Remember Joe Dalton

Toi qui est une lectrice assidue, tu n’as pas oublié Joe

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J’ai été faire les archives, mazette, j’en ai parlé de Joe…

Va voir cette vidéo, l’amie, surtout si tu as un enfant de deux ans…

Joe n’existe plus, tu sais. On n’a même plus l’occasion de l’appeler Bénito pour faire pigner belle-maman.

Joe est amour.

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Il est la star de la cour de récré, et vazy que ça « check » avec les anim’, il va jouer au foot au stade avec des inconnus en disant « salut, je m’appelle Gaby, je peux jouer avec vous » (pendant que sa mère fait des tours en tirant la langue).

On dirait qu’il a trouvé l’équilibre entre lui et les autres. La confiance.

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A 7 ans, tout est facile. L’école, sa place dans le groupe, la relation aux adultes…

Et la musique, aussi.

 

Oh, Gaby, c’est le rock qui l’intéresse…

Gabrriel Dirty Old town from Fanny on Vimeo.

 

Il a voulu faire comme les grands, classes horaires aménagés, mais pas en guitare, parce que la guitare c’est pas Villa-Lobos pour lui.

Il a pleuré au dernier cours, parce que 3 mois c’est trop long. Alors voilà, à 7 ans, il a deux guitares.

premiers branchements from Fanny on Vimeo.

 

Au conservatoire, il va faire percussions. Elle a dit la prof maman, que c’était mieux d’avoir une batterie, hein dis maman, je vais l’avoir ma batterie, dis steuplé steuplé steuplé.

Alors voilà.

On a pas poussé les murs, mais on a optimisé.

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Un bureau? ça travaille un CE1?… Bon OK, mais alors un mini bureau…

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Un petit tour sur le bon coin, un coup de baguette magique ( à savoir: décapant et paille de fer, loooooonguement, très longuement…, ponçage plus rapide, peinture ardoise et simple passage au fondur pour le bois qui a le bon goût d’être un très joli bois dur et blanc -orme ou hêtre?)

et voilà…

Hey Joe… A toi de jouer maintenant…

 

(PS: si tu as un plan pour une mini batterie pas trop chère, je suis preneuse -le son, on s’en fout, les voisins sont loin…)

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Une chaise, un cul, un drame

A ce stade, tu imagines le pire.

L’accident stupide qui expliquerait cette si longue absence. Je pourrais presque te faire croire que je me suis blessée en tombant de la chaise et paf, le poignet, le coude, l’épaule, que sais-je. Toute chose qui empêche l’approche du clavier. J’tefrais dire que je peux te pipoter, c’est mon blog, j’ai le droit de dire « c’est moi qui l’ai inventé », « c’est moi qui l’ai fait », « c’est moi qui l’ai dit », même si j’ai tout pompé sur ma voisine.

Certes, grâce à la NSA tu peux savoir que quelques uns de mes commentaires ont été écrits de l’estranger.

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C’est donc pas que jsuis  tombée de la chaise. Ni que j’ai plus de genoux. Tu es perspicace.

 

C’est pour illustrer la théorie du papillon, tu sais celle où même quand y dit qu’il voit pas le rapport, en fait, y en a un. Parce qu’il y en en a toujours un, c’est comme ça, c’est la vie.

(attention, référence culturelle filée)

Une chaise donc.

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Ou plutôt deux…

Mais il ne m’en fallait qu’une (la 2e c’est bonus, mais monsieur Emmaus ne voulait pas séparer les jumelles), maintenant que notre chambre  a un vrai placard qui ferait presque dressing, il n’était pas imaginable de garder l’immonde tabouret qui accueillait mon séant lors des séances d’instrument. Ainsi je peux continuer la torture des oreilles de mes colocataires, mais pas celle de mon auguste postérieur, ni de mon bon goût légendaire.

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Huile de coude maison pour le ponçage (j’en pleure encore, et ça fait plus d’un mois. Autant te dire que je n’ai pas commencé la 2e), lazure blanche et tissu en lin irisé des coupons St Pierre. C’est ma première, il y a des petits défauts sur le pli…

Un cul.

