familial, de projets de construction… Les photos de vacances commencent à fleurir sur facebook et sur les blogs, miroirs déformant de la vie rêvée…

Evidemment, y a des vilaines provocatrices qui disent « va te faire enculer », mais ne t’inquiète pas, moi, je ne suis pas de celles là.


happiness@2012 par Camweb

(merci Virgo pour le lien)…

 

D’abord je suis bien élevée, et en plus j’ai passé de bonnes vacances.

Des vacances d’intellectuelle de gauche qui commence à avoir suffisamment avancé la rénovation de sa maison pour éviter les travaux d’été, pour une fois.

Je ne te cacherai pas qu’il y a parfois des doutes. Emmener en vadrouille des enfants de moins de 12 ans pendant 3 semaines et demi, et croire qu’on va les passionner pour Othon 1er, la ligue hanséatique, ou la poldérisation hollandaise, c’est être un peu candide. Des vacances, ils auront surtout apprécié la quantité astronomique de frites ingurgitées, le petit déjeuner à la charcuterie, l’accrobranches sur la mer Baltique et la baignade dans la mer du Nord.

Nous aurons, nous, retenu qu’il faut avoir un plan déjeuner pour 12h16 au plus tard, et dégainer le paquet de biscuits à 16h02, même dans une église gothique allemande, sinon, tu es mort. (de honte, la plupart du temps…)

Je ne te mentirai pas, quand je vois les récits de vacances au club, où les nains sont entièrement pris en charge à des occupations qui les passionnent beaucoup plus que l’histoire du Saint Empire Romain Germanique, (faire du trampoline toute la journée, des compétitions de hamburger ou des bracelets brésiliens au mètre) où tu bois des mojitos au bord de la mer en regardant tes orteils, voire (luxe extrême de la vie familiale),  où tu parles à ton conjoint d’autre chose que de la liste des courses ou du planning de taxi-gosses, ou de la réservation du prochain centre aéré pour occuper ces saloperies de vacances scolaires, quand je vois, disais-je donc, les récits idylliques de ces vacances de jouisseurs invétérés qui ont oublié d’être judéochrétiens comme moi, j’échangerai bien mes vacances d’intellectuelle de gauche qui cultivurise sa marmaille.

Mais c’est sans doute une réaction de trop plein suite à une année difficile, de longs congés scolaires jonglage où l’on se débrouille comme on peut, parce qu’en vrai, j’aime bien les vacances « quand est ce qu’on mange », et je suis assez fière que les enfants aient retenu deux trois choses essentielles: la guerre froide et la RDA, « ich bin französe », ne pas oublier de prendre le papier toilette avant d’aller dans les sanitaires au camping.

Si ça t’amuse, tu peux cliquer sur les vidéos.

Deux amblances sonores très différentes, tu verras… (la seconde est le tube de l’été, réclamée sur les autoroutes allemandes pour passer le temps, la première est plus habituelle, ici …).

 

 

vacances 2012 2 from Fanny on Vimeo.

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Retour en France

Après 5 jours en Italie,

5 ans en Sarkozie,

Back Home.

vue St Pierre

piazza navona

fenêtre

Les vacances avec les enfants, c’est un peu comme un marathon.

On est content de le faire. On se dit que c’est bien, c’est comme un genre de défi personnel.

Pendant qu’on court, on se dit qu’on est fous, mais qu’est ce qui nous a pris?

On a l’impression qu’il n’ y a que les pauses Gelateria et les pouillages de tronche en règle qui les intéressent.

escaliers

Simon

Et puis finalement, on les convertit au marathon. Il faut qu’on visite encore ça, qu’ils disent. Ils sont même prêts à faire la queue pour voir.

Gaby a Saint Pierre

Gaby touché par la Grâce à Saint Pierre. C’te blague.

En plus, les italiens sont rigolos,

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comme en France, ils disent dans la rue leurs désaccords,

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Et ils adorent les bambini.

H et S devant le forum

Pendant que j’y suis, tiens: à Rome, on peut faire des photos de couture au soleil.

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(j’étrangle mon frère ni vu ni connu dans le parc de la villa Borghèse…)

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Patron Dagobert (tout découpé,y a juste un bout de scotch à mettre), en 10 ans rallongé de 6 cm (le 12 ans était trop large pour H). Explications très claires, petites techniques de couture qui te font croire que tu es douée, différentes variantes… Je suis conquise. J’ai juste foiré le biais des emmanchures, j’ai mis du bord côte à la place en désespoir de cause et j’aime bien.

Tissu en jersey épais tissus.net, biais qui trainait dans la boite, bord-côte tissus.net.

Pour les petites journées fraiches (pas du tout comme chez nous en ce moment, c’est pas frais, c’est glacial en Normandie.), j’ai fait un petit tee shirt ajusté tout simple, patron Ottobre 4, 2008.

 

 

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Un bon touriste…

C’est fou comme le touriste est désagréable. Vous avez remarqué?

Le touriste prend toujours des photos de tous les endroits qu’il traverse. Il lui faut un petit carnet, pour montrer à tata Paulette et son pote Maurice comme c’est beau, l’endroit où il est allé. Tata Paulette s’en balance, parce qu’elle n’aime pas les italiens, ce sont rien que des voleurs qui mangent des nouilles même pas cuites. Maurice a lu GEO « spécial Italie », alors tes photos surexposées avec la trace du doigt là, tu vois, ça l’impressionne pas.

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Des fois, même, il prend bobonne devant le Panthéon, c’est vrai que bobonne c’est un peu une déesse. Bon, elle est pas toute seule sur la photo, y a même un couillon qui fait une grimace et des oreilles de lapin à bobonne, c’est pas sympa.

