Moi, Fanny L, fondatrice de l’AAFA

Je m’appelle Fanny L, j’ai 40 ans.
Je suis membre fondateur de l’AAFA : Anciens Automobilistes Forcenés Association.
Hier, j’ai achevé ma première semaine de travail sans voiture.
(Applaudissements des membres).
Bien sûr, ça n’a pas été facile tous les jours.
Les tentations sont grandes en Normandie. Toujours une petite pluie (ou une grosse) pour t’inciter à renoncer. Souvent un abruti sur le port pour te lancer « allez cocotte, c’est bon pour les fesses » (oui mon gars, c’est vrai, mais je crois que ça serait bon aussi pour ta brioche envinassée).
Pour le Danish style (à savoir : robe qui flotte au vent, chaussures à talons, ongles vernis et maquillage travaillé) va falloir repasser : les voitures te rasent de trop près, les bidochons te reluquent de trop loin, la pluie fait couler le rimmel et la robe mouillée, ça le fait pas au boulot.
Je cherche des chewing gum au diesel pour compenser l’addiction :j’ai déjà la selle maxi confort, les sacoches jolies, il me manque les vêtements de vélo adaptés pour faire comme wonderwoman en arrivant au travail (et hop je tourne et je suis une princesse en robe), et, et… surtout le vélo de style qui va bien….

Capture

Hhhhiiiiiiiiiiiiiiiiiii…….

Voilà. Pour une dizaine de pleins de voiture, j’ai craqué sur le vélo de mes rêves.

Dans une semaine, je crânerai sur mon destrier comme une donzelle allant bouter de l’anglais à Orléans. Pas de danger de finir comme elle à Rouen, rapport au degré d’hygrométrie en ce moment dans nos contrées.

Je me vois bien avec ça sur ma rolls hollandaise, c’est la classe, non?

parapluie

Voilà. A vous les membres, vous en êtes où de votre sevrage du diesel ?

 

(je sais, je sais, les facebookeuses et instagrameuses, je radote. Fallait bien un petit article pour inaugurer cette nouvelle page…)

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La vie est injuste, parfois…

Non, mais c’est vrai, quoi… 2 mois que je me prépare à une rentrée atroce, à des rythmes infernaux, des ados qui claquent les portes, des gardes tous les deux jours, la pluie qui mouille et le jardin envahi par les ronces et les lianes.

Je me prépare à faire pleurer sur mon sort, je trouve les mots qui claquent, j’appelle la compassssion, afin que tu te nourrisses du malheur d’autrui et que je me sente un tout petit peu considérée.

La vie est injuste.

Le jardin n’a jamais été aussi beau; rapport aux 4 jours non stop que beau papa a passé dedans. Merci beau papa. Et c’est pas juste pour le style… A plusieurs on se sent moins seul(s)…

Ado et futur ado s’entendent à merveille, bénéfice, peut être, des 3 semaines en autarcie en pays estranger?

Les gardes ont repris un rythme raisonnable grâce à deux nouvelles recrues, il n’y a plus que 20% de sous effectif, une broutille par rapport aux 6 derniers mois. Il reste bien les mémoires des étudiants, pour garder un peu de piquant, mais dans une semaine c’est fini. On pourra mettre le logiciel de stats médicales sous clé.

Il fait beau, je prends mon fidèle destrier pour aller travailler…

Mate un peu ce style.

vélo

Je fais du speurt. Ouais. T’as bien lu. T’as même le droit de te marrer. Depuis une semaine, j’ai fait 14 bornes en jogging… Les grands se sont découvert une prédisposition pour la course. Je me dévoue pour les entrainer, je me fais mettre 500 mètres dans la vue sur 6 km par deux petits lièvres. Quand je te dis que la vie est injuste…

L’emploi du temps est normal. Je ne peux encore rien dire sur les profs.

Même en couture. Plein de projets, mûris lentement et composés tranquillement.

Tiens, je t’en montre un, par exemple: une robe d’ado colorée, haut potentiel « tu rigoles, je vais pas mettre ça au collège »…

tee shirt

Robe sur le principe mélange jersey/voile de coton, type IKKS, beaucoup vu cet été.

Jersey imprimé Michas Stoffecke, jersey bleu uni toto, voile mondial tissu.

C’est le même patron de tee shirt Ottobre que celui ci, en 34 sans marges de couture, et le reste: 3 bandes froncées.

Pour l’accompagner, un cache coeur Ottobre du 2/2011, qui est encore un tout petit peu grand, mais mettable…

cache coeurh

Les keupines disent « ouah, t’as trop de la chance », et elle pourra le porter l’année prochaine.

Et en plus, elle pose comme une blogueuse.

ensemble

Quand je te dis que la vie est injuste….

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Pas de regrets?

C’est le gimick du moment. La question à cent balles, celle que j’entends 12 fois par jour.

Sans doute, j’étais préparée à adorer ce boulot. Pas très difficile, de remplacer les « socles de compétences », les « itinéraires de découverte », les « TPE », par d’autres problématiques. On y parle de médiation culturelle, de partenariats, de conférences, de projets de développement. C’est très stimulant. On oublie un peu l’ombre de la suppression de la taxe professionnelle, de la révision générale des politiques publiques qui va s’immiscer dans les collectivités, on sait que ça viendra aussi chez nous.
Des regrets, moi?
Regrets de …
…. Mon gros cartable (j’en ai même eu un à roulettes, Un Roxy à fleurs roses, si ça intéresse quelqu’un…), rempli de mon fidèle macbook (je sais, je suis snob…), de kilos de bouquins et copies, à transporter dans un établissement le matin, et un deuxième l’après midi?
… Je me sens bien légère, à présent…
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Regrets des horaires parfois décalés qui permettaient d’éviter les bouchons?…

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… ma foi, mon itinéraire est assez tranquille…

Mais oui, je sais, vous parlez des sacro-saintes vacances scolaires, celles des feignasses de profs qui ont 4 mois de vacances. Celles qu’on passe à corriger 5 paquets de copies en retard, mettre son cahier de texte à jour et préparer sa séquence de 2nde  parce que les programmes ont encore changé, pas de bol, tu venais juste de la bichonner l’année d’avant. Et accessoirement à garder tes trois nains en râlant parce que tu n’arrives pas à te concentrer.
Vous pensez sans doute aussi à l’emploi du temps du prof. C’te feignasse qui ne travaille que 18 heures. Attends, ça fait quoi, à peine trois jours par semaine…. Oui, quand on a de la chance, dans l’absolu…  Quand on n’a pas 1heure le matin et 2h en fin d’après midi dans un collège loin de chez soi, oui, c’est possible.  Et finalement de plus en plus rare… Il faut batailler ferme en ces jours de rentrée, faire le piquet chez le proviseur adjoint, pleurer toutes les larmes de son corps, pour s’entendre dire que « les motifs personnels ne sont pas valables… » Mon emploi du temps, maintenant,  il est fixe. Contraignant? je ferme mon bureau à clé en fin de journée. Et je suis libre. Je cause RTT, je pose des jours, quand ça me chante. Je suis libre.

Des regrets? …
Aucun. Je me demande juste parfois pourquoi je n’y ai pas pensé avant.
Pour ceux qui auraient des envies, je vous donne un lien qui peut aider… (les fins limiers y retrouveront peut être ma prose…)
Et puisqu’on est dans la pub, mon héros est une star internationale du syndicalisme militant. Certes, c’est un peu la loose pour les soirées en amoureux, mais je suis quand même assez fière de lui…. (lui dites pas, surtout, il pourrait continuer…)

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