J’avais un coupon de trois mètres. Pour une petite micro chaise de rien.

Pourquoi pas l’utiliser pour habiller mon cul, j’ai pensé.

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Pantalon en lin, du Tendances couture de l’été 2013. (flou, mais qui tombe comme il faut. Crois moi sur parole)

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Vu comme ça, t’as envie de coudre pour ta grand mère, mais en fait, les patrons sont bien coupés, et en plus les explications sont en français. Ni en Chinois, ni en Burda. Acheté grâce à Saki, je ne regrette pas.

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Il est accompagné par un petit gilet du Burda mars 2013, qui tombe parfaitement et va très bien avec ma chaise. Le tissu est un coupon de tissus Rive gauche, payé une misère (c’est pour faire croire au concept de couture rentable), mais une vraie chiotte à coudre (ça ne se repasse pas…)

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Le drame.

Retiens ton souffle.

Ferme les yeux.

Respire fort.

Transpire des dessous de bras.

Les images qui suivent peuvent heurter les personnes sensibles

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C’est le moment qu’elle a choisi pour dire Stop.

Faut que je l’emmène chez l’Exorciste.

De l’autre côté de la Seine.

En pleine Armada. Autant y aller à la nage. (les rouennais comprendront. On vit un peu à Berlin Ouest, et les communistes sont les touristes. Les choses changent.)

J’ai plus qu’à poncer ma 2e chaise.

Et casser la gueule aux papillons.

 

 

 

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métaphysique du blog

On m’a dit que j’allais disparaitre.

Depuis, comme le crédule à qui la cartomancienne a prédit la faucheuse, je médite. Je t’évite. Et si c’était le dernier message, la dernière rue que je traverse, la dernière photo que j’offre au tout venant, les derniers mots que je t’inflige, ô toi passant inconnu (e)?

Du coup, je les pèse. Je les cherche. Je les laisse se flétrir comme la tulipe en offrande oubliée par un enfant sur le pas de la porte.

A quoi bon, te montrer ce petit meuble chiné, si c’est pour te quitter?

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Il sentait la mamie fraichement enterrée, quand on l’a récupéré. La mélancolie de la disparition des souffrances, la tristesse des souvenirs que l’on solde au plus offrant. « Il y a aussi ce meuble là, à vendre, mais je n’ai pas encore pu »

J’ai ressenti les petites maisons de mes grands parents. Je suis même passée devant, pour voir. La balançoire a disparu, les lavandes aussi. Il y a des jouets d’enfants et sans doute une salle de bain, maintenant…

Je l’ai bichonné. Ce n’était pas celui de mes grands parents, mais ça aurait pu.

(ponçage au décapant/paille de fer, finition papier de verre. C’est pas écolo, mais c’est efficace…)

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Une nouvelle vie, un nouveau souffle. Comme les chats.

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Petit chiffonnier de salle de bain accueillant pyjamas et caleçons de nains

(dégradé de peinture farrow and ball, je suis faible, et vernis satiné).

 

Comme les blogs?

 

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Incorrigible

Souvent je me prends à rêver qu’à l’approche de la quarantaine (plus qu’un an et quatre mois…), je deviens une dame raisonnable. Je mets des chaussures à talons, et des vestes de tailleur, je vais régulièrement chez le coiffeur, je réfléchis avant d’écrire un mail, j’évite les plats lourds le soir. Je ne mets toujours pas de vernis, mais ça va venir.

En plus, avec le brutal passage à l’adolescence de l’ex préado, les parents jeunes et modernes se sont rangés d’un coup  dans la catégorie vieux cons, donc autant bénéficier de la Sagesse livrée  avec en cadeau bonux.

J’avais donc dit, il y a peu, que non non non, on ne m’y prendrait plus. Fini les meubles sur le bon coin, ça fait mal à mon muscle atrophié. (rha, je te parle pas du cerveau, mais du biceps, que j’ai fort malingre.) Pis de toute façon, on a plus de place pour mettre un meuble. Mais je suis indécrottable. Incorrigible, irrécupérable droguée au vieux meuble dégoté pas cher sur le bon coin.