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En plus, le touriste est rarement tout seul à prendre bobonne en photo devant les monuments. Du coup y a plein de bobonnes. Faut pas se tromper. Bobonne est susceptible…

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Le touriste va toujours aux mêmes endroits que toi. Au même moment. Il traverse en courant le Vatican pour aller voir le doigt de Dieu et  les angelots, parce que c’est écrit sur le guide.

Il va jeter sa pièce dans la fontaine et faire comme dans le film.

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Le touriste fait ce que dit le guide. Celui que tu as dans la main, avec l’appareil photo. Celui qui te dit ce que tu dois avoir vu, avoir fait, avoir mangé, pour raconter à tata Paulette et à ton pote Maurice.

Tu ne te souviendras plus qui a peint le doigt de Dieu, là, celui qui est au Vatican. Te reviendront juste les saveurs de la glace fregola fichi. Tu auras bien sûr consommé. Un petit sac si tu es bobo, un pinocchio made in china si tu es prolo. L’objet qui cristallisera ton souvenir d’avoir été.

La prochaine fois, je crois,  je prendrais le seul bon guide touristique:

« La capitale de l’Italie s’appelle Rome, en hommage à Raimu et Rémoulade qui fondèrent la ville à quatre pattes sous une louve, mais enfin passons. Peu de villes offrent au touriste autant d’attraits que Rome. Certaines ruines romaines sont tellement belles qu’on dirait le Palais Bourbon presque fini. Rome possède également de magnifiques fontaines tarabiscotées, car les sculpteurs romains gesticulent énormément. »


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cartes postales

Les cartes postales, c’est le BA ba du savoir-vivre. Il est indispensable d’envoyer des cartes postales à tous les gens que tu connais, de tata Paulette à ta copine Mauricette que tu n’as pas vue depuis 3 ans, et cela pour plusieurs raisons:

1/ tu penses souvent à eux et c’est l’occasion de leur rappeler qu’ils ne t’ont toujours pas rendu le caleçon barbarpapa que tu as oublié chez eux la dernière fois.

2/ Tu passes de merveilleuses vacances, très coûteuses et à hauteur de ton standing, et il est grand temps de le faire savoir aux péquins.

3/ ça coûte pas cher, et ça t’économisera un coup de téléphone ennuyeux, dans lequel on te rappelera que ça fait 3 ans, 5 mois, 16 jours et 22 heures que tu n’as pas été voir mémé Germaine.

Du coup, comme c’est une règle élementaire de savoir vivre, moi, les cartes postales, tu sais ce que j’en fais…

J’en achète un peu. Des normales, des très kitsches, des jolies. Je  cherche l’adresse de mémé Germaine. pour la normale. Et celle de ma copine Mauricette. pour la très kitsche. Zut, c’est ballot, je mets que les mails et les téléphones sur mon iphone, j’ai toujours la flemme de rentrer les adresses, c’est long avec les moignons.

Pis je les range.

Quand on est un gens bien élevé, on peut aussi faire de très jolies photos, et puis les envoyer, collectivement, ou personnellement, pour faire office de carte postale. C’est aussi très urbain, comme technique. Mais moi j’ai un vieil appareil photo (8 ans, pas mal pour un numérique, non?). C’est sûr, je pourrais acheter le reflex Niquon de mes rêves, mais c’est péché tant que l’autre n’est pas mourru. Pis on ne sait jamais, peut être qu’en insistant lourdement, je pourrais être récompensée d’atteindre les 38 ans avec si peu de rides et si peu de cheveux blancs, et cette fraicheur d’esprit toute enfantine qui me caractérise.

Bon. Vous l’avez compris, j’ai pas envoyé de cartes postales et j’ai fait trois photos pendant les vacances.

Je ne peux même pas prouver que j’ai pensé à vous. Je ne peux même pas quémander mon caleçon barpapapa. Je ne peux même pas montrer mon bon goût et mon standing dans le choix de mes vacances. Je suis obligée d’appeler mémé Germaine.

Mais je vais être sympa avec vous, je vais vous faire un petit best off.

Je suis d’abord allée dans la seule région de France où l’on trouve ces panneaux.

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On y mange des knacks avec beaucoup de classe…

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On profite des beaux paysages, dans la joie et la bonne humeur…

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On visite les chateaux, au pas de course…

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Et on y écoute de la musique traditionnelle locale fort jolie…

 

Untitled from Fanny Leroy on Vimeo.

(mot de passe : joe si ça vous intéresse…)

On s’entraine pour le tour de France du plus râleur à vélo…

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On fait un petit détour par le Limousin pour le sport…

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Une halte à Orléans pour le plaisir…

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Et on rentre à la maison…

Cheese….

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(Alors? Je peux le récupérer, mon caleçon barpapa?….)

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La ville d’avant

Elle pue la morue et le hareng saur,

C’est nul pour se baigner, y a des galets partout, on s’éclate les pieds,

Y a rien à faire, on s’ennuie comme des rats morts,

Elle est pas jolie, y a rien de typique « bord de mer ». A part les crottes de mouettes. On y vend même pas des marinières, c’est dire si c’est naze.

Mais quand même, je l’aime bien, un peu, ma ville d’avant….

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En plus, on y trouve des… curiosités…

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Affiche ancienne, qui viendra bientôt orner mon mur repeint de ma bientôt salle ouverte sur ma cuisine…

Je sais, vous admirez mon pouvoir de persuasion. Hin hin. Je vous donne des cours quand vous voulez. (mais bon ça marche pas encore à tous les coups -l’est coriace, le paternel…)

ça va, copine, tu retiens ta larmichette de nostalgie?….

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