C’est la faute de l’ado. Tu sais, celle qui a 12 ans bientôt, rejoue la grande scène du 2 quinze fois par jour dès que tu as le malheur de lui demander quelque chose, te saute au cou (en oubliant son bientôt mètre 50 en t’envoyant une mandale involontaire) trente secondes plus tard en te disant que tu es la meilleure maman du monde, celle qui joue avec ses figurines chevaux en même temps qu’elle te pose mille questions sur la vie, la mort, l’amour avec des grands yeux inquiets.

L’ado, donc, a un ordinateur dans sa chambre depuis 3 ans. Ses parents frimaient, rappelle toi: elle préfère composer de la musique que jouer à la wii, qu’ils disaient, trop fiers. Hin hin. Les choses changent, soupirent-ils, plein de Sagesse (du vieux con de bientôt 40 ans).

Après plusieurs séries de privations/disputes/réconciliations/je le ferai plus jamais, promis/grande scène du II, c’est vraiment trop injuste d’avoir des parents comme ça (des vieux cons, sous-entendu), ils ont pris le taureau par les cornes, L’ordinateur sort de la chambre et va dans la pièce commune.

Mais y a pas de place dans la pièce commune. A part peut être dans le renfoncement de l’escalier, où un petit meuble de brocante accueillait les jeux de société. Un tout petit bureau qui ne devra pas dépasser 80 cm.

Quelques heures de boncoinerie plus tard, et le voilà trouvé, suffisamment joli pour avoir le droit de cité, et suffisamment petit pour rester discret.

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Je commence à avoir l’habitude: un petit coup de décapant chimique (enfin, heu… 3/4 passages). Je sais, c’est péché. Je me fouette aux orties bio et je psalmodie le programme l’EELV. Suivi d’un petit ponçage, puis fondur trouvé chez un ébéniste. (pas kascher non plus.)

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T’as vu, il  est pas branché?… C’est ballot, y a pas de prise dans le petit coin.

Va falloir que le héros finisse le boulot. Rapidement avant le dernier acte: les vieux cons de parents même pas capable de savoir qu’un ordinateur ça se branche sur une prise, cher… J’avoue ça fait trop pitié.

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Celle que je ne suis plus

arc en ciel

 

La lettre est arrivée aujourd’hui.

« Vous avez demandé votre intégration (…) en conséquence, votre intégration dans le grade d’attaché territorial sera effective à compter du 1er août 2012… »

Je ne suis définitivement plus prof.

Ce n’est pas sans une certaine nostalgie. J’aimais enseigner. D’ailleurs, j’ai encadré des travaux d’étudiants cette année. C’est plus valorisant qu’une classe de collège et on te remercie…

Tout ce que j’ai appris me sert. C’est  très gratifiant de voir qu’un prof peut tout faire: supporter la collègue chiante (à côté de la 4e de ZEP, c’est un peu comme travailler avec Mère Thérésa); s’adapter aux logiques pas toujours simples de l’administration (à côté du Rectorat, c’est l’île aux enfants); accepter des méthodes et organisations pas toujours très cohérentes (à côté de l’Education Nationale, c’est l’Eldorado.)

Des inconvénients, c’est sûr, il y en a. Râlez pas, mes chers ex-collègues, mais je crois bien que je vais soutenir toute mesure qui diminue la durée de ces putains de vacances d’été, qui me mettent en transe à partir du mois de mai. Jouer au Tétris avec le calendrier, plomber ses congés jusqu’à la fin de l’année, imposer des centres et colos à des enfants qui n’aiment pas ça, ne pas prendre tous ses congés ensemble pour faire « garde alternée »… C’est un exercice culpabilisant et stressant. Et puis je me rappelle que prof, je trouvais ça tellement long, ces deux mois …

Mais globalement, je ne regrette pas mon choix. Je me sens libre de faire autre chose, de postuler ailleurs si l’opportunité se présente. J’ai été prof. La page est tournée.

Rideau.

Tiens d’ailleurs, des rideaux, j’en ai fait. ça tombe bien que j’en parle.

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Tissu superbuzzy, parce que je ne suis plus prof, mais je suis encore snob. Il me fallait un tissu japonais, orné de vieilles illustrations françaises, commandé aux states. Sinon ça ne valait pas le coup d’être blogué.

J’ai fait aussi deux très jolis torchons.

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Ils n’essuient rien mais c’est très chic.

Il me fallait bien un peu de constance dans ces défis identitaires.

 

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Le blues du dénouement

Je te préviens, lectrice exigeante, ce billet n’a aucun intérêt.

J’ai déjà tout dit sur ma maison à moi, comment les petites pièces s’y assemblent sans aucun ordre, ni logique, comment je guette l’annonce du bon coin comme un chat sur sa proie, comment je décape, comment je fais poncer le héros à coup de zyeux doux, de larmes ou de regards noirs suivant l’humeur. Je t’ai déjà fait t’extasier sur mon entêtement, tu as déjà pleuré avec moi sur le cruel dilemme de la working woman débordée qui ponce le soir à 10h à la lumière de la bougie, tu m’as déjà fait réciter le verset 12 du Saint Grenelle de l’Environnement parce que les produits n’étaient pas bio.

J’aurai vaguement l’impression de  radoter si je te disais à quel point cette cuisine est la mienne, si je m’engageais à dire « promis c’est la dernière fois que je me lance dans un projet pareil », qui occupe muscles et esprits depuis quasi un an (ben oui, buffet de mémé, un an déjà), la prochaine fois, on fait faire. Alors bon, je te montre, juste. Parce que quand même, depuis un an que je te bassine avec ma cuisine, je serais un peu rustre de ne pas te montrer le produit fini, ou presque.Quoique. Ça t’intéresse, vraiment?

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Première étape, la mise en place. Tu constateras qu’il manque une dizaine de centimètres, sur la gauche, ils constitueront une petite étagère à bouquins de cuisine (quand j’aurai suffisamment fouetté le héros). On ne pouvait pas en diminuer la largeur côté droit, car il aurait fallu refaire tout le carrelage, vu que sous le mur, ben y avait pas de carrelage, forcément.

Tu as l’œil, les pieds ont été enlevés. La plinthe était cassée, les pieds étaient peints sur le bois brut (un truc de malade à poncer), et il manquait 10 cm pour faire le raccord du plan de travail. La solution maison a été de le mettre sur des bastaings. (acheté brut, raboté et poncé à la sueur)

Oui, c’est moche, le raccord de couleur, c’est ce que j’ai dit au héros à 23h, mardi, quand il venait de finir de l’installer. Je suis une fille très délicate.

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Mais bon, en même temps, ç’aurait été dommage de le laisser avec 10 cm de moins, non?

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Et puis, ça se teinte, le bois…

Sur le bastaing, une couche de teinte pin, une couche de « bois vieilli » et une couche de « merisier ». Sur l’ensemble, un cirage au fondur pour protéger, et sur le plateau, Ikéa (le plateau d’origine était fendu), une couche de vernis type bistrot. ça pue et c’est pas bio, et oui, ça été fait à 21 heures le soir pour intoxiquer tous les mammifères de la maison, kancéktuveukjefasse, sinon?

Côté cuisine, c’est pas fini:

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Il manque le rideau qui va bien (mais le tissu est commandé), et les caisses en bois pour mettre dessous (appel discret à la solidarité bloguesque, le boncoin est un peu amorphe sur la belle boite en bois de 17 cm de hauteur)…

Voilà, ça y est, la cuisine est finie. On va pouvoir se reposer.

Faire la sieste au soleil. Profiter.

 

 

 

On commence quand, la peinture de l’escalier? Et la salle de bain? Et le placard, dans la chambre, je peux même plus ranger les fringues. ca serait chouette, de faire une serre sur le côté sud, non? C’est pas compliqué, faut juste récupérer des portes et fenêtres, y en a plein sur le bon coin….

 

 

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divertissement

On aurait pu, sans doute, casser ce mur, puis faire appel à un cuisiniste et un architecte d’intérieur pour avoir un espace tendance et contemporain. Virer le carrelage multicolore, et rendre tout homogène. On pourrait acheter des séries de meubles pour que tout soit assorti, uni, uniforme, conforme au bon goût.

Dans la nouvelle cuisine totalement pas à la mode, il manquait un meuble.

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Le principe, c’est de faire un meuble plan de travail qui sépare les deux espaces. Le béton et la marche de 5 cm pour s’exploser la tronche avec le soufflé, devant les invités morts de rire (mes amis sont aussi méchants que moi), c’est pas fait pour durer.

Au départ, le héros devait s’y coller. « tu me feras des portes coulissantes, mon héros », lui avais-je tendrement susurré à l’oreille. (ou était ce plutôt « putain, tu vas t’y mettre à ce meuble, mais y en a marre, je vais appeler le cuisiniste qui va tout casser et faire une belle cuisine moderne et ce sera d’ta fote. Et pis si tu le fais pas, je ne fais plus jamais la cuisine jusqu’à ce que je l’ai, mon meuble ». Au choix. Jsais plus.).

Le héros a été quelque peu occupé. Rapport au fait qu’un chevalier anesthésiste de son hosto soit passé du côté obscur de la Force (ton salaire, tu doubleras, des dépassements d’honoraires, tu prendras…), et aussi,  qu’en plus d’être un héros, c’est  une star des médias, un syndicaliste et webmaster de la défense des hôpitaux. Menuisier, c’est pas au programme.

Du coup, j’ai fait une alerte « meuble ancien porte coulissante » sur le bon coin. J’ai attendu 6 mois.

Jusqu’à ce que je le vois. Moche et mal photographié, même pas les dimensions indiquées. Je l’ai vu, je l’ai reconnu. J’ai su que c’était lui.

Au pire, si le bois est moche en dessous, on le repeindra en rouge Roussillon, qu’on s’est dit.

Même pas, c’est du pitchpin, sans doute assez vieux. Il va donc rester comme ça, ça ne fera que 5 essences de bois différentes dans la même pièce (boulot de la cuisine Ikéa, châtaignier du buffet bas, orme de la table, chêne peint en rouge du buffet de mémé…)

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Plateau retiré (pour faire la jonction avec le plan de travail de la cuisine), fond  enlevé côté cuisine, quelques centimètres à rajouter en hauteur. Décapeur thermique, décapant chimique, ponceuses diverses et finitions (pas terminées à gauche…) à la main. Deux jours entiers de boulot, et c’est pas encore fini. Ça  occupe bien de ne pas vouloir faire la cuisine de M Mobalpa comme tout le monde.

C’est pas demain que vous le verrez en place, y a une manif de vrais travailleurs à faire, et des vacances de rêve à prendre.

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Moi, j’aime pas….

La déco.

Nan, c’est vrai, je l’ai déjà dit. Les magazines tendance qui te disent sur quels fauteuils chers il faut poser ton auguste séant, quelles vieilleries il faut aller chiner, quelles couleurs il faut mélanger… J’abhorre le discours de la déco, comme celui de l’Art Contemporain, de la mode et de la publicité, celui qui te vend du « nouveau noir » et de la chromothérapie, celui qui te liste les « must have » avec un tout petit peu de rhétorique et de langage fumeux…

Moi je ne décore pas.

Je pioche, je mélange, j’assemble, je collectionne. Je mets des petits bouts de ma vie partout. Les objets qui ne sont plus « tendance » trouvent une place. Il y a toujours quelque part le masque de la fécondité offert par Mamie 10 mois avant la naissance d’Hela. (oups, pardon, Gertrude).  Pas très beau peut être, mais impensable de se séparer de notre histoire commune. Rares sont les choses qui disparaissent totalement. Souvent elles sont recyclées, peintes ou transformées. Faire table rase, racheter tout « un salon », une « chambrée », parce que le vert taupe ne va pas avec le mobilier acheté 3 ans avant, c’est inconcevable pour moi. La maison se « construit », se meuble et se décore, non au gré des modes, mais au gré de notre vie, de nos souvenirs et des cadeaux de nos amis…

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Parfois, pourtant, je me fais berner par des pulsions décoratrices d’harmonies chromatiques parfaites…

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Quand un cow boy solitaire se repose en parfaite communion avec mon carrelage…

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Ou encore quand la drôle de bestiole qui nous sert de chat choisit le plaid qui va bien pour faire choli sur la photo…

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Et en plus, bientôt (?… enfin, ça dépend, de la vitesse du vent, de l’âge du capitaine…), j’aurai une écharpe assortie à mon buffet de mémé, et ça, n’importe quelle décoratrice de mode te dira que c’est la grande grande classe.

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 Modèle Spring Leaves sur Ravelry,

Laine Kid Silk Haze Rowan.

 

 

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Elle chine de peu, va…

Mais elle chine bien!

Je ne résiste pas au plaisir de vous la faire, celle là….

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vieille table en orme ultra lourde trouvée sur le bon coin.

Elle est belle, hein?

(vous pouvez aussi vous prononcer sur le contrepet. Deux jours que je le cherche…)

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Saint Karl qui êtes aux cieux…

Pardonne moi car j’ai péché.

J’ai fait travailler les masses laborieuses pour mon profit personnel.

Je me suis désintéressée de la Révolution Mondiale.

J’ai écouté d’une oreille distraite les scandaleuses décisions du sommet de l’Europe, celles qui endetteront nos enfants, nos petits enfants, nos arrières arrières petits enfants jusqu’en 3050… uniquement pour que le « système » puisse continuer à fonctionner quelques années encore (une guerre, ce sera bien pour remettre les choses en ordre. ça a plutôt bien fonctionné, après la dépression des années 30, non?).

Quelques explications, pour bien comprendre?

Je me suis laissée berner par la communication commerciale. J’ai acheté du « riz sauvage ». De la peinture « riz sauvage ».Bien sûr, j’aurai pu insister pour trouver du « grège », mais c’est pas assez tendance, penses-tu….

Riz sauvage, c’est fier et romantique. Mais pas trop non plus. ça fait partie de ton quotidien. Quoique, moi le riz, c’est surtout en cas de débâcle intestinale, que j’en fais, sinon, j’aime po trop ça…

Enfin, pour couronner le tout, j’ai été fière du résultat. De mon bon goût et de mon sens de la mise en scène.

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J’ai même pas pu attendre que le soleil se lève sur la Seine et ses prolétaires.

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C’est sans doute à cause du lieu. Une maison « bourgeoise » des années 20 dans un quartier industriel, c’est un peu comme une religieuse au chocolat pendant Ramadan ou Laëtitia Casta en visite au Vatican. La tentation du Mal Absolu.

vue d'ensemble

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entrée cuisine

La « rue de Varsovie », une Indulgence pour mes crimes capitalistes?

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ça et là, on peut repérer les petites merveilles de Laure.

Et tu sais quoi, Saint Karl? Il ne s’agit même pas de relations tarifées. Non non. Juste du troc, échange de bons procédés. Elle sait trouver des trucs qui me plaisent et je sais fabriquer des bricoles qui servent à ses enfants…. Presque Saint Simonien comme échange.

Je peux, Saint Karl, continuer à pécher un peu pour finir ma cuisine? Il reste deux trois trucs à accrocher, dont les affiches « Bénédictine », et puis un meuble à faire entre la cuisine et la salle. J’te jure, je suis super gentille avec mes prolétaires personnels. D’ailleurs, vu l’état de mes mains, je peux aussi me classer dans les prolétaires… je leur donne de la bière et de la brioche. Et plein d’encouragements très avenants. Des fois, même, je leur autorise des pauses. De 35 secondes et trente centièmes entre 19h56 et 19h57.

Je peux, dis?